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  • : Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis
  • : Nous sommes des militant-e-s d'Alternative libertaire habitant ou travaillant en Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis). Ce blog est notre expression sur ce que nous vivons au quotidien, dans nos quartiers et notre vie professionnelle.
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Pour nous contacter: Alternative libertaire 93, BP 295, 75921 Paris Cedex 19 ou par e-mail (montreuil@al.org, saint-denis@al.org ou al93@al.org)

Vous pouvez nous rencontrer au marché de Noisy-le-Sec (2ème samedi de chaque mois, 11h-12h), au marché de la gare RER de Bondy (4ème samedi de chaque mois, 11h-12h), au marché Croix-de-Chavaux à Montreuil (2ème dimanche de chaque mois, 10h30-11h30) et à l'angle de la rue Gabriel Péri et de la rue de la République à Saint-Denis. Nous y vendons le mensuel Alternative libertaire.

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Retrouvez notre nouveau site : www.libertaires93.org

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Vérifiez sur trouverlapresse.com, car des changements peuvent avoir lieu.
Bagnolet: Auchan, 26 av de Gaulle, 87 rue Robespierre, 47 av de Stalingrad. Bobigny: rue du Chemin Vert, Hôpital Avicenne. Bondy: Gare RER. Montreuil: M° Croix-de-Chavaux, 1 av Pasteur, 5 rue E. Varlin, 170 rue de la Nouvelle France. Noisy-le-Sec: Gare RER, 8 rue Jean Jaurès. Romainville: 80 bd H. Barbusse. Rosny-sous-Bois: Carrefour Rosny II, 2 rue Gallieni, 3 av Gallieni. Saint-Denis: 17 pl du Caquet, 4 bd A. France, Cité Franc Moisin, 105 rue Gabriel Peri, Pl des Poulies, Pl du 8 mai 45, 2 rue G. Philippe, 46bis bd J. Guesde, M° Saint-Denis Basilique.
22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 14:36

Deux événéments récents amènent à s'interroger sérieusement sur le droit de se syndiquer et de pratiquer une actions syndicale en France en général, et en Seine-Saint-Denis en particulier. Il se trouve que ces deux événéments concernent SUD Collectivités territoriales, mais ils pourraient frapper aussi bien des syndicats combatifs d'autres confédérations ou unions syndicales. Ces faits doivent être dénoncés.

Le dialogue social sauce PS à Bondy: intimidation judiciaire

http://idata.over-blog.com/1/74/41/68//DrapeauCouleur-1-.jpgLa mairie de Bondy a porté plainte, pour diffamation, contre SUD Collectivités territoriales, en raison d'un tract des Agents de Surveillance de la Voie Publique (ASVP) et policiers municipaux de juin 2011. Ce tract dénonçait les conditions de travail de ces fonctionnaires, leur dégradation et la responsabilité de leur hiérarchie. Indépendamment de toute considération sur le rôle de la police dans la société, il ne s'agissait là que d'une action syndicale somme toute classique.

Plutôt que de répondre aux attentes des agents municipaux et traiter les problèmes soulevés, la mairie de Bondy (Gilbert Roger à l'époque du dépot de plainte, Sylvine Thomassin poursuivant aveuglément cette action inepte) préfère tenter d'intimider les syndicalistes par une action judiciaire. A titre personnel, un membre de la hiérarchie mise en cause par les agents a également déposé une plainte, avec strictement les mêmes éléments que ceux mis en avant par la mairie.

Mais la majorité PS du conseil municipal de Bondy ne se contente pas de menacer les syndicalistes. Elle s'en prend aussi à tous ceux qui pourraient les soutenir. Ainsi, les représentants du site d'information citoyenne indépendante expression93.fr ont été convoqués (a priori uniquement à titre de témoins) simplement pour avoir repris le tract en question, en en citant la source. La mairie voudrait faire taire toute voix "pas dans la ligne" qu'elle ne s'y prendrait pas autrement.

Le dialogue social et le respect de la pluralité vus par le PS bondynois, c'est décidément délicieux!

Terrorisme policier contre des syndicalistes

IMG00188-20101027-1231.jpgL'autre événement est encore plus grave. Jeudi 19 janvier, François Sauvadet, ministre de la fonction publique, s'invite à Bobigny. Compte tenu des attaques systématiques, récurrentes et forcenées du gouvernement contre les fonctionnaires, y compris les fonctionnaires territoriaux, il est normal que les syndicats du Conseil général de la Seine-Saint-Denis se mobilisent pour profiter de cette présence et faire connaître au ministre leur façon de voir sa politique de destruction sociale. SUD CT CG 93 organise donc un rassemblement.

Mais la norme pour un déplacement de Sarkozy ou d'un de ses sous-fifres est simple: ils ne doivent voir que des flics et des militants UMP! La police se jette sur deux animateurs de SUD CT et les embarque, sans aucune raison. Ils resteront détenus toute la journée et écoperont d'inculpations absurdes: organisation de rassemblement non autorisé (depuis quand un syndicat doit-il déposer une demande pour être présent sur le lieu de travail?) et rébellion (assertion policière classique, mais qui ne tient pas la route plus d'une seconde face aux témoignages).

Il s'agit ni plus ni moins que de terrorisme policier pour intimider des syndicalistes.

 

En Seine-Saint-Denis comme ailleurs, l'action syndicale déterminée est une nécessité impérieuse. Les tentatives d'intimidation des pouvoirs en place, qu'ils soient municipaux, préfectoraux, judiciaires ou policiers n'entameront pas la détermination à lutter pour les droits sociaux.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 17:25

 

Logement 0188La Seine-Saint-Denis est lourdement frappée par la crise du logement. Les expulsions sans relogement sont massives, donnent lieu à des campements, et à une répression policière brutale, plutôt que de mettre en place des solutions d’hébergement en attendant le relogement des personnes à la rue.

C’est le cas à la Courneuve, où les familles expulsées de la barre Balzac ont été brutalisées en juillet 2010, à la Maladrerie en 2008, à Bagnolet cette année ou à Montreuil rue des Sorins...

Des taudis flambent et des mal-logés parfois avec des enfants meurent dans des incendies, comme à Pantin (2008 et 2011), ou à Sevran, ou à Bobigny...

Cette année, les campements se multiplient et la mobilisation des mal-logés prend de l’ampleur dans le département :

- La Courneuve : après leur expulsion de la barre Balzac en juillet 2010, 200 personnes ont campé et ont été brutalement interpellées. Libérées, puis placées dans des hôtels par la Préfecture, elles ont été remises à la rue le 18 avril dernier et campent depuis place de la fraternité, à La Courneuve, en attendant que la Préfecture reprennent les hébergements, et le processus de relogement et de régularisation pour les sans papiers. Les demandes d’expulsion de la place ont toutes été pour l’instant rejetées par les tribunaux. Une centaine de personnes dont beaucoup de mères et leurs enfants vivent sous la tente depuis 6 mois...

- Montreuil, les Sorins : 250 personnes sont expulsées du 94 rue des Sorins le 31 juillet dernier.Pour être relogées et faire régulariser les sans-papiers, elles décident de camper, avec le soutien de la mairie. Les expulsés sont installées sur un terrain de foot 145 Bd de Chanzy, à Montreuil (M° Croix de Chavaux). Le Préfet n’a pas avancé d’un pouce pour les sortir de la rue...

- Bagnolet, les expulsés du 178 rue Robespierre, continuent le mouvement...

- A Aubervilliers la Maladrerie, sur les 200 personnes qui avaient campé durant l’été 2007, 60 ne sont toujours pas relogées, la Préfecture ne respecte pas le protocole d’accord, qu’elle a pourtant signé.

- Au foyer d’Epinay, un foyer-taudis en préfabriqué géré par l’AFTAM, 80 migrants vivent dans des conditions épouvantables et exigent leur « Relogement tous ensemble avant l'hiver ».

Sans compter les milliers de mal-logés et de sans logis, de prioritaires DALO en attente de relogement par l’État, et toutes celles menacées d’expulsion.

Alors que l'hiver approche, que le froid se fait sentir, malgré le soutien des habitant-e-s des quartiers, et tandis que plus de 30 000 logements sont vacants en Seine-Saint-Denis, la Préfecture fait la sourde oreille.

Nous exigeons que la Préfecture :

- réouvre les négociations, mette en place des tables rondes, et reprenne l’hébergement de toutes les familles à la rue, conformément à la loi, en vue de les reloger et régulariser les sans papiers,

- mette un place un plan d’urgence pour tous les sans logis, au besoin par l’application de la loi de réquisition et la mobilisation des édifices publics vacants,

- applique et respecte la loi DALO et l’obligation d’accueil inconditionnel de toute personnes sans logis

- suspende toute expulsion dans le département

Nuit des sans logis et mal-logés du 93 du mercredi 2 novembre à 16h au jeudi 3 à 12h

 devant la Préfecture de Bobigny (M° Bobigny - Pablo Picasso)

 

Premiers signataires : DAL, Collectif des expulsés de la barre Balzac, Collectif du 94 rue des Sorins, Collectif du foyer Epinay, ANC, COPAF, MRAP 93, Union Syndicale Solidaires...

Avec le soutien de AL 93, La Cause du Peuple, PCMF, NPA 93...

Logement 0222

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 19:04
LES LILAS : UNE BELLE ET JUSTE CAUSE
LOCALE ET NATIONALE

Les Lilas, maternité exemplaire et Centre IVG de qualité,
sont en difficulté,
comme des dizaines de sites de santé de proximité.

IL FAUT LES SOUTENIR MASSIVEMENT ET ÊTRE ENSEMBLE LE 24 SEPTEMBRE
DES 10H DU MATIN (CONFÉRENCE DE PRESSE)

ET A 11H POUR LA MANIFESTATION (regroupement dès 10h30)
 
Tous leurs documents, pétitions, itinéraire de la Manifestation, Tracts... sont sur le site de la Coordination
http://www.coordination-nationale.org/index.htm
 
 
Aux Lilas, un État aveugle et son exécutant docile l'ARS veulent continuer scandaleusement à réduire l'offre de soins.
 
Mais en plus ils s'en prennent à une conception de la santé qui nous est essentielle. C'est à dire une santé qui permet aux femmes (et à leurs compagnons) de choisir d'interrompre ou de poursuivre leur grossesse, et qui met les rapports humains au centre en écoutant et respectant les désirs des futurs parents.

Des dizaines de centres d'IVG, des centaines de maternités ont déjà disparu de notre territoire. Des maternités-usines naissent un peu partout.

Ce n'est surtout pas ce que nous voulons !!!

Nous exigeons d'arrêter les restructurations
stupides, dangereuses, coûteuses, inégalitaires. 

Nous exigeons de maintenir des structures de proximité,
proche des personnes,
pour renforcer la médecine égalitaire, solidaire et humaniste
que nous défendons.

TOUTES ET TOUS AUX LILAS
LE SAMEDI 24 SEPTEMBRE

NOUS ACCUSERONS UN RÉGIME QUI DÉTRUIT NOTRE QUALITÉ DE VIE ET DE SOINS

LA MATERNITÉ ET LE CENTRE IVG DES LILAS DOIVENT ÊTRE MAINTENUS ET SOUTENUS !!!
 
Adresse internet du nouveau site du Collectif Maternité des Lilas: http://www.collectif-maternite-des-lilas.org
 
Contact: Collectif Soutien <collectif.maternitedeslilas@gmail.com>

TOUS A VOS AGENDAS !

 Le samedi 10 et le dimanche 11 septembre 2011: participation du collectif au forum des associations de la ville des Lilas
 Le vendredi 16, le samedi 17 et le dimanche 18 septembre 2011: participation du collectif à la fête de l'Humanité
 Le samedi 24 septembre 2011 à 10h: Conférence de presse à la Maternité des Lilas
 Le samedi 24 septembre 2011 à 11h :

GRANDE MANIFESTATION AUX LILAS
POUR LA DEFENSE DE LA RECONSTRUCTION DE LA MATERNITE DES LILAS
                       
Départ rue du Coq français aux Lilas, 93260 à 10h30 jusqu’au terrain de reconstruction de VOTRE maternité.
   
Rejoignez-nous !
 
 
La Maternité des Lilas est une maternité de type I, ancrée dans le 93 depuis 1964, et connue au plan national pour l’accompagnement humain qu’elle propose aux couples ayant un projet de naissance  et pour son engagement militant pour le droit des femmes  à disposer de leur corps.

Sa pérennité est menacée  par  l’Agence Régionale de Santé d’IDF (ARS IDF) qui  remet en cause sa reconstruction.
Les incertitudes qui pèsent sur notre avenir sont d’une violence inouïe et inacceptable. Le personnel est mobilisé au sein d’un collectif.
 
  
Lien internet:
Site internet du collectif: http://www.collectif-maternite-des-lilas.org
 
Pétition en ligne:
 
Le Collectif de soutien de la Maternité des Lilas
Adresse:
Collectif  Maternité Lilas
Maternité des Lilas
12-14 rue du coq français
93260, les Lilas,
 
Bus : PC, 96, 61, 170, 115,249 jusqu'à la Porte des Lilas,
puis prendre les 105 ou 129 jusqu'à la Mairie des Lilas
Métro : MAIRIE DES LILAS - Ligne 11 - Châtelet - Mairie des Lilas
Voiture : Voir plan ci-dessous
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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 21:25

ClaudeBartoloneNezEn 2010, l'exécutif départemental de la Seine-Saint-Denis avait bruyamment communiqué sur son "budget de révolte". Nous avions déjà expliqué qu'il ne s'agissait que d'une vaste mascarade. Et les faits nous ont donné raison. Au lieu de développer une mobilisation de la population de Seine-Saint-Denis pour exiger que l'Etat rende au séquanodyonisiens et séquanodyonisiennes l'argent qu'il leur a volé, Bartolone et sa clique s'étaient lamentablement couchés devant les diktats préfectoraux et sarkozistes. Les budgets du Département avaient été, non pas réduits ou amputés, mais carrément tronçonnés. La situation dans certaines directions est devenue impossible, provoquant des mouvements sociaux importants, par exemple à la Direction des Systèmes d'Information ou à la Direction des Personnes Handicapées et de la Population Agée.

Bien sûr, certains budgets ont été "miraculeusement" préservés, comme ceux de la communication (comprendre la pub personnelle des élus-e-s) ou les petites gâteries des élu-e-s (lignes téléphoniques pléthoriques, matériel dernier cri alors que les agents doivent travailler parfois avec des micro-ordinateurs vieux de 8 ans ou plus...).

Et heureusement! C'est grâce à ce budget "comm" intact que les séquanodyonisien-ne-s ont eu le grand plaisir de recevoir le magazine Seine-Saint-Denis.fr, avec une double page sur le budget. Une double page plutôt laconique, dans laquelle les photos et les schémas tiennent plus de place que le texte.

Allez, cette année, on change de formulaire publicitaire bidon. Ce n'est plus un "budget de révolte", mais un "budget militant". Militant? On se demande bien en quoi. Certes, le Département doit faire avec un endettement colossal laissé par les années de gestion stalinienne, dont pas mal d'emprunts toxiques (des "communistes" qui spéculent sur le franc suisse, c'est comique). Certes, la pauvreté explose dans notre Département, et le nombre de bénéficiaires des prestations sociales s'envole. Mais en renonçant à réclamer que l'Etat règle les centaines de millions de dette qu'il a à l'égard de la Seine-Saint-Denis, l'exécutif dirigé par Claude Bartolone a simplement refusé de faire face à cette situation. Le budget 2102 s'annonce encore plus dur que le 2011. Le fonctionnement et la pérennité du Département sont remis en cause. Le "budget militant" se résume à quelques rustines sur les collèges, prétextes à ce pathos lamentable. Ce n'est pas anodin. Les bénéficiaires des prestations sociales vont souffrir. Ce sont les plus fragiles et les plus précaires qui vont faire les frais de ce manque de courage politique.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 18:16

Pour une titularisation générale des précaires dans les trois fonctions publiques :

l'exemple des territoriaux du 93


(article issu du blog des communistes libertaires de la CGT : voir ici)

 

http://img.over-blog.com/221x160/4/14/28/82/un-million-de-non-titulaires.pngUn protocole d'accord entre le gouvernement Fillon et six organisations syndicales (CGT, CFDT, UNSA, CFTC, CFE-CGC, FO), signé le 31 mars dernier, concerne le « Projet de loi gouvernemental portant sécurisation des parcours professionnels des agents contractuels dans les trois versants de la fonction publique ». Le projet en question vient de passer en conseil des ministres, et il sera probablement adopté dans le courant de l'automne pour être effectif au printemps de l'année prochaine. Et s'il semble vouloir apparemment s'inscrire dans une logique de résorption de l'emploi précaire dans l'ensemble des fonctions publiques, on sait aussi aujourd'hui qu'il existe deux manières radicalement différents d'entendre ce à quoi le mot de résorption renvoie : ou bien à la titularisation des précaires dans toutes les fonctions publiques (ce que nous voulons) ; ou bien à leur « CDIsation » afin d'accélérer le processus de relégation du statut de la fonction publique dans les oubliettes de l'histoire du salariat (ce que nous combattons et combattrons).

 

1/ Pas de statut « bis » : résorption de l'emploi précaire = titularisation !

 

Un statut « bis », c'est précisément ce que nous ne voulons pas. On rappelle ici que le 14 juin dernier, les organisations syndicales signataires et non signataires du protocole sur la résorption de l'emploi précaire dans les 3 fonctions publiques ont motivé leur départ de la séance du Conseil Supérieur de la fonction publique de l'Etat avant son terme, et ce au nom du désaccord portant sur les conditions d'accès à la titularisation des précaires (voir ici).

 

Nous avions déjà convenu de la situation suivante (voir ici) : certes, un CDI c'est mieux qu’un CDD, mais un CDI c'est moins bien que le statut de fonctionnaire. Le projet de loi porte en lui, au nom de la résorption de l'emploi précaire, la possibilité de la mise à mort lente de l’exception statutaire qui extirpe plusieurs centaines de milliers de salarié-e-s de la brutalité du marché de l’emploi. La politique de préférence de la « CDIsation » au détriment de la titularisation dans la fonction publique prolonge de toute évidence la logique néolibérale de la RGPP (Révision Générale des Politique Publiques) visant à inscrire dans les normes économiques de la rentabilité comptable le principe de gratuité régissant le principe des services publics. La « CDIsation » redouble donc dans le domaine salarial l'actuelle dynamique de privatisation des services publics. Ce qui signifie aussi la privatisation rampante des personnels travaillant dans les trois fonctions publiques.

 

2/ Des analyses faites par la base et dans l'unité des titulaires et des non-titulaires

 

Ce constat a été tiré par un certain nombre de syndicats CGT, dans les UL et même certaines UD, et des analyses ont été proposées afin de mieux comprendre ce que recèle le projet de loi. Par exemple, le syndicat CGT de la ville de Paris qui a initié une pétition afin de dénombrer les non-titulaires (voir ici), ainsi que le collectif CGT des non-titulaires du conseil général (CG) de la Seine-Saint-Denis (93). Ce dernier a d'ailleurs réalisé un quatre-pages plutôt bien fait dont l'efficacité consiste justement à mettre en parallèle en les distinguant « CDIsation » d'un côté et titularisation de l'autre (voir ici). Ainsi, on comprend que l’emploi du CDI de la Fonction Publique est totalement attaché à son poste. A n'importe quel instant, il peut y avoir interruption du CDI en raison de la suppression ou du transfert du poste, et même de sa remise en concurrence ! Le CDI-Fonction publique ne propose de surcroît aucun droit non plus en matière d’évolution professionnelle, de mobilité (pas de portabilité des droits), de niveau de rémunération (pas de droit à revalorisation, pas d'avancement d'échelon au même rythme que les fonctionnaires). La conclusion à tirer est donc claire : les droits d’un CDI Fonction-Publique sont très inférieurs à ceux d’un CDI privé ou à ceux d’un fonctionnaire.

 

Concernant la question de la titularisation, les exclus de l'accès au dispositif sont très nombreux : ceux recrutés après le 31 mars 2011 ; ceux qui ont exercé moins de 2 ans au 31 mars 2011 ; ceux qui ont exercé plus de 2 ans au 31 mars 2011 mais qui n’atteindront pas les 4 années de contrat requises, du fait de la non reconduction de leur contrat ; ceux qui ont exercé plus de 2 ans au 31 mars 2011 mais qui n’atteindront pas les 4 ans de contrat à la date de clôture des inscriptions aux examens ou concours professionnalisés ; les contractuels de soutien (remplaçants et renforts) hors-poste, c’est-à-dire non-reconnus « sur emploi permanent » ; les contractuels de nationalité hors-CEE ; les vacataires ; les contrats aidés ; les assistantes familiales et maternelles. La liste est longue, le Projet de Loi gouvernemental excluant plus de 80% des 1,2 million de non-titulaires de la Fonction Publique du plan de titularisation.

 

3/ Une stratégie générale soutenant des actions locales

 

Ces analyses, aussi juste soient-elles, resteraient inutiles si elles n'étaient pas relayées pratiquement par toute une série d'actions inscrites dans une même stratégie d'ensemble empêchant ainsi la dispersion habituelle. De ce point de vue-là, la rentrée des équipes syndicales et militantes est chaude. Exemples sur Paris et dans le 93 dans la fonction publique territoriale.

 

Ainsi, un courrier a été envoyé le 23 juin dernier à Claude Bartolone en ses qualités de Président du Conseil Général de Seine Saint-Denis et de député de Seine-Saint-Denis, afin de connaître ses intentions quant à l’application des mesures de ce projet de loi au sein de sa propre collectivité (identification des « emplois permanents », création de postes pour les contractuels de soutien, définition d’un dispositif transparent d’intégration basé sur la qualification et l’expérience). Tous les députés de Seine-Saint-Denis ont également été interpellés pendant le mois de juillet dans une démarche identique, en faveur d’une loi de titularisation générale et de la parité des droits salariaux pour tous les agents de la Fonction Publique. Plus précisément, le secrétaire de l'UD CGT du 93, Hervé Ossant, a envoyé un courrier le 17 août dernier à tous les députés du département en leur proposant de relayer à l'assemblée nationale cinq positions suivantes, parmi lesquelles : la titularisation de tous les agents précaires sur des besoins permanents et l'obligation par la fonction publique de création de postes publics satisfaisant à l'intégration des non-titulaires.

 

Ce courrier est l'expression d'une logique départementale d'action qui se décline dans la pratique de plusieurs manières. Sur le département a par exemple été institué par la coordination syndicale départementale du 93 (CSD – l'échelon départemental de la fédération CGT des services publics) un collectif précarité qui fait le lien entre les syndicats de toutes les collectivités territoriales que compte la Seine-Saint-Denis. Lieu de centralisation des informations, ce collectif est aussi le support d'une coordination des luttes qui s'engagent ensemble afin de peser plus fort dans la négociation. C'est qu'il s'agit maintenant de passer en l'acte en coordonnant toutes les actions prévues ou en cours afin de donner plus de poids aux mobilisations présentes et à venir. Effectivement, sur le plan strictement local (comme au Blanc-Mesnil : voir ici), se préparent plusieurs initiatives de rentrée en faveur de la reconduction des contrats, de la création de postes de soutien, de la parité de rémunération titulaires/non-titulaires et de la parité des droits sociaux (maladie, retraite, etc). La grande idée du moment, inspirée par la réussite du syndicat des territoriaux de Noisy-le-Sec dont l'action avait débouchée sur la titularisation (en deux vagues, en 2009 et 2010) de quasiment 200 agents non-titulaires (voir ici), c'est de mettre en place des bureaux d'embauche. Les équipes CGT sont ainsi invitées à faire le relevé de la situation des agents précaires afin de les mobiliser pour leur titularisation. Leur mobilisation devra alors devenir la mobilisation de tous les agents, titulaires et non-titulaires, attachés à préserver la force protectrice du statut contre la marchandisation toujours plus accentuée du travail sous la forme de l'emploi.

 

Sur la base de la mise en mouvement des précaires et des titulaires qui ont compris que le précariat des uns sera bientôt le leur, mais aussi des initiatives voisines communales et départementales, et bien sûr du contexte de la loi en d'être discutée, le rapport de forces peut alors être établi qui permettra de rappeler aux collectivités territoriales leurs propres contradictions. Et si nous héritons de leurs contradictions en termes de précarisation, nous n'en sommes pas les auteurs, exactement comme avec la question de la dette souveraine ! La perspective est donc celle d'une titularisation générale qui n'est pas synonyme d'autre chose que de préservation du statut de fonctionnaire et des missions de service public qu'ils incarnent. Parce que les services publics représentent le patrimoine de ceux qui n'ont pas de patrimoine.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 22:02

poste.jpgLors de la privatisation de la Poste par Sarkozy et ses sbires, les défenseurs du service public postal prédisaient un effondrement de la qualité de service concernant le courrier; que le but de la privatisation était de tuer les activités postales de la Poste au profit des activités bancaires, c'est-à-dire des activités de spéculation financière.

 

Si aujourd'hui vous tentez d'ouvrir une boite postale, par exemple pour une association, par exemple dans une Poste principale, il faudra vous armer de beaucoup, beaucoup de patience. Au premier essai, vous découvrirez que le service Courrier n'est ouvert... que le matin. Non, non, ce n'est pas une blague, le service Courrier de la Poste n'est ouvert la moitié du temps! C'est vrai que ce n'est pas comme si la Poste était justement sensée gérer du Courrier, quand même. Bel aveu. Je vous rassure, si vous voulez ouvrir un compte ou transférer de l'argent, c'est ouvert tout le temps, pas que le matin...

Allez, deuxième tentative. Là, vous constatez le sous-effectif dudit service Courrier. "Désolé, mais les collègues ne sont pas assez nombreux aujourd'hui, personne ne peut traiter votre dossier". Ok, mais côté Banque postale, on a plutôt une impression de sur-effectif, là. Mais ce sont deux entités différentes, les aides-spéculateurs ne vont pas se salir les mains à traiter du courrier, quand même.

Troisième essai. Là, c'est l'organisation super-efficace qui saute aux yeux. Il y a bien des agents au service Courrier, mais "la chef" n'est pas là, et... il n'y a quelle qui peut traiter un bête dossier d'ouverture de boite postale! Donc il suffit qu'une personne soit absente, et tout est bloqué. Super efficace. Surtout quand la "chef" en question se trouve absente plusieurs semaines (découverte au... 4ème essai...).

Bref, c'est clair, le courrier, ce n'est plus le métier de la Poste. Son métier maintenance, c'est juste la spéculation.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 13:51

http://www.france-info.com/local/cache-vignettes/L900xH900/WEB_France_PSA-5910d.jpgL’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, le lieu de production de l’actuelle Citroën C3, représente depuis 1973 l’un des plus gros employeurs (avec 3.600 salarié-e-s) de la Seine-Saint-Denis, un département où 16.000 emplois industriels ont été détruits depuis 2008 (mais 50.000 ont été dans le même temps gagnés dans les services), et où le taux de chômage, le plus élevé d’Île-de-France, s’élève à 11.2 % (soit deux points de plus que la moyenne nationale). Surtout que le 93 est un département jeune (30 % de la population a moins de 20 ans) et que le chômage des jeunes augmente (en hausse de 26 % depuis 2008). Il aura donc suffi d’une note interne du 23 août 2009, interceptée par le syndicat majoritaire du voiturier (la CGT) et rendue publique le 09 juin dernier, qui faisait mention de la fermeture programmée de l’usine en 2014 (plus celle de l’usine Sevelnord d’Hordain dans le Nord dès 2013), pour mettre le feu aux poudres puisque 6.200 salarié-e-s se trouvent concerné-e-s. Il n’en fallait pas moins, malgré les avertissements de certain-e-s élu-e-s de gauche interpelé-e-s par la CGT, du maire PS d’Aulnay Gérard Ségura à la députée PC Marie-Georges Buffet, le premier affirmant d’ailleurs avoir reçu des garanties de la direction pour le maintien du site industriel jusqu’en 2016. Les mêmes et d’autres ont également bien rappelé que PSA avait bénéficié de généreuses aides publiques (notamment un prêt d’Etat de 3 milliards d’euros consenti en 2009 à Renault et PSA) pour protéger l’outil de production fragilisé par la crise économique de 2008. On connaît la logique prédatrice du capital : on fait suer le burnous en exploitant à mort le salariat de la boîte, on se goinfre de subventions publiques et autres exonérations de cotisations sociales, et puis dès qu’on a épuisé les ressources locales, on se casse avec la caisse !

   

Des indices de la restructuration économique…

 

Il existait des signes avant-coureurs de la catastrophe sociale qui se dessine avec la fermeture du site, et qu’avaient bien compris les salarié-e-s de PSA : en l’espace de dix ans, la production de la nouvelle C3 lancée en janvier 2010 a été divisée par trois, passant de 1800 voitures produites à 684 aujourd’hui réparties entre deux équipes ! Et si la direction explique dans les médias qu’elle souhaite produire plus de véhicules afin d’« améliorer le potentiel » en articulant ergonomie de certains postes et diminution du nombre de retouches, et si certain-e-s représentant-e-s des syndicats FO et CFE-CGC évoquent un coup de pub de la CGT, les délégués CGT comprennent au contraire que la situation est grave, déjà parce qu’il s’agit de produire une augmentation de la vitesse sur la chaîne couplée avec du chômage technique. Pour preuve : la semaine du 29 août jusqu’au 2 septembre sera chômée, au nom d’un « ajustement des volumes » dans le jargon technique de la direction. Déjà en 2008, la direction a fermé une partie des lignes de montage. En septembre 2010, c’est une équipe de nuit qui a fait les frais d’une stratégie qui ne dit toujours pas son nom, mais dont on connaît tant d’exemples précédents, de Renault Vilvoorde en 1997 à Continental Clairoix en 2009. La CGT affirme même connaître le calendrier de la boucherie : septembre 2012, annonce de la fermeture du site d’Aulnay ; janvier 2013, passage à une équipe au lieu de deux ; janvier 2014, fermeture du site. Avec un taux d'équipement de la population française de l'ordre de 80 %, l'enjeu économique pour les constructeurs victimes de la saturation du marché national consiste il est vrai à profiter de la concurrence mondiale en produisant et vendant des voitures aux pays émergents, principalement la Chine…

 

 … aux réponses politiques divergentes !

 

Les grandes manœuvres visant à radicaliser et politiser un conflit pour le moment larvaire ont déjà commencé. Après les élu-e-s de gauche déjà cité-e-s (PS, PC, mais aussi l’adjoint du maire de Sevran Jean-François Baillon d’Europe-Ecologie-Les Verts), Nathalie Artaud, porte-parole de LO (fortement implantée dans la CGT de PSA), est intervenue pour marquer politiquement le territoire à l’extrême-gauche. A l’opposé du spectre politique, une tentative opportuniste du FN de distribuer le 27 juin des tracts en soutien aux salarié-e-s de PSA afin de cautionner son pseudo-virage social n’a pas vraiment fait mouche. Un comité formé notamment de syndicalistes SUD et CGT ainsi que de militant-e-s du NPA a su rappeler à l’ordre la dizaine de militants frontistes qui avaient fait le déplacement en se croyant conforter par les bons scores du syndicat jaune local (le SIA ou syndicat indépendant de l’automobile ayant pris le relais des anciens CSL et autres CFT, structure proche du patronat et de l’extrême-droite qui a réalisé des scores importants lors de récentes élections professionnelles) : le FN est le pire ennemi des travailleur-se-s. La position communiste libertaire consistera quant à elle à rappeler d’abord son soutien auprès des salarié-e-s des usines PSA (comme lors des luttes pour l’augmentation des salaires en février 2007, le mouvement sur les retraites à l'automne 2010 Nouvelles de PSA Aulnay ou encore récemment pour Ahmed Berrazzel : A PSA Aulnay, non au harcèlement syndical, non au licenciement d'Ahmed Berrazzel !), et à répéter ensuite que la politique antisociale du FN n’induira jamais aucune rupture avec le capitalisme malgré toutes les opérations de communication et les liftings « bleu marine ». Les communistes libertaires affirment enfin que la voie de l’émancipation induira l’expropriation des capitalistes qui se réalisera dans l’appropriation et l’autogestion populaires des moyens de production, cela dans une perspective radicalement démocratique, écologique et anti-productiviste.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 15:22

Bobigny_-_Hotel_de_Police.jpgLes assurances exigent quasiement systématiquement des dépôts de plainte pour remplir leurs engagements envers leurs clients. C'est ainsi qu'on peut être contraint de visiter certains "magnifiques" commissariats de Seine-Saint-Denis.

A Bobigny, à l'Hôtel de Police, l'unité de base pour calculer l'attente est l'heure. Pour un simple dépôt de main courante (car les flics refusent de plus en plus de prendre les plaintes, mais n'enregistrent que des mains courantes pour permettre à leur ministre de bidonner les "chiffres de la délinquance") il faut compter presque 3h. Ce n'est même pas qu'il y ait beaucoup de monde: juste un couple en attente avant soit, et c'est suffisant pour flinguer la moitié de sa journée. Heureusement, dans la salle d'attente trône une magnifique affiche: la Charte de l'accueil du public, dont l'article n°1 stipule que "l'accueil du public est une priorité de la police nationale". Heureusement que c'est une priorité, sinon il faudrait venir avec une tente et des vivres pour 3j avant de voir un fonctionnaire de police... On a la nette impression que la police cherche à vous décourager par cette attente. Quand vous allez aux nouvelles auprès du planton à l'accueil, il s'étonne: "Ah, mon collègue ne vous a pas encore vu?". Ben non. Des fois que je me serais découragé et que j'aurais décarré sans avoir le papier demandé par l'assurance, ça leur aurait évité 10 minutes de boulot. Ceci dit, quand on voit la saleté des bureaux et le caractère préhistorique du matériel, on comprend qu'ils ne soient pas pressés.

Toujours à l'Hôtel de police de Bobigny, une affiche avertit à l'accueil: "Aucune information ne sera donnée sur les gardés à vue". Et effectivement, une femme se fait éconduire lorsqu'elle demande si son mari est gardé dans ce commissariat. "Passez par votre avocat". Ben voyons. C'est bien légal et conforme aux Droits de l'Homme, ça, l'enfermement au secret?

A Bondy, l'attente est nettement moins longue, et l'accueil moins glacial. C'est la communication qui pèche passablement. Un fonctionnaire commence à prendre votre plainte, mais est interrompu alors qu'il doit avoir pratiquement fini par son supérieur: "pour ça, pas de plainte, juste une main courante". Depuis quand, pourquoi? "On a reçu des instructions du procureur de la République il y a 3 semaines". Le premier flic n'en savait strictement rien, il tombe des nues. C'est beau, l'efficacité de la police du capital.

A juste titre, les flics sont souvent perçus en Seine-Saint-Denis comme des Rambos se comportant comme une troupe d'occupation, agissant au faciès. Mais même quand on a la peau claire et qu'on vient en victime, on est reçu comme un chien dans un jeu de quilles. Et après ils s'étonnent d'être détestés...

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 13:59

Nous reproduisons ce communiqué de la FASE 93, qui pose quelques bonnes questions...

 

Communiqué de la FASE 93 -- Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique

 

Expliquez-vous Monsieur Bartolone !

Les liens politiques entretenus par Michel Alliot-Marie et François Fillon avec Ben Ali et Moubarak sont la traduction de leur mépris vis-à-vis des peuples qui se soulèvent contre les dictateurs. Ce gouvernement préfère s'acoquiner avec les grands de ce monde plutôt que de répondre aux aspirations populaires.

En revanche, une prise de position de Claude Bartolone, président socialiste du Conseil général de Seine-Saint-Denis, nous interroge.

Alors que la répression sanglante en Tunisie était à son sommet, que Ben Ali faisait tirer sur la foule à balles réelles, des voix s'élevaient dans le monde entier pour faire écho aux revendications des tunisiens, le 13 janvier Claude Bartolone, lui, déclarait au micro de BFMTV : "le Président Ben Ali  avait réussi à présenter aux tunisiens un compromis. Une marche plus lente que les pays occidentaux en direction de la liberté mais en échange l'éducation assurée pour les garçons et pour les filles, et l'association du peuple tunisien à un développement économique."

Ben Ali aurait donc, selon Claude Bartolone, instauré une marche vers la liberté? Il aurait en outre associé le peuple au développement économique ?

"C'est au président Ben Ali de trouver les conditions permettant de renouer les fils du dialogue". Voilà par quels mots Claude Bartolone concluait l'interview! Or le 13 janvier nous  étions déjà nombreux, aux côtés d'autres organisations de gauche et d'associations tunisiennes solidaires du mouvement, à demander la démission du dictateur, à faire écho à la volonté du peuple tunisien exprimée par le slogan: "Ben Ali dégage!"

Les femmes et les hommes de gauche, les écologistes, les militants associatifs, les tunisiens installés en France, sont en droit d'attendre des explications de la part de Claude Bartolone.

Le président du Conseil général doit aussi expliquer la signification de l'article du journal Le Point, daté du 12 janvier 2003 et encore présent sur son blog officiel: il y vante les relations privilégiées du régime tunisien avec un "cercle d'amis" parmi lesquels il figure.

Peut-il garder le silence? Même s'il n'a pas, à ce jour, de responsabilité gouvernementale, Claude Bartolone doit s'expliquer auprès de celles et ceux qui placent leurs espoirs dans la gauche.

Le 11 février 2011

 

Contact : fase93@lafederation.org

 

 

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:20

COMMUNIQUÉ DE PRESSE :

 

Assez de discriminations contre les Rroms en Seine-Saint-Denis !

 

En Seine-saint-Denis comme ailleurs en France, il n'y a pas de trêve hivernale qui éviterait pendant un temps l'expulsion de leur lieu de vie à ceux qui n'ont pas un toit "en dur". Les Rroms, cibles désignées par le discours de Grenoble, en font l’expérience permanente : expulsion d'un terrain occupé par un groupe de Rroms roumains à Tremblay-en-France, distribution d'OQTF (Obligations de Quitter le Territoire Français) sur un terrain à Saint-Denis… Mais à Montreuil, une demande d'expulsion vient d'être annulée par le TGI de Bobigny.


Les Rroms, citoyens européens, mais précaires parmi les précaires, ont-ils encore droit de cité parmi nous ?


Des comités de soutien composés notamment de voisins et d'enseignants, des associations, des partis, des syndicats du 93 dénoncent cette logique xénophobe et ces expulsions. Ils publient une Plateforme 93 de soutien aux Rroms occupant des terrains, où ils exigent de l'Etat et des collectivités territoriales des mesures tendant à garantir la liberté de circulation et les droits fondamentaux des personnes. Une logique de la solidarité qui a vocation à s’étendre, à d’autres forces et d’autres départements !

 

Signataires : Alternative libertaire 93, ASET 93, CIMADE IDF, CGT-Educ'action 93, Comités de soutien aux Rroms de Bobigny, Bondy, Bry et Noisy-le-Grand, Montreuil, Sevran-Temblay-Villepinte, EELV 93 , FASE 93, GIB (Groupe d'Intervention Bidonville) 93200, LDH 93, MRAP 93, NPA 93, RajgaNawak, RESF 93, Union Syndicale Solidaires 93, La Voix des Rroms....  Cette plateforme est soutenue par le GISTI

Individuels : Michèle Mezard (médecin), Isabelle Riem (soutien Rroms de Pantin)

 

CONTACT : plateforme93@gmail.com

 

 



PLATEFORME 93 DE SOUTIEN AUX RROMS OCCUPANT DES TERRAINS

 

Dans le cadre d'une politique marquée depuis plusieurs années par la stigmatisation des étrangers, le gouvernement a accéléré les destructions de campements et les expulsions de Rroms migrants. Dans un contexte de précarisation générale, où le chômage explose, où la pauvreté atteint de plus en plus de personnes, où le mal-logement persiste, l’Etat cible des catégories de population pour fabriquer de nouveaux « ennemis de l’intérieur », qu’ils soient jeunes de banlieue, Gens du Voyage ou Rroms, il exalte l’ « identité nationale » et le rejet de l’étranger, légitimé par le discours de N. Sarkozy à Grenoble et en voie d'être légalisé par le projet de loi sur la « sécurité intérieure » (LOPPSI 2), qui fournira les moyens d'une répression accrue. .

 

Pour autant, la situation des Rroms venant d’Europe de l’Est n’a guère changé depuis des années. En France, les destructions des campements et les expulsions collectives, organisées selon des critères ethniques ont commencé bien avant les annonces xénophobes de Nicolas Sarkozy au mois de juillet.  Les expulsions continuent, des cars de CRS accompagnés de bulldozers jettent dehors les habitants des terrains de fortune et des squats, rasent les maisons construites par leurs habitants, terrorisent des enfants et détruisent les formes de vie précaires qui s’y étaient organisées. Selon les déclarations d'Eric Besson à l'Assemblée nationale le 3 novembre dernier, sur 21384 personnes expulsées de France entre janvier et septembre 2010, 13241 (7472 retours forcés et 6769 retours "aidés")  concernent des Roumains et des Bulgares, soit près de 62%.

 

Mais une résistance s'organise. Le 4 septembre dernier, des manifestations dans toute la France ont rassemblé des dizaines de milliers de manifestants pour dénoncer la politique xénophobe et sécuritaire du gouvernement, condamnée aussi par des autorités religieuses diverses et des instances internationales comme l'Union Européenne et les Nations Unies. Localement aussi, une solidarité active avec les Rroms se manifeste. 


Nous, habitants de Seine-Saint-Denis, constatons les dégâts humains de cette politique : aggravation de conditions sanitaires, interruptions de scolarité, rupture des liens établis avec le voisinage et les associations, destructions des biens accroissant la précarité,...

Nous ne nous laisserons pas diviser et enfermer dans des catégories ethniques. Depuis des mois, avec les Rroms, nous (voisins, groupes locaux, associations) nous organisons en comités de soutien pour nous opposer aux destructions et aux expulsions, par exemple à Bobigny, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Denis, Tremblay-en-France… et réclamer la mise en oeuvre d'une autre logique politique en faveur des Rroms comme de l'ensemble des migrants accueillis sur notre sol. 

 

Nous exigeons de l’Etat :

- L’arrêt immédiat des destructions des terrains occupés et du harcèlement policier ;

- La fin des expulsions du territoire français ;

- La fin du régime transitoire qui empêche les ressortissants de Roumanie et de Bulgarie, pourtant citoyens européens,  d’accéder à l’emploi ;

- L’arrêt des discriminations et l’accès aux droits fondamentaux (séjour, emploi,  logement, santé, éducation).

 

Nous exigeons des collectivités territoriales (communes, département, région) :

-  Un engagement public aux côtés des Rroms menacés d’expulsion et une intervention directe auprès des propriétaires  tels que Réseau Ferré de France ou la Ville de Paris ;

- Une participation à la construction de solidarités locales indispensables pour que tous ensemble, nous obtenions des engagements et financements de l’Etat ainsi que de l’Union Européenne ;

- Des services minimums assurés aux familles, par la mise à disposition des terrains viabilisés (accès à l’eau potable, à l’électricité, à des toilettes propres, au ramassage des déchets…) afin de permettre des conditions de vie dignes ;

- La mise en place de la scolarisation des enfants, l’accès aux soins, dans des structures de droit commun (PMI, dispensaires,  …), la domiciliation des personnes ;

- La recherche de solutions locales en collaboration avec les familles concernées, dans le respect de leurs droits et libertés.

- La participation des Rroms à tous les aspects de la vie des communes, afin de favoriser leur expression culturelle et ainsi faire reculer les préjugés racistes.

 

 Signataires : Alternative libertaire 93, ASET 93, CIMADE IDF, CGT-Educ'action 93, Comités de soutien aux Rroms de Bobigny, Bondy, Bry et Noisy-le-Grand, Montreuil, Sevran-Temblay-Villepinte, EELV 93 , FASE 93, GIB (Groupe d'Intervention Bidonville) 93200, LDH 93, MRAP 93, NPA 93, RajgaNawak, RESF 93, Union Syndicale Solidaires 93, La Voix des Rroms....  Cette plateforme est soutenue par le GISTI

Individuels : Michèle Mezard (médecin), Isabelle Riem (soutien Rroms de Pantin)

 

CONTACT : plateforme93@gmail.com 

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