Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis
  • : Nous sommes des militant-e-s d'Alternative libertaire habitant ou travaillant en Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis). Ce blog est notre expression sur ce que nous vivons au quotidien, dans nos quartiers et notre vie professionnelle.
  • Contact

Nous rencontrer

Pour nous contacter: Alternative libertaire 93, BP 295, 75921 Paris Cedex 19 ou par e-mail (montreuil@al.org, saint-denis@al.org ou al93@al.org)

Vous pouvez nous rencontrer au marché de Noisy-le-Sec (2ème samedi de chaque mois, 11h-12h), au marché de la gare RER de Bondy (4ème samedi de chaque mois, 11h-12h), au marché Croix-de-Chavaux à Montreuil (2ème dimanche de chaque mois, 10h30-11h30) et à l'angle de la rue Gabriel Péri et de la rue de la République à Saint-Denis. Nous y vendons le mensuel Alternative libertaire.

Recherche

Nouveau site!

Retrouvez notre nouveau site : www.libertaires93.org

Archives

Trouver le mensuel AL

Vérifiez sur trouverlapresse.com, car des changements peuvent avoir lieu.
Bagnolet: Auchan, 26 av de Gaulle, 87 rue Robespierre, 47 av de Stalingrad. Bobigny: rue du Chemin Vert, Hôpital Avicenne. Bondy: Gare RER. Montreuil: M° Croix-de-Chavaux, 1 av Pasteur, 5 rue E. Varlin, 170 rue de la Nouvelle France. Noisy-le-Sec: Gare RER, 8 rue Jean Jaurès. Romainville: 80 bd H. Barbusse. Rosny-sous-Bois: Carrefour Rosny II, 2 rue Gallieni, 3 av Gallieni. Saint-Denis: 17 pl du Caquet, 4 bd A. France, Cité Franc Moisin, 105 rue Gabriel Peri, Pl des Poulies, Pl du 8 mai 45, 2 rue G. Philippe, 46bis bd J. Guesde, M° Saint-Denis Basilique.
13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 16:44

ClaudeBartoloneNez.gifSarkozy doit être terrifié. S'il ne l'est pas, il devrait. Car un ennemi terrible se lève contre lui. Le prolétariat? Un vaste mouvement social? Les syndicats? Non, non, pire: Claude Bartolone, le président du conseil général de la Seine-Saint-Denis et sa... banderole.

Oui, une banderole. Wahou. Ca, c'est de la révolte.

Bartolone a voté un budget qui inclut un remboursement prévisionnel de la dette de l'Etat à l'égard du département. C'est ça qu'il appelle "se révolter". Oui, pour un social-démocrate, demander son dû, c'est déjà de la révolte. Enfin, même pas tout, il ne faut pas non plus exagérer. Alors que l'Etat doit au moins 640 millions depuis 2004 (pour un budget d'environ 1,5 milliards annuel!) au département le plus pauvre d'Ile-de-France, Bartolone ne quémande que le remboursement d'à peine 80 millions. On mesure donc déjà le sérieux et la violence de la "révolte".

On la mesure mieux quand on voit les moyens terrifiants mis en oeuvre pour obtenir satisfaction! Manifestation? Blocage du fonctionnement du département? Occupation de la préfecture et expulsion manu militari du Rambo que Sarkozy vient de nommer comme préfet? Non, non, il faut rester humain, quand même. Non, on accroche une banderole avec un message complètement incompréhensible pour le commun des mortels ("département menacé, services publics en danger"); histoire d'être vraiment efficace, on ne la met pas bien évidence côté gare routière Pablo-Picasso, mais de l'autre côtén, là où personne ou presque ne la voit; et on fait une pétition complètement virtuelle (même les agents du département ne sont pas au courant de son existence, c'est dire!). Ah là, ça va mobiliser les foules, un truc pareil. Ca va faire trembler le pouvoir! Ca ne rigole plus, là. On est à deux doigts de la révolution. La prise de la Bastille, à côté, c'était un réveillon chez les bisounours!

 

Allez, il faut quand même remercier Bartolone pour une chose: on n'a pas tant d'occasion de rire actuellement...

Partager cet article
Repost0
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 23:22

La stratégie du choc, film documentaire (1H20) d’après le livre de la journaliste engagée Naomi Klein, est projeté à l’écran du cinéma des « 39 marches » à Sevran :


le samedi 8 mai à 20H00

 

 

C’est une autre histoire des 50 dernières années qui nous est présentée avec la montée d’un capitalisme du désastre. C’est le choc comme une catastrophe naturelle ou les violences d’une dictature qui permettent de faire accepter à la population traumatisée des mesures  ultralibérales.


La privatisation des services publics de l’éducation, de la santé…le pillage des biens publics comme l’énergie ou l’eau n’a jamais été consentie par les peuples. Après le coup d’Etat de Pinochet de 1973, après le tsunami en Asie du Sud-Est, après l’ouragan Katrina en Nouvelle-Orléans, après le 11 septembre, la guerre d’Irak, quels sont les prochains objectifs de la stratégie du choc ?


Naomi Klein a déjà dénoncé le capitalisme du désastre en Haïti après le séisme meurtrier du mois de janvier. La résistance des mouvements sociaux haïtiens s’organise pour une reconstruction durable du pays.

La crise des subprimes devenue une crise du système capitaliste ne doit pas être en France l’occasion d’une offensive de Sarkosy contre les services publics.


Pour les citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui, le devoir de mémoire est aussi un devoir de combat au présent. Pour Naomi Klein, s’informer : c’est résister « en prévision du prochain choc ».


La projection du film sera suivie d’un débat organisé par l’association du Monde Diplomatique avec la présence de

Mackendie Toutpuissant,

administrateur de la Plateforme des associations franco-haïtiennes d’Ile-de-France

 

et

 Jean-Luc Porquet (Canard enchaîné), François Ruffin, (Monde diplomatique et Là-bas si j’y suis sur France Inter), 

coordinateur de la réédition des Jours heureux, programme du Conseil National de la Résistance.

 

Accès: Place François Truffaut, Centre commercial Beausevran

RER B direction Aéroport CDG, station Sevran Beaudottes

Parking gratuit sur présentation du ticket de cinéma
 

Partager cet article
Repost0
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 11:50

Expression93.jpgRas l'bol de voir l'information sur la Seine-Saint-Denis limitée au Parisien (très orienté!) et au Bondy-Blog (pas franchement indépendant des pouvoirs locaux!)... Des militants et militantes de Seine-Saint-Denis, d'horizons divers mais engagés dans le progrès et la transformation sociale, ont lancé le site Expression93 pour fournir une information engagée mais indépendante sur ce qui se passe dans notre département.

 

Des militants d'Alternative libertaire sont partie prenante de ce projet.

 

Ce projet a vocation à devenir le vôtre! Si vous voulez contribuer, contactez l'équipe d'Expression93.

Partager cet article
Repost0
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 22:50

Téléchargez les PDF couleur et noir et blanc (pour impression)

lettre7.jpgLa santé est-elle une marchandise ?

La Seine-Saint-Denis est dramatiquement défavorisée médicalement : on y meurt plus que dans le reste de l’Ile-de-France ; le nombre de médecins par habitant, aussi bien généralistes que spécialistes, y est plus bas qu’ailleurs ; et notre département est dans le peloton de queue en France pour le nombre de lits d’hôpital par habitant.

Or cette situation va s’aggraver. La casse de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) menée actuellement va encore dégrader le service public de santé en Seine-Saint-Denis. Cette soit-disant réforme va supprimer 4000 postes en Ile-de-France. Croyez-vous que c’est à Neuilly qu’ils disparaitront ? Elle doit regrouper les hôpitaux en pôles, c’est-à-dire concrètement fermer des services voire des établissements entiers. Ainsi, l’hôpital Jean-Verdier de Bondy, l’hôpital Avicenne de Bobigny et l’hôpital René-Muret de Sevran sont sensés fusionner. Concrètement, ça veut dire aller plus loin pour se faire soigner, et moins de personnel pour soigner plus de patients et patientes.

Tous les usagers et usagères des services publics de santé savent bien que la situation est déjà à la limite de la rupture. Les lits sont en nombre insuffisants, les personnels pas assez nombreux pour faire face aux situations d’affluence. Ce que les bureaucrates ministériels refusent de comprendre, c’est qu’une maladie ou un accident, ça ne se planifie pas ! La santé ne peut pas se gérer comme une chaîne de montage en Chine !

Non seulement nous exigeons l’abandon pur et simple de la loi Bachelot ou Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST), mais nous réclamons un véritable plan d’urgence sanitaire pour la Seine-Saint-Denis. Nous ne satisfaisons pas de la situation actuelle et de la pénurie de soin. Oui, la santé publique a besoin de changements ambitieux et en profondeur. Mais sûrement pas ceux proposés par la ministre des cadeaux aux labos pharmaceutiques.

La santé est un service collectif indispensable. Il doit être libre de toute contrainte de profit. Patients, patientes et professionnels de santé, nous devons organiser et gérer ensemble un véritable service socialisé de la santé, doté des moyens nécessaires.


Sans-papiers en bref

Bondy, 50 rue Michelet : La préfecture qui ne voulait plus voir les résidents et leur comité de soutien les a reçu le 3 février. Il reste 8 dossiers de régularisation. Le propriétaire menace maintenant les résidents de les expulser.

Drancy, Canal-Toys : 8 récepissés, 1 en attente de ce document, 1 qui a découvert être sous le coup d’une OQTF qui ne lui a jamais été notifiée, les salariés de Canal Toys n’ont toujours pas leurs papiers, un an après ! Qui plus est, ils sont maintenant sous la menace d’un plan de licenciements.

Grève des travailleurs et travailleuses sans-papiers. La lutte continue et même s’etend. Un nouveau piquet de grève dans le nettoyage à GSF, 42/44 av de Stalingrad à Bagnolet. [Un film de soutien à cette lutte à voir absolument→http://www.collectifdescineastespourlessanspapiers.com].

Solidarité

Soutien aux inculpés anti-CPE à Aix-en-Provence. Pour s’être opposés au « contrat première embauche » 4 militants aixois sont condamnés à de lourdes amendes. Pour les aider : chèques à l’ordre de SIA, en inscrivant au dos « Solidarité Aix » à envoyer à Alternative libertaire, BP 295, 75921 Paris Cedex 19.


L’ambiance est encore plus tendue qu’à l’accoutumée dans la cité des Tilleuls du Blanc-Mesnil (93), depuis que des bus 148 de la RATP ont été caillassés mardi 23 février dernier. Trois hommes du GPRS, le service de sécurité de la RATP, auraient été légèrement blessés lors du caillassage. Pour seule réponse, le service a été suspendu, privant les habitant-e-s d’un service public censément destiné à tout le monde. Que s’est-il passé ?

D’après Le Parisien, tout aurait commencé lorsque des agents du GPRS ont refusé de laisser monter une personne sans titre de transport à l’arrêt Altrincham-Lénine à la Cité des Tilleuls. Le bus aurait alors été pris pour cible par une trentaine d’individus, comme ça, sûrement pour rigoler. La direction de la RATP a confirmé l’incident et le fait qu’il ait été provoqué par une « infraction tarifaire ». La ligne 148 (Bobigny - Blanc-Mesnil) est considérée par les agents de la RATP comme « -une des lignes noires du département ». Depuis novembre, les bus sont régulièrement escortés par les CRS.

Ce qui demeure refoulé dans le hors-champ de la compréhension politique des faits sociaux, ce sont :
 La présence continuelle de CRS accroît la stigmatisation des habitant-e-s des quartiers de la relégation sociale, quand ne s’ajoutent pas à cette stigmatisation des regards ou des gestes moqueurs et des insultes qui peuvent facilement mettre le feu aux poudres ;
 La vérification systématisée sur le mode policier des titres de transports ralentit le fonctionnement de la ligne. C’est la périodicité du trafic qui s’en trouve amochée.
 Le traitement adopté par la RATP pour répondre au problème est honteux : c’est le régime de la faute collective pour tout un quartier ainsi privé de son arrêt de bus. L’idée même de service public est abolie.
 Ce régime sec de la double peine (présence de CRS puis sanction collective frappant tout un quartier), moulé dans les logiques du tout-sécuritaire et de la casse des services publics, aura donc été la seule parade adoptée par la RATP pour faire fonctionner la ligne 148. On espère vivement que les syndicats de la RATP, particulièrement la CGT et SUD, sauront avancer tous ces points lors des discussions entamées avec la direction de la RATP, et pas seulement se reposer sur la question, certes légitime du point de vue des agents conducteurs de bus, du droit de retrait, protection statutaire qui leur est due, mais qui ne résout en rien la situation d’un quartier d’abord victime d’une insuffisance de prise en charge collective.

Pour les communistes libertaires, la première réponse d’urgence véritablement appropriée serait l’entière gratuité d’un service public déjà largement rentabilisé par l’impôt. En complément, doubler le trafic existant, et mettre en place un système de relais ou de doublette entre les conducteurs afin de ne pas subir seuls les flux parfois tendus d’usagers, seraient également à envisager.

Les usagers du 148 veulent la gratuité et le fonctionnement correct d’un service public qui leur est du. C’est tout. Et ce n’est pas compliqué !


Gros menteurs

Eric Zemmour, le chroniqueur raciste, déclare : « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes ». Et Pasqua condamné dans le trafic d’armes de l’Angolagate ? Et les divers UMP soupçonnés de trafic d’influence voire condamnés ?

Le Pen se félicite de ses résultats aux régionales. Dans le 93, le F-haine a juste perdu 23000 voix par rapport à 2004 ! Quant au PS qui jubile, il a perdu 35000 voix. Enfin, c’est toujours mieux que l’UMP qui en a perdu 45000 ! A part ça, Sarkozy a « réhabilité la politique »…

Partager cet article
Repost0
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 22:17

lambert.jpgChristian Lambert sera le nouveau préfet de Seine-Saint-Denis. Qu'est-ce que nous sommes gâtés!

 

C'est un de ses très proches que Sarkozy envoie "mater" la Seine-Saint-Denis. Ce flic de choc est un sarkoziste pur jus. Il a été nommé en remplacement de Nacer Meddah qui avait pris ses fonctions à Bobigny il y a moins de 18 mois! Ce n'est pas qu'on soit fan du préfet sortant, mais objectivement, il n'avait pas fait pire que ses prédécesseurs.

 

Nommer un flic préfet est une provocation. C'est de la fanfaronnade, de l'agitation pour tenter de faire oublier que même selon les critères très contestables du ministère de l'Intérieur, 10 ans de Sarkozy aux manettes de la répression n'ont fait qu'aggraver la situation et dégrader la sérénité des populations. C'est une provocation quand on connait un peu le comportement des forces de répression dans le 93. Il est sûr qu'avec l'un des leurs à la tête du département, certains policiers vont encore plus se croire tout permis qu'actuellement (si tant est qu'il soit possible d'aller encore plus loin qu'aujourd'hui)!

 

C'est également une provocation au moment même où un bras de fer s'engage entre le Conseil Général et l'Etat. S'il est certain que les socio-démocrates profitent de ce prétexte pour se défouler gratuitement sur la culture, il n'en reste pas moins que l'Etat spolie ouvertement et volontairement la Seine-Saint-Denis, à hauteur de plusieurs dizaines voire centaines de millions d'euros chaque année. Comme si notre département avait besoin de cela... On ne peut pas dire que cette nomination laisse vraiment espérer que justice soit rendue aux habitants et habitantes de Seine-Saint-Denis et que l'Etat nous rende les millions qu'il nous vole...

 

Bref, cette arrivée d'un cow-boy en Seine-Saint-Denis n'a rien de réjouissante! Christian Lambert, tu n'es pas le bienvenu!

Partager cet article
Repost0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 21:52

Livres et services publics du livre en danger en Seine-Saint-Denis

 

Le réseau des professionnels du livre en Seine-Saint-Denis se mobilise depuis le début du mois de mars contre le désengagement du conseil général vis-à-vis de la politique du livre, désengagement inscrit dans les arbitrages budgétaires qui ont été annoncés le 10 mars. Les prévisions annoncées par Claude Bartelonne visent en effet trois des acteurs les plus emblématiques de la lecture publique dans le 93, et ces derniers ont mis en place une tentative de résistance dont on ne sait pas à ce jour si elle portera ses fruits, le budget devant être voté le 8 avril.

Une lettre ouverte de soutien à Livres au Trésor a été adressée à Claude Bartolone, Emmanuel Constant et Vincent Moisselin (vice-président à la culture), ainsi qu'un manifeste citoyen en faveur de la culture dans le 93.


I – Trois acteurs clé de la lecture publique

C'est tout d'abord l'association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis qui risque de voir sa subvention baissée de 20%, alors qu'elle remplit la mission phare d'animateur départemental pour les bibliothèques : deuis 1997, elle mutualise les expériences locales à l'échelle du département, et les coordonne en proposant des programmes concertés d'actions, ainsi que le festival littéraire annuel "Hors-Limites" qui fédère toutes les bibliothèques. L'association assure une action de formation, de mutualisation des ressources en direction des professionnels, ainsi que quelques prestations directes dans les bibliothèques.

Aux côtés de ce premier animateur de réseau, le Conseil Général en frappe un second beaucoup plus gravement, le comité de lecture jeunesse Livres au Trésor. Cette fois la subvention départementale, qui représente 229 500 € (soit 1,15 % du budget Culture 2009 du département) et 70% du budget de l'association, serait purement supprimée, laissant à la seule ville de Bobigny le soin d'entretenir un comité à vocation départementale, voire nationale. En effet, les sélections de Livres au trésor, son centre de ressources comme son site internet font partager à toute la profession et au public une expérience de vingt ans.

Enfin, le Centre de Promotion du Livre de Jeunesse (CPLJ), organisateur du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil, est menacé d'une baisse de 80% de sa subvention, Claude Bartelonne ayant, lors de la dernière édition, tâché de faire pression sur les autres financeurs (l'Etat et la ville de Montreuil) pour mettre la main à la poche.

 

II – schizophrène, le PS ?

Les trois acteurs menacées par la baisse de leur subvention départementale sont donc très largement connus, au-delà du petit monde des professionnels, comme des outils de mise en oeuvre d'une réelle politique publique du livre. Ils constituent par ailleurs des initiatives pionnières, parmi celles censées incarner l'exception culturelle de la Seine-Saint-Denis.

C'est justement là qu'un certain malaise apparaît, devant le double discours d'un conseiller général signataire de l'appel "pour la culture en danger" en décembre, et qui s'insurgeait le 29 mars à l'Odéon, en compagnie du sénateur Jacques Ralite et de tout le monde de l'art et de la culture, contre l'étouffement des politiques culturelles teritoriales dû à la RGPP et la suppression de la taxe professionnelle. Tout cela alors qu'il est interpellé depuis le début du mois par les associations de terrain à qui il coupe les vivres !

Il faut imposer un démenti sévère aux pseudo-prises de position très médiatisées de Bartelonne, tout à son rôle de trublion cherchant à mettre l'Etat devant ses responsabilités vis-à-vis des collectivités. Il annonce même sur son blog et à grand renfort de presse qu'il s'apprête à présenter un budget "insincère" à l'Etat, c'est-à-dire équilibré, mais mettant en relief un déficit de 71 millions d'euros dû aux dépenses de solidarité faite au nom de l'Etat par le département. Et c'est cette présentation qui va lui permettre de justifier les coupes dans les budgets de la culture qu'il prétend défendre.

Il chercherait à instrumentaliser les déboires de ses victimes qu'il ne s'y prendrait pas autrement.

Mouchette

 

Plus d'infos sur les mobilisations :

http://soutienlivresautresor.over-blog.

http://www.bibliotheques93.fr/?page_id=bienvenue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 12:41

Main basse de l’Etat sur les collectivités 


. Avec la suppression de la compétence générale des départements et des régions, Sarkozy veut mettre au pas de l’Etat les collectivités ainsi empêchées de mettre en place des politiques locales d’intérêt général. Avec la création de nouveaux EPCI (Etablissement public à coopération intercommunale, telles les fameuses «métropoles») et d’une carte imposée de l’intercommunalité, les communes existantes sont vouées à disparaître.

. En plus d’un « Grand Paris » placé sous la tutelle de l’État, une dizaine de métropoles, indépendantes des communes et des départements, et justifiées par des raisons de compétition capitaliste européenne, creusera l’inégalité entre les territoires ainsi mis en concurrence.

. Avec la suppression de la taxe professionnelle, qui a déjà été allégée en 2007 et 2008 (plus de trois milliards d’euros à chaque fois) et la remise en cause du principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales, les collectivités seront étranglées financièrement, et devront transférer au privé des missions qu’elles ne pourront plus financer.


La Taxe professionnelle (TP)


. Elle remplace la patente depuis 1975 et dont la suppression est prévue en 2010, est l’un des quatre impôts directs locaux perçues par les collectivités territoriales : alors que la TP est seulement supportée par les entreprises, la taxe foncière sur les propriétés bâties et non-bâties ainsi que la taxe d’habitation sont supportées par les ménages.


. Malgré plusieurs aménagements, plafonnements et autres exonérations partielles, la TP représente 50 % des ressources fiscales des collectivités territoriales (communes, départements, régions et EPCI). Soit un total pour l’année 2009 de 28 milliards d’euros (40 % des ressources fiscales d’une collectivité comme Le Blanc-Mesnil dans le 93 proviennent de la TP). La TP est donc à l’ensemble des ressources fiscales locales ce que la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) représente en termes comptables pour l’ensemble des recettes fiscales étatiques (toujours 50 % des ressources), sauf que la TVA est un impôt proportionnel au prix du bien ou du service acheté (c’est donc un impôt inégal puisque aveugle aux différences de revenus des consommateurs) quand la TP est un impôt progressif indexé sur la profitabilité des entreprises.

. La loi de finances de 2010 prévoyant la suppression de la TP la remplacera en 2011 par la Contribution Economique Territoriale (CET) composée de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la cotisation assise sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Un cadeau gouvernemental accordé au patronat, puisque plus de 90% des entreprises ne seront pas assujetties à la contribution économique territoriale (CET).


. D'après le projet de loi de finances pour 2010 déposé par le Gouvernement, la contribution économique territoriale (CET) serait composée d’une cotisation locale d’activité (CLA) assise sur les bases foncières et reversée aux communes et intercommunalités (celles-ci seraient minorées de 15 % pour les établissements industriels), et d’une cotisation complémentaire (CC) assise sur la valeur ajoutée et revenant aux départements et aux régions. Le barème de celle-ci serait progressif, de 0 % à 1,5 %, selon la taille de l’entreprise. Le montant de la CET est plafonné à 3 % de la valeur ajoutée (donc hors profits financiers).


. Ainsi, avec l’aggravation de la fiscalité locale reposant sur les ménages, les recettes fiscales proviendraient des ménages pour 75%, et 25% pour les entreprises. Tous les efforts gouvernementaux tendent ainsi à transférer les activités rentables vers le secteur financier, alors que dans le même mouvement l’Etat s’est déchargé en 2003 sur les collectivités de la gestion des TOS (technicien et ouvriers de service issus de l’Education nationale) puis des agents des Directions Départementales de l’Equipement.


Des résultats attendus forcément catastrophiques

. Premièrement, une dégradation de la situation des fonctionnaires, avec des réductions d’emplois et le recours accru à la contractualisation qui va entraîner la précarisation de l’emploi public et l’effritement de nos protections statutaires.

 

. Deuxièmement, la réduction ou la fragilisation des missions de service public, dont les directions seront réduites à huit au niveau régional et à trois au niveau départemental (voire deux pour les départements les moins peuplés). C’est le champ largement ouvert au secteur privé et au développement du clientélisme pour occuper les espaces abandonnés par la responsabilité publique.

. Troisièmement, la mainmise renforcée du pouvoir présidentiel par le moyen des nouvelles compétences conférées aux préfets de région qui seront chargés de mener à son terme le schéma national de l’intercommunalité en 2014, de définir le périmètre des métropoles, et de présider aux regroupements concernant les départements et les régions.

 

 

Partager cet article
Repost0
17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 09:11

Le 31 mars prochain sonnera la fin de la trêve hivernale pour l’Union Locale (UL) des syndicats CGT de l’aéroport de Roissy. En effet, Aéroports de Paris (ADP) a demandé son expulsion des locaux jusqu’alors occupés gratuitement par les syndicats de l’aéroport, et ce depuis 25 ans. Alors que 90 000 salariés travaillent à Roissy, notre Union Locale est appelée à jouer un rôle grandissant dans l’organisation des travailleurs, la formation syndicale, le conseil des salariés et les luttes à venir. L’émiettement des salariés entre des centaines d’entreprises sous-traitantes rend d’autant plus nécessaire une structure interprofessionnelle CGT.

 

Les dirigeants d’ADP sont les principaux responsables de la précarisation des travailleurs de Roissy. Ils encouragent le recours à la sous-traitance et multiplient les « marchés ». Ils veulent faire payer la crise du capitalisme aux travailleurs, en dégradant leurs conditions de travail et en revenant sur tous les acquis. Aussi notre Union Locale, qui compte plus de 5000 adhérents, est un de leurs problèmes majeurs.

 

Pour l’heure, ADP propose un relogement pour un loyer prohibitif de 5000 euros mensuels, hors stationnement ! L’UL CGT de Roissy revendique la construction d’une véritable Bourse du Travail, implantée sur l’aéroport de Roissy et qui pourrait jouer son rôle de lieu de rencontre, de débats entre salariés de l’aéroport, et d’organisation des luttes. Les Unions Locales auront ainsi les moyens de fonctionner. Les locaux jusqu’ici occupés sont trop vétustés et exigus.


Le militantisme syndical fait l’objet de nombreux actes de répression, dans les entreprises et les tribunaux. L’expulsion de l’Union Locale CGT témoigne du durcissement de la lutte de classes. La CGT appelle les salariés, d’où qu’ils soient, à signer la pétition exigeant une Bourse du Travail à Roissy. La pétition est en ligne sur le site internet de l’UL CGT de Roissy à l’adresse suivante : www.ulcgtroissy.fr/spip.php?article1834

 

L’Union départementale CGT de Seine-Saint-Denis organise une manifestation le 31 mars 2010 à 10h30 du siège de l’Union Locale CGT de Roissy (Bâtiment 7595, 6 route des Anniversaires, Zone technique, 95701 ROISSY CDG) au Dôme, siège de la Sous-préfecture de Roissy. Une demande de rendez-vous sera demandée à Monsieur Espagnol, sous-préfet de Roissy afin de lui remettre les pétitions.

 

Signez la pétition :

http://www.ulcgtroissy.fr/spip.php?article1840

Partager cet article
Repost0
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 17:36
Des établissements scolaires, en particulier en Seine-Saint-Denis (et dans le Val-de-Marne), ont cessé leur activité, que ce soit par exercice du droit de retrait ou par la grève. La raison? Le manque de personnel, qui met en danger aussi bien les personnels enseignants que les élèves.

Etant donnée la saignée que l'éducation a subi depuis quelques années en France, cette situation était prévisible. On ne peut pas retirer sans arrêt du monde sans que ça coince au bout d'un moment.

Que propose le brillant Chatel, ci-devant ministre de l'Education nationale? Des caméras de surveillance, des portiques... et pourquoi pas des bracelets électroniques pour chaque élève, des portes de classe à fermeture automatique commandées depuis le bureau du principal ou du proviseur, et des filets anti-évasion au-dessus des cours de récréation, pendant qu'il y est? L'idée a bien dû traverser son esprit pervers, mais il doit garder ça en réserve pour sa comm' sur le prochain fait divers se déroulant dans l'enceinte d'un établissement scolaire.

Les politiques de tous bords feignent de découvrir que la violence de la société peut s'inviter dans les écoles, qu'il ne s'agit pas de havres magiques, que l'Ile aux Enfants, ça n'existe pas dans la réalité. En fait, mon père prof de langue se faisait déjà attaquer au couteau il y a 30 ans dans un collège de province. Ca n'a rien de neuf. Mais le laminage des effectifs rend la situation intenable comme jamais pour les personnels, et pour les élèves et leurs parents.

De plus, la sécurité est le nerf de la communication de ce gouvernement. Chatel en rajoute donc dans l'hystérie répressive. Il cherche à montrer qu'il peut être aussi liberticide qu'un Sarkozy, un Hortefeux ou une Alliot-Marie. Pourtant, ce gouvernement ferait mieux de ne pas la ramener sur ce sujet. Sa politique de la répression aveugle et du piétinage méthodique des libertés individuelles et collectives est un échec total. Même selon les propres indicateurs des furieux de l'UMP, l'insécurité au sens sarkoziste du terme ne cesse d'exploser! Une politique imbécile conduite par des crétins l'oeil rivé sur un indicateur incohérent (comme le nombre de gardes à vue comme indicateur de la "lutte contre l'insécurité", qui conduit au terrorisme policier consistant à foutre tout le monde au trou pour n'importe quoi): voilà ce que ça donne. Obsédés par des chiffres vides de sens, les Sarkozy, Hortefeux et compagnie cherchent à conduire en regardant uniquement le compteur de vitesse, pas la direction de la voiture...

Il faut dire que dans cette course aveugle pied au plancher pour mettre le plus de monde derrière les barreaux le plus vite possible, Chatel a de sérieux concurrents. Hortefeux bat les records de garde à vue: on sent que pour lui, chaque citoyen et citoyenne qui n'a pas sa carte à l'UMP doit obligatoirement aller dormir dans une geôle puante et suintante au moins une fois par an. Et avec sa loi LOPSI, la n-ième loi débile, liberticide et ultra-répressive, il copie son maître Sarko, spécialiste de la ponte de loi fascisante à tours de bras. Les effets seront les mêmes que d'habitude: de la comm' et de la terreur policière pour les populations, surtout en Seine-Saint-Denis, où les "forces de l'ordre" ont parfois tendance à se conduire en troupes d'occupation coloniales!

Et s'ils veulent parler "sécurité", parlons-en. La première des sécurités est sociale. Pouvoir se nourrir, se loger, se vêtir; pouvoir envisager l'avenir au-delà de quelques heures; pouvoir construire sa vie dans la stabilité. Ce sont là les éléments de "sécurité" auxquels chaque travailleurs et travailleuses, en activité, privés d'emploi, en formation ou en retraite, doit avoir droit. Mais Sarko et sa clique ne s'en préoccupent pas. La sécurité pour eux, c'est celle des propriétaires de voitures de luxe de Neuilly, celle du patron de Total ou de Continental qui ferme des usines malgré les bénéfices, celle de Parisot et des autres fléaux sociaux du MEDEF.

Dans les établissements scolaires, enseignants, enseignantes et élèves ne s'y trompent pas. Ils ne réclament pas de Big brother omniprésent. Ils ne réclament pas de flic excité lâchant des chiens ou pratiquant des fouilles à corps pendant les récréations. Ils réclament de la présence humaine. Ils réclament du lien social.

Les "mesures" de Chatel sont en complet décalage avec cette réalité, confirmant si besoin était son absence absolue de compréhension du monde de l'enseignement et son incompétence crasse à son poste de ministre... Incompétence qui va jusqu'à ignorer le droit et baffouer ouvertement la loi, en décrétant "grévistes" des personnels faisant usage de leur droit de retrait. Comme son nom l'indique, le droit de retrait est un droit, et ce n'est pas le ministre qui décide qui peut exercer ou pas ce droit. S'il croit qu'il y a abus dans l'exercice de ce droit, il peut engager des procédures disciplinaires administratives. Mais il ne peut pas décider unilatéralement qu'il y a abus: il s'institue à la fois juge et partie. Mais on est habitué à ce que ce gouvernement foule aux pieds même les principes bourgeois et réac de la République qu'ils prétendent défendre et de sa constitution: même cette mascarade de démocratie, c'est encore trop pour Sarko et ses complices.

Partager cet article
Repost0
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 09:58

Le Réseau 93 "1logement pour tous" condamne fermement l'expulsion demandée par la Mairie de Bagnolet - pourtant à majorité PCF - à l'encontre des personnes, dont des enfants, qui occupaient depuis une dizaine d'années l'immeuble situé au 92 rue Victor Hugo.

Il s'indigne des méthodes barbares employées:

- la venue dès le petit matin à 6h, armes au poing, pour mettre dehors les occupants,

- la brutalité de l'expulsion sans laisser le temps aux personnes d'emporter leurs affaires personnelles, dont leurs papiers administratifs (carte d'identité, passeport, ou pour certains le dossier constitué en vue de leur régularisation, fiches de paie, etc.),

- la période pour procéder à cette expulsion, en plein hiver, par une température de -5°,

- l'acharnement contre ces personnes en les expulsant une deuxième fois du gymnase où elles avaient trouvé refuge pour se protéger du froid, après que la municipalité ait refusé de les recevoir, puis en confisquant les tentes et sacs de couchage qui leur avaient été donnés, puis encore en éteignant le brasero autour duquel elles essayaient de se réchauffer.

Le Réseau 93 "1logement pour tous" affirme que la loi ne peut justifier d'agir avec autant d'inhumanité, et qu'aucune expulsion locative ne doit exister sans relogement immédiat et sur le long terme.

Il exige que la violence contre les personnes démunies cesse et que des solutions pérennes de relogement soient mises en oeuvre le plus rapidement possible afin de mettre un terme à cette situation inadmissible.

Bobigny, le 13 février 2010

Repris de Bondy autrement

Partager cet article
Repost0