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  • : Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis
  • : Nous sommes des militant-e-s d'Alternative libertaire habitant ou travaillant en Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis). Ce blog est notre expression sur ce que nous vivons au quotidien, dans nos quartiers et notre vie professionnelle.
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 20:36

Edito : Que la rentrée soit chaude !

Le black-out estival sur les questions sociales est passé. Les Jeux de la propagande chinoise, les pitreries sarkoziennes auprès de Poutine et Medvedev, le flot de faits divers navrants ont essayé de cacher quelques semaines l'état social désastreux dans ce pays.

La situation économique financière, elle, ne va pas mal, merci pour les actionnaires, les boursicoteurs et les patrons. Entre le 7/7/2008 et le 7/8/2008, le CAC 40 a grimpé de 9,5%. Et nos salaires ?

Le problème est bien la répartition de ces richesses. Les lamentations sur le « pouvoir d'achat » ne sont qu'un écran de fumée pour ne pas parler de redistribution des richesses et de juste rémunération du travail.

La Seine-Saint-Denis est particulièrement concernée par ces inégalités. Les revenus y sont les plus faibles d'Ile-de-France, en dessous de la moyenne nationale ; le chômage y est plus élevé.

Les choses ne changeront pas magiquement. Compter sur le gouvernement ou même sur l'opposition parlementaire pour remettre en cause le système inégalitaire en place est naïf. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.

Pour imposer une autre distribution des richesses, il faut s'organiser et lutter. La transformation de la société par les luttes sociales, c'est ce que les communistes libertaires de Seine-Saint-Denis proposent et mettent en oeuvre au quotidien.

Ce bulletin a vocation à se faire l'écho de ces luttes dans nos villes et dans notre département.
Michelet-Bondy toujours en lutte

152 personnes vivent au 50 rue Michelet à Bondy, une ancienne clinique qui n'est pas prévue pour servir de lieu d'habitation. Un tiers environ des habitants est sans-papiers. Le propriétaire se sert de cette situation d'insécurité administrative pour extorquer des loyers indécents pour des logements indignes.

Depuis le dépôt des dossiers de régularisation le 6 février , la préfecture se moque ouvertement des habitants et de leurs soutiens. Moins d'un tiers des demandes de régularisation des résidents de l'ancienne clinique Michelet à Bondy a reçu une réponse favorable.

Pourtant, ils vivent en France depuis des années, y travail-lent, y payent leur loyer et leurs impôts, participent activement à la vie de leur quartier, leurs enfants y sont nés et y sont scolarisés. Cet acharnement préfectoral est incompréhensible et indécent.

Par ces décisions de maintenir dans la clandestinité, l'insécurité et la précarité ces Bondynois et Bondynoises, la préfecture de Seine-Saint-Denis envoie un message clair de soutien à tous les marchands de sommeil.

Le collectif de soutien aux résidents du 50 rue Michelet exige l'annulation pure et simple des OQTF et le réexamen des dossiers refusés en rompant réellement avec l'acharnement qui a prévalu jusqu'ici.

Plus d'informations : http://michelet-bondy.over-blog.fr.

Les exploiteurs de sans-papiers sont des pollueurs et des assassins !

A Montreuil, 21 salariés dont 19 sans-papiers de l'entreprise de démolition Griallet (3bis rue des Batteries) sont en grève depuis mai. Le patron, qui ne paye pas les heures supplémentaires et expose ses salariés au plomb et à l'amiante, cherche à se débarasser des grévistes avec la complicité de la justice qui a ordonné l'expulsion pour le 4 septembre.

A Pavillons-sous-Bois, 14 salariés sans-papiers de l'entreprise PLMT sont en grève. Pour briser ce mouvement, le patron, propriétaire de 4 entreprises, a déposé le bilan. Il stocke des débris d'amiante à quelques dizaines de mètres de l'hôpital Jean-Verdier de Bondy, sans protection !
Seine-Saint-Denis, désert médical ?

La couverture médicale en Seine-Saint-Denis est plus faible qu'ailleurs. Notre département devient peu à peu un désert médical, sans que cela semble inquiéter le moins du monde les autorités.

L'Union régionale des médecins libéraux, pourtant pas un repère de gauchistes le couteau entre les dents, donne des chiffres significatifs : « La densité de spécialistes et de généralistes pour 100 000 habitants en Seine-Saint-Denis est inférieure à la moyenne nationale. Particulièrement net pour les généralistes, l'écart est également de plus de 10 points pour les spécialistes également. » Certes, ces chiffres datent de 1994.

Il est évident que la situation ne s'améliore pas depuis. Ainsi au 1er janvier 2002, la densité médicale (tout confondu) en Seine-Saint-Denis était de 281 praticiens pour 100000 habitants, contre 424 sur l'ensemble de l'Ile-de-France. De même, la Seine-Saint-Denis est au 68ème rang national pour le nombre de lits d'hôpital par habitant. En 2004, il y avait 3,4 établissements de santé pour 1000 habitants en Seine-Saint-Denis, contre 5,3 en moyenne en France métropolitaine ! Et 19 salariés de santé pour 1000 habitants contre plus de 24 en moyenne dans le pays ! Ceci explique probablement pourquoi on meurt plus en Seine-Saint-Denis que dans le reste de l'Ile-de-France.

Incontestablement, il y a bien un abandon médical et sanitaire de la Seine-Saint-Denis !

Cette situation ne fera qu'empirer avec le démantèlement de la sécurité sociale lancé par Sarkozy et Fillon. Les franchises médicales, mesure inégalitaire, injuste et inefficace, vont encore compliquer l'accès aux soins pour les plus pauvres et les plus précaires.

Même d'un strict point de vue comptable, les franchises médicales sont d'une totale stupidité. On nous assène qu'elles vont rapporter 800 millions d'Euros par an, sans nous dire combien leur mise en place et leur gestion vont coûter. Rien que l'évolution nécessaire des systèmes d'information de la sécurité sociale va largement engloutir ce gain les premières années. Sur le long terme, l'usine à gaz de la gestion des cas particuliers va réduire le gain financier réel à néant.

Le but des franchises médicales n'est en aucun cas de faire des économies ou de « sauver la sécu ». C'est une mesure purement idéologique, issue d'une pensée réactionnaire et individualiste. Elle vise à détruire le principe de solidarité sur lequel la sécurité sociale est basée.

Ce principe de solidarité est pourtant celui qui permet de « sauver les meubles » en Seine-Saint-Denis malgré le sabotage organisé du système de santé illustré par les chiffres cités.

On meurt plus en Seine-Saint-Denis

324 décès masculins pour 100000 habitants en Seine-Saint-Denis, contre 274 en Ile-de-France, 143 contre 128 pour les femmes (période 1998-2000). Source : rapport 2005 du conseil économique et social d'Ile-de-France.

Où sont les médecins ?

- Alors qu'il y a 92 généralistes pour 100000 habitants en moyenne en France, il n'y en a que 67 en Seine-Saint-Denis !
- Alors qu'il y a 126 spécialistes pour 100000 habitants en moyenne en Ile-de-France, il y a en 76 en Seine-Saint-Denis !

Source : Union régionale des médecins libéraux.

Une carence entretenue sciemment

En 2006, la Croix-Rouge a fermé 3 centres de soin en Seine-Saint-Denis (Drancy, Blanc-Mesnil et Epinay). « Pas assez rentables », a dit Mattei, président de la Croix-Rouge et ancien ministre de la santé pendant la canicule de 2003, au cours de laquelle il avait fait la démonstration de toute l'étendue de son incompétence...

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 21:53
Le tribunal de Bobigny a décidé de ne pas suivre à la lettre les oukazes sarko-policiers.

Cinq  personnes étaient accusées d'un guet-apens à Epinay en 2006. Les juges n'ont pas suivi les réquisitions hystériques du procureur. Les faits ont été requalifiés, et certains accusés ont été acquités.

Les médias sont ébahis. Les syndicats policiers sont fous furieux et se répandent contre un jugement non conforme à leurs appels à la vengeance. Quoi? Des juges ne suivent pas les ordres de Sarkozy et des policiers, le petit doigt sur la couture du pantalon? Comment est-ce possible? Des juges qui se contenteraient simplement d'appliquer la loi dans toute sa stupide brutalité, au lieu de sombrer dans la vengeance?

A l'époque, Sarkozy avait été "époustouflant": en l'espace de quelques minutes, il avait réglé à la fois le travail des policiers, du juge d'instruction, du procureur et des juges! Il avait exigé des coupables et une condamnation exemplaire. La vérité? Le contenu du dossier? Les preuves? La réalité? Broutilles que tout ceci! Ce qui compte pour lui et ses valets policiers: faire un exemple, se venger.

Dans un pays où ne pas lécher les pompes des policiers relève de l'outrage, où dire ce qu'on pense à un policier vaut une plainte pour rébellion, il n'est pas surprenant qu'une rébellion soit qualifiée quasi automatiquement de guet-apens et de tentative d'homicide. Mais ça ne tient manifestement pas la route. Les journalistes et les policiers clament que le jugement du tribunal de Bobigny relève du laxisme. Aucun n'arrive à concevoir qu'il s'agit peut-être des conséquences d'un dossier vide, imaginaire, basé sur la volonté de vengeance, sans aucun rapport avec la justice ni la réalité des faits?

Cette logique de vengeance est étroitement liée au sentiment d'impunité des forces de répression. L'actualité présente parfois des raccourcis stupéfiants. Le jugement du tribunal de Bobigny qui refuse de gober les plus gros délires policiers vient juste après la fusillade où deux policiers fins saoûls ont tiré dans le tas dans le 10ème arrondissement. No comment.
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 21:43
7 juin, 18h -23h : réunion débat à Bobigny "Quelle Europe voulons-nous ?"

organisée par RESF 93

Grande salle de la Bourse du Travail de Bobigny, 18h - 23h

Le débat sera organisé en deux temps, avec les intervenants suivants : Benoît Merckx (Cimade), Claire Rodier (Migreurop), Emmanuel Terray (LDH) et Laurence Mollaret (Syndicat de la Magistrature).

Janine Dardare (Gisti) et Jean Michel Delarbre (LDH) animeront les deux temps de ce débat:

- 1er temps (19h - 20h15) : "Face aux réalités migratoires, les impasses de l'Europe forteresse". Intervention de sans papiers en lutte et pause buffet

- 2ème temps (21h - 22h30) : "Identité nationale et politique du chiffre : défendre les libertés et les droits fondamentaux"

Il est de plus en plus difficile à un jeune majeur ou à une famille d'obtenir un titre de séjour et la politique dite d'immigration choisie ne conduit pas à la régularisation des sans papiers salariés. Ce n'est que par l'action collective et la grève que certains peuvent arracher leur régularisation.

La politique du chiffre des 25 000 expulsions par an ne cesse de briser des familles.

Mais le pire est à venir : une directive européenne est en préparation. Elle prévoit la mise en rétention et l'expulsion des mineurs isolés, une durée de rétention de six ou 18 mois et l'interdiction du territoire européen pendant cinq ans pour les expulsés !

Il est donc urgent d'affirmer

- que nous protégerons les camarades de nos enfants, leurs parents, nos voisins, nos élèves qui vivent ici,

- que nous refusons les politiques du chiffre et de l'immigration choisie, que nous préférons que l'Europe devienne un espace d'accueil et de liberté plutôt que de répression xénophobe.

C'est de cette urgence et des moyens d'y faire face que nous débattrons ensemble, avec Sarah BELAISCH (juriste, militante de la Cimade), Richard MOYON (co-fondateur et militant du RESF, Claire RODIER (Gisti et membre du réseau MIGREUROP) et Emmanuel TERRAY (chercheur à l'EHESS et membre de la Ligue des Droits de l'Homme).

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 21:01
Communiqué du MRAP 93 -Mardi 15 Avril 2008

Occupation du magasin CASA NOVA par le la CGT93, Droits Devant, le MRAP93.

Ce magasin exploite 8 sans papiers.

En Seine Saint Denis, à Pavillon sous Bois, la CGT93, le MRAP93 et Droits Devant occupent le magasin Casa Nova. Cette entreprise fait travailler depuis maintenant 7 ans, 8 sans papiers, surexploités.

Payés 3.80 euros de l’heure sur une base de 8 H sans prendre en compte le temps réellement travaillé, ils travaillent 7 jours sur 7 et en cas de contestation, ils subissent de surcroît les violences d’un groupe de type milicien qui agit à la solde du responsable.

Ce patron voyou qui agit en toute impunité profite de la situation de sans droits des sans papiers pour mieux les exploiter. Propriétaire de 8 autres magasin en Ile de France, il semble avoir généraliser ces pratiques et faire ainsi de sensibles bénéfices en exploitant des sans papiers à 3.80 euros.

Le refus du gouvernement de régulariser les sans papiers ne fait qu’encourager ce type de pratique, en faisant croître la précarité et le travail au noir, en laissant des gens subir les lois des mafieux au lieu de vivre sous le droit commun.

Pour que les sans papiers ne soient plus condamnés à perpétuité à la précarité, et pour rendre leur dignité à ceux qui sont contraints de vivre dans la clandestinité, nous demandons :

-La régularisation des sans papiers du magasin Casa Nova
-Le remboursement du reliquat de salaires, des heures réellement travaillées.

N’hésitez pas à nous rejoindre
Magasin Casanova
58 Avenue Victor Hugo
Pavillon sous Bois 93320
A 5 min de la Gare de Gargan, Tramway Ligne 4

MRAP 93

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 02:03
Appel aux parents, aux enseignants, aux lycéens et étudiants pour une grande manifestation départementale le samedi 12 avril à 11H00 à Bobigny.

Venez nombreux exprimer votre mécontentement !!!

Demain, il sera trop tard pour pleurer sur les classes et moyens disparus.

Depuis maintenant plusieurs semaines, lycéens, enseignants, parents, de toutes les villes du département contestent les mesures de restrictions annoncées pour la rentrée 2008/2009.

Le nombre d’établissements en grève, de manifestations, augmente de jours en jours.

Le Ministère lui reste sourd et minimise même, par la voix du recteur, la mobilisation de la communauté éducative et la catastrophe annoncée de la prochaine rentrée.

Mercredi 2 avril 2008, devant les syndicats d’enseignants du rectorat et les FCPE 93, 77 et 94, Monsieur le Recteur a confirmé les décisions annoncées pour la rentrée, soit :
- 870 postes supprimés sur l’Académie dont 370 en Seine-Saint-Denis rien que pour les collèges et lycées !!!
- Diminution des heures attribuées aux établissements. La seule solution pour assurer les heures minimums dues aux élèves est maintenant de faire appel aux heures supplémentaires, alors que les remplacements de courtes durées ne sont déjà pas assurés (c’est pourtant la première demande de la FCPE).
- Appel aux retraités de l’Education Nationale pour assurer des remplacements. (contrat vacataire de quelques heures, d¹ailleurs insuffisants et sans suivi réel des élèves).
- Appel à des vacataires en contrat précaire et pas obligatoirement bien formés, pour les remplacements de longues durées
- Dans le 1er degré, des seuils de 23 élèves en primaires et 25 en maternelles en ZEP et de 25 en primaire et 27 en maternelle hors Zep ne sont pas respectés. En fin d¹année, L¹Inspection d’Académie nous annonçait plus 2.300 élèves de plus en primaire pour la rentrée 2008, les chiffres sont maintenant de 200 !!! De qui se moque-t-on ?
- Les classes de lycées actuellement à plus de 35, avec les horaires donnés aux établissements qui ne permettront pas de reprendre tous les élèves redoublants l’année prochaine.
- 1.500 élèves qui se retrouvent chaque année en septembre : o soit sans affectation par manque de place, o soit obligés de prendre une orientation par défaut ne correspondant pas à leur projet. Là où l’Education Nationale devrait ouvrir plus de filières qualifiantes et porteuses, elle ferme des classes !!!!
- Diminution des moyens pour les projets locaux dans les établissements qui permettaient d’aider les élèves les plus en difficulté.
- La suppression de 2 heures par semaine aux élèves de primaire sous prétexte de supprimer le samedi matin.

Monsieur le Ministre, les élèves de Seine-Saint-Denis ont-ils un taux de réussite satisfaisants aux examens nationaux (-10 à -15%) pour leur donner moins d’école et diminuer les moyens

Le fait d’ailleurs que la Seine-Saint-Denis n’ait plus d’Inspecteur d’Académie depuis la fin décembre n’est pas anodin !!! Cela illustre bien l’intérêt que l’Etat montre à notre département.

Nous refusons que l¹Etat gère à l’économie l’avenir de nos jeunes.

Enseignants, personnels et parents sont aussi garants de cet avenir, c’est pourquoi :

La FCPE appelle tous les enseignants, les parents, les lycéens, les étudiants, les élus à une grande semaine de mobilisation du 7 au 12 avril 2008.
- Mardi 8 avril, la FCPE93 appelle les conseils locaux à se réunir en Assemblée Générale
- Mercredi 10 avril, les signataires de cet appel, demandent audience à Monsieur le Préfet afin d¹obtenir la tenue d¹un Conseil Départemental de l’Education Nationale en urgence.
- Vendredi 11 avril, débat dans le grand auditorium de la Bourse du travail de 20H00 à 23H00 : Opération vérité sur le service public d’Education en Seine Saint Denis »
- Le samedi 12 avril à 11H00, appel à manifestation départementale de la bourse du travail à l¹Inspection d¹Académie : « Le gouvernement abandonne l’Ecole Publique en Seine Saint Denis, faisons-nous entendre ». (Départ devant la bourse du travail, place de la libération à 11H00).

Contact :

Michel Hervieu, Président : 06 80 84 63 58

Jean-Marc Minetto, Secrétaire Général, 06 08 22 26 19

CDPE FCPE 93 : 01 41 60 81 10

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 18:39
Mardi 27 novembre - 20h
Avec des interventions de grévistes : SNCF, La Poste, EDF, étudiants, etc…
Bourse du travail de St Denis (M° Porte de Paris)

La grève reconductible des salarié-e-s de la SNCF, de la RATP, d’EDF et GDF est pleinement légitime et concerne toute la population. La remise en cause des régimes spéciaux n’est pour le gouvernement qu’une étape avant d’allonger la durée de cotisation à 41, voire 42 annuités pour tous les salarié-e-s du public comme du privé. D’autant que l’allongement de la durée de cotisation ne fait pas partir plus tard en retraite mais avec des pensions plus faibles.

Le gouvernement cherche à opposer les salarié-e-s qui défendent leurs droits à la majorité de la population.

Mais nous serons tous perdants si nous laissons faire le gouvernement.

C’est pourquoi nous devons multiplier les actions de solidarité avec les salarié-e-s en lutte. Une victoire des cheminots, traminots… sur les régimes spéciaux serait une victoire pour l’ensemble de la population contre la politique de Sarkozy.

Nous soutenons le mouvement de grève des salariés de la SNCF, de la RATP, d’EDF et GDF et défendons les 37, 5 annuités de cotisation pour tous et toutes (régimes spéciaux, salariés du public et du privé).

Nous soutenons également les nombreuses mobilisations qui se développent (étudiant-e-s, fonctionnaires, salarié-e-s du privé), c’est un mouvement d’ensemble qu’il faut construire contre la politique de Sarkozy.

La journée de grève interprofessionnelle du 20 novembre sera une première étape en ce sens.

Tous ensemble ! C’est le moment !

A l’appel de Alternative Libertaire Saint-Denis, LCR, Les Alternatifs, PCF, PS, Verts

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 17:44
Sur France Info il y a quelques jours, un reportage s'inquiétait du "désert médical" en Seine-Saint-Denis, et plus particulièrement à Bobigny. Patrick Pelloux, dans son livre "Paroles d'urgence", dénonce également un encadrement médical plus faible en Seine-Saint-Denis que dans le reste du pays.

Cherchons des chiffres. Par exemple, l'Union régionale des médecins libéraux, pourtant pas un repère de gauchistes le couteau entre les dents, donne des chiffres significatifs. Je cite: "La densité de spécialistes et de généralistes pour 100 000 habitants en Seine-Saint-Denis est inférieure à la moyenne nationale. Particulièrement net pour les généralistes, l’écart est également de plus de 10 points pour les spécialistes également."
- Alors qu'il y a 92 généralistes pour 100000 habitants en moyenne en France, il n'y en a que 67 en Seine-Saint-Denis!
- Alors qu'il y a 126 spécialistes pour 100000 habitants en moyenne en Ile-de-France, il y a en 76 en Seine-Saint-Denis!
Certes, ces chiffres datent de 94. Il est évident que la situation ne s'améliore pas depuis. Ainsi au 1er janvier 2002, la densité médicale (tout confondu) en Seine-Saint-Denis était de 281 praticiens pour 100000 habitants, contre 424 sur l'ensemble de l'Ile-de-France. De même, la Seine-Saint-Denis est au 68ème rang national pour le nombre de lits d'hôpital pour 100000 habitants. En 2004, il y avait 3,4 établissements de santé pour 1000 habitants en Seine-Saint-Denis, contre 5,3 en moyenne en France métropolitaine! Et 19 salariés de santé pour 1000 habitants contre plus de 24 en moyenne dans le pays! Ceci explique probablement pourquoi on meurt plus en Seine-Saint-Denis que dans le reste de l'Ile-de-France (période 1998-2000: 324 décès masculins pour 100000 habitants dans le 93, contre 274 en Ile-de-France, 143 contre 128 pour les femmes).

Cette carence médicale est sciemment entretenue. Ainsi, en 2006, la Croix-Rouge a fermé 3 centres de soin en Seine-Saint-Denis, à Drancy, au Blanc-Mesnil et à Epinay. "Pas assez rentables", a dit Mattei, président de la Croix-Rouge et ancien ministre de la santé pendant la canicule de 2003, au cours de laquelle il avait fait la démonstration de toute l'étendue de son incompétence. En 2003, c'étaient les personnes âgées qui n'étaient "pas assez rentables" selon ses critères...

Incontestablement, il y a bien un abandon médical et sanitaire de la Seine-Saint-Denis!

Cette situation ne fera qu'empirer avec le démantèlement de la sécurité sociale lancé par Sarkozy et Fillon. Les franchises médicales, mesure inégalitaire, injuste et inefficace, vont encore compliquer l'accès aux soins pour les plus pauvres et les plus précaires. Même d'un strict point de vue comptable, les franchises médicales sont d'une totale stupidité. On nous assène qu'elles vont rapporter 800 millions d'Euros par an, sans nous dire combien leur mise en place et leur gestion vont coûter. Rien que l'évolution nécessaire des systèmes d'information de la sécurité sociale va largement engloutir ce gain les premières années. Sur le long terme, l'usine à gaz de la gestion des cas particuliers va réduire le gain financier réel à néant. Le but des franchises médicales n'est en aucun cas de faire des économies ou de "sauver la sécu". C'est une mesure purement idéologique, issue d'une pensée réactionnaire et individualiste. Elle vise à détruire le principe de solidarité sur lequel la sécurité sociale est basée. Ce principe de solidarité est pourtant celui qui permet de "sauver les meubles" en Seine-Saint-Denis  malgré le sabotage organisé du système de santé illustré par les chiffres précédents.

La mobilisation contre le démantèlement en cours de la sécurité sociale (au profit des amis patrons de Sarkozy) tarde à prendre l'ampleur qu'elle mérite. C'est à nous tous et nous toutes de nous mobiliser pour conserver le droit à la santé.
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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 15:59
Tous les habitants et habitants de Seine-Saint-Denis peuvent déjà constater que la police s'y comporte comme une armée d'occupation coloniale. Le mépris et l'impunité policiers avaient mis le feu en novembre 2005.

Aujourd'hui, une nouvelle étape est franchie dans l'abjection policière, l'hystérie sécuritaire et la stigmatisation de la Seine-Saint-Denis: on nous envoie... des drones!

Ces engins militaires sont des sortes d'avion sans pilote. Ils servent à la surveillance des zones de combat mais aussi aux attaques ciblées. Les grands utilisateurs de drones sont les Etats-Unis (Irak, Afghanistan) et Israël (Palestine, Liban). Deux pays qui mènent ouvertement une politique coloniale et qui se torchent publiquement avec le droit international.

La police va être dotée de ces engins et ils vont d'abord être déployés... en Seine-Saint-Denis! Ben voyons. Pourtant, un peu de surveillance du conseil d'administration d'EADS ou des patrons du MEDEF genre Gauthier-Sauvagnac, ça ne serait pas du luxe! Pourquoi les utiliser contre les habitant-e-s de Seine-Saint-Denis et pas contre les patrons et actionnaires voyous? Poser la question, c'est déjà y répondre...

Pendant les émeutes de novembre 2005, nous avions déjà eu droit aux hélicoptères à basse altitude. Maintenant les drones. Et ensuite? Un mur "de sécurité" comme autour de la Palestine, pour transformer le 93 en prison à ciel ouvert? Des bracelets électroniques pour tous et toutes? Le marquage au fer rouge des "ressortissant-e-s" du 93?

A n'en pas douter, les parlementaires capables de voter le fichage ADN et ethnique des étrangers et étrangères sont tout à fait capable d'avoir ce genre d'idées et de les mettre en oeuvre! La population "civile" (tout le monde sauf les politiciens professionnels, les flics, les militaires, les patrons et les gros actionnaires) est considérée comme ennemie par nos dirigeant-e-s. Car eux sont conscients de mener une guerre de classes. L'utilisation des drones en est la plus récente et tangible illustration. Alors que les média aux ordres et les intellectuels-carpettes prétendent que la lutte des classes n'existe plus, la bourgeoisie, elle, sait qu'il n'en est rien et mène cette lutte avec une âpreté sans cesse renforcée. Il y a la classe des possédant-e-s, qui ont des drones, et la classe des exploité-e-s, que les drones surveillent. Des fois qu'il leur prenne l'envie de se révolter...

Ni drone ni maître!
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 19:40
La direction de la SNCF a beaucoup communiqué sur le record de vitesse du TGV-Est. Elle a soigneusement évité d’avouer que c’est sur le dos des usagers du RER E que le TGV-Est se met en place.
 
Déshabiller Paul pour habiller Jacques

Le TGV-Est amène la gare de l’Est à saturation. Il occupe les voies qui étaient jusqu’à présent utiliser pour le matériel de secours du RER E. En cas de panne de matériel, les usagers du RER E ne subiront plus des retards ou des reports sur gare de l’Est, mais des suppressions pures et simples, faute de rame de secours.

La SNCF pique les voies du RER E pour le TGV, mais aussi le personnel. Les réductions d’effectifs touchent les lignes de banlieues. Il y a moins de personnels aux guichets et sur les voies. Par conséquent, les conséquences des incidents seront plus graves : perturbations plus longues, encore moins d’informations pour les usagers.

La vitrine rutilante cache une arrière-cour cradingue !

La politique de la SNCF consiste à beaucoup communiquer sur le TGV qui est une ligne de prestige, et à cacher la « poussière » des lignes de banlieue sous le tapis.

Mais tous les usagers du RER E savent que le service public de transport dans l’Est parisien était déjà loin d’être parfait. Avec le TGV-Est, il va encore de détériorer. Nous subissons des retards, le manque de place aux heures de pointe, le manque d’informations en cas d’incident, l’absence de personnel pour renseigner, aider les personnes qui en ont besoin, assurer une présence rassurante dans les gares.

Est-ce que pour la direction de le SNCF, ce service public médiocre n’est pas grave parce qu’il touche les habitants et habitantes de Seine-Saint-Denis ?

Service maximum !

Dans le même temps, le gouvernement tente de camoufler sa remise en cause du droit de grève en « service minimum ». Moins de 10% des perturbations du trafic sont dus aux mouvements sociaux. L’immense majorité est due à la vétusté du matériel et aux manque de personnel. C’est de la poudre aux yeux !

Aujourd’hui, il est primordial qu’usagers de transports en commun et travailleurs de ces transports fassent front ensemble, de manière solidaire, pour permettre aux travailleurs et travailleuses du rail de continuer à défendre leur outil de travail et le service public.

Immédiatement

Les banlieusards doivent avoir droit à autant de considération de la part de la SNCF que les parlementaires européens ou les étudiants de l’ENA.
- Investissement dans des matériels de plus forte capacité pour les lignes de banlieue
- Des TGV de plus grande capacité pour libérer des voies gare de l’Est
- Embauche de personnel en nombre suffisant pour les gares et les lignes de banlieue
- Retrait pur et simple de la loi de remise en cause du droit de grève intitulée hypocritement « continuité du service public de transport terrestre »

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 13:07

Ou la Seine-Saint-Denis se servira !

Bas revenus

- Revenu médian dans le 93: 13341 Euros par an (1112 Euros par mois). Le plus bas d'Ile-de-France!

- En Ile-De-France: 18801 Euros par an (1567 Euros par mois).

- Au niveau national: 15355 Euros par an (1279 Euros par mois).

(source : INSEE-CAF)

Le revenu médian partage la population en deux groupes égaux : la moitié gagne plus, la moitié gagne moins.

 

Fort chômage

- Taux de chômage dans le 93: 13,3% (3e trimestre 2005)

- En Ile-de-France: 9,5% (même période)

(source : Centre de ressources pour la politique de la ville en Seine-Saint-Denis).

Logement social

- Taux de ménages en HLM en Seine-Saint-Denis: 32%

- En Ile-de-France: 20%

(source : Agence départementale d'information sur le logement en Seine-Saint-Denis)

Les habitants et habitantes de Seine-Saint-Denis gagnent moins, sont plus au chômage et ont plus de mal à se loger ! Pourquoi notre département cumule-t-il autant de difficultés sociales ?

Vie chère

Le coût de la vie en Seine-Saint-Denis n'est pas significativement inférieur à celui du reste de l'Ile-de-France : le coût des transports, du logement, des biens de première nécessité y est similaire, et notoirement plus élevé que dans les autres régions.

Le fric existe

Pendant ce temps, les entreprises du CAC 40 dégagent plus de 100 milliards d'Euros de bénéfices en 2006. La Bourse est à son plus haut niveau depuis 6 ans. L'argent existe. Il est juste accaparé par une poignée d'actionnaires.

Redistribution des richesses !

La seule question que posent ces chiffres est celle de la redistribution des richesses. La fortune des uns se construit sur la pauvreté des autres, et en l'occurrence sur la nôtre!

Neuilly, Paris ou Le Pecq doivent payer pour Bondy, Noisy ou Montreuil!

Immédiatement

La redistribution des richesses, ça s'impose.

- Gel des loyers privés et publics dans le 93

- Augmentation du SMIC et des minima sociaux, plafonnement des salaires les plus élevés

- Redéploiement des aides régionales et nationales vers les zones qui en ont vraiment besoin, dont le 93

- Taxation des communes ne respectant pas le quota de 20% de logements sociaux, inéligibilité des maires de ces communes !

Pour changer les choses durablement et en profondeur

Une répartition égalitaire, dans la durée, des richesses produites implique l’expropriation des capitalistes et la réorganisation de l’économie (et de toute la société) sur la base d’un projet communiste libertaire.

- Socialisation des moyens de production et de distribution des biens

- Autogestion des entreprises par ceux et celles qui y travaillent

- Planification autogérée de la production


Tract du Collectif Alternative libertaire Seine-Saint-Denis

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