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  • : Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis
  • : Nous sommes des militant-e-s d'Alternative libertaire habitant ou travaillant en Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis). Ce blog est notre expression sur ce que nous vivons au quotidien, dans nos quartiers et notre vie professionnelle.
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Pour nous contacter: Alternative libertaire 93, BP 295, 75921 Paris Cedex 19 ou par e-mail (montreuil@al.org, saint-denis@al.org ou al93@al.org)

Vous pouvez nous rencontrer au marché de Noisy-le-Sec (2ème samedi de chaque mois, 11h-12h), au marché de la gare RER de Bondy (4ème samedi de chaque mois, 11h-12h), au marché Croix-de-Chavaux à Montreuil (2ème dimanche de chaque mois, 10h30-11h30) et à l'angle de la rue Gabriel Péri et de la rue de la République à Saint-Denis. Nous y vendons le mensuel Alternative libertaire.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 18:21

043.jpgKeith Haring: the Political line

Du 19 avril au 18 aout 2013 au Musée de l’art moderne de Paris (Palais de Tokyo) et au 104

 

Hasard du calendrier, Keith Haring aurait fêté ses 55 ans il y a peu. Artiste (mort) jeune, prolifique, il a inondé le monde de son style si particulier de 1979 à sa mort en février 1990.

En 2008, une exposition au Musée d’art contemporain de Lyon avait réunit ses œuvres du simple point de vue chronologique et présenté à part –déconseillé aux plus sensibles- des œuvres témoignant des visions apocalyptiques de Keith Haring (sida, nucléaire...).

 

Aujourd’hui, cinq années plus tard, c’est au tour de musées parisiens de présenter ses œuvres dans leur dimension politique, les réunissant autour de thèmes comme: le sida, le nucléaire, le racisme, la drogue... Rien de nouveau, mais c’est toujours un vrai plaisir à voir.

 

Le Musée d’art moderne présente environ 250 œuvres et une quinzaine de grands formats sont présentés au 104. On manque un peu de recul et d’espace au MAM. Les œuvres sont réunies chronologiquement ou thématiquement, mais les explications sont très limitées. Mais, on ne vient pas forcément les explications...

Un conseil: prendre un billet coupe file ou son mal en patience. En sortant à 15h30 du Musée, une queue de 100 mètres patientait pour rentrer (s’agglutiner) au MAM.

 

Sinon, rendez-vous en 2018 pour les 60 ans de l’artiste!

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 18:06

Quelques milliers de familles roumaines et bulgares (environ 10 000 personnes) vivent en Île-de-France depuis plusieurs années.

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’une « invasion » massive et brutale. Toutes fuient la misère et, pour les familles rroms, une discrimination redoutable dans leurs pays d’origine. Comme toutes les familles immigrées, elles cherchent un avenir pour leurs enfants. La plupart d’entre elles vivent dans des bidonvilles insalubres d’où elles sont régulièrement chassées, voyant détruites leurs maigres affaires, et brisés leurs efforts d'intégration (scolarisation, suivi médical…). Certaines communes continuent impunément à pratiquer des mesures discriminatoires comme le refus de scolarité, pourtant illégal. Les expulsions ne règlent rien. Les familles s’installent quelques kilomètres plus loin.

Leurs conditions de vie sont d’autant plus difficiles et indignes qu’on limite leur accès au travail et qu’on leur refuse l’accès à l’eau ou l’évacuation des déchets. Ce sont pourtant ces conditions de vie qui servent de prétexte à la

stigmatisation par des élus locaux ou nationaux ou qui expliquent le rejet de certains riverains, que certains irresponsables politiques attisent, au risque de conduire à d’odieux affrontements.

Malgré l'engagement de François Hollande alors qu'il était candidat à la Présidence de la République, la publication d'une circulaire au mois d'août 2012 requérant la recherche de solutions alternatives aux bidonvilles et la mission confiée à la DIHAL (Délégation Interministérielle à l’Hébergement et à l’Accès au Logement) pour sa mise en oeuvre, la situation de ces citoyens européens ne fait qu’empirer !

 

Pour les habitants des bidonvilles comme pour tous les sans-abri et mal-logés

Il est urgent de changer de politique ! Les solutions existent !

L’État, en lien avec les collectivités locales doit les penser et les construire à une échelle régionale avec les acteurs sociaux et surtout les intéressés eux mêmes.

L’État doit cesser immédiatement les destructions de bidonvilles, les expulsions du territoire français et supprimer les mesures transitoires qui limitent l'accès de ces familles à l'emploi. Il doit coordonner la mise en place concrète de solutions de relogement pérenne en lien avec les communes, les conseils généraux et le conseil régional (réquisitions de bâtiments vides, constructions de logements passerelles...), pour les habitants des bidonvilles comme pour tous les mal-logés. Des propositions pour l'accès aux droits fondamentaux (scolarisation, emploi, santé, …) sont également nécessaires. Des fonds européens destinés à la résorption de l'habitat indigne sont pour l'instant notoirement sous-utilisés.

Un relogement de ces familles et leur accompagnement social représenterait un effort dérisoire s'il était réfléchi avec elles et coordonné au niveau de la Région Île-de-France.

Nous demandons d’urgence un rendez-vous commun avec M. Jean Marc Ayrault, Premier Ministre, Mme Cécile Duflot, Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement, M. Alain Régnier, Délégué interministériel à l'hébergement et à l'accès au logement et M. Jean Daubigny, Préfet de la région d’Île-de-France, pour y porter les revendications et propositions des familles et des associations qui les soutiennent.

Le changement c’est urgent ! Le rendez-vous que nous demandons pourrait être le premier pas dans le nécessaire dialogue à instaurer entre toutes les parties concernées. Devra suivre rapidement une table ronde à l'échelle régionale rassemblant l’État, les collectivités locales, des représentants des familles et des associations pour la mise en place de solutions concrètes, dignes, pérennes et équitablement réparties sur le territoire francilien. Pour soutenir ces revendications et cette demande de rendez-vous, nous appelons à une

manifestation régionale le samedi 25 mai à 15h

au départ de la place Saint-Michel et en direction de l'Hôtel Matignon.

Associations, collectifs et syndicats : Association de Solidarité en Essonne avec les Familles Roumaines & Roms (ASEFRR), ASTI 93 (Clichy-Montfermeil), Comité de soutien aux Roms et Bulgares turcophones de Bobigny, Collectif de soutien aux droits des Rroms de Rosny, Collectif de Soutien aux Rroms du Val Maubuée (77), Décil -Démocratie citoyenne et citoyenneté locales (Mantes), Ecodrom93, Femmes Plurielles, Intermèdes Robinson, La voix des Rroms, Les Amis d’un Coin de l’Inde et du Monde (L.A.C.I.M), LDH 93, Merilin dans notre Ville (Noisy-le-Sec), MRAP 91, MRAP 93, MRAP 94, MRAP Nanterre, Équipe CCFD -Terre solidaire de St Denis, Registre des Citoyens du monde Paris 13, RESF 93, Réseau 1427 (Saint-Denis), Sortir du colonialisme, Union Syndicale Solidaires 91, Union Syndicale Solidaires 93

Organisations Politiques : Alternative Libertaire (AL), Europe Écologie-Les Verts (EELV) 93, Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche Anticapitaliste, Parti de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Tract-appel-25-mai.jpg

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 13:43

Manifestations samedi 16 mars 2013

 

DALLe 16 mars 2013 sonne le retour des expulsions de logements, l’angoisse pour des milliers de familles et de personnes d’être jetées sur le trottoir et d’y rester. Le changement de gouvernement n’a pas changé grand chose.

Depuis 2000 le nombre d’expulsions a doublé, comme le nombre de sans logis, à mesure que les loyers et l’immobilier ont flambé, que la précarité salariale, la pauvreté se sont étendues, que les prix de l’énergie, des transports, des soins, ou des produits alimentaires se sont emballés…

Le logement cher, c’est le résultat des politiques libérales, qui ont permis aux spéculateurs, aux bailleurs privés et aux milieux de l’immobilier de s’enrichir, sur le dos des salariés et des couches populaires : les profits locatifs ont grimpé de 70% en 10 ans.

Alors qu’il faudrait résolument baisser les loyers, cesser les expulsions, abroger les lois qui précarisent les locataires et le logement social, réquisitionner et mobiliser massivement les logements et les bureaux vacants, les résultats se font attendre, dans un contexte de rigueur budgétaire, de renoncements, de baisse de la construction de HLM.

Arrêt des expulsions !

Baisse des loyers et de l’énergie !

Un logement stable et décent pour tous !

Assez de paroles, des actes !

Quelques timides avancées ont été octroyées, comme l’arrêt des expulsions de prioritaires DALO, une promesse d’application de la loi de réquisition, l’annonce d’une future loi sur le logement, mais c’est très insuffisant pour réparer les dégâts des années d’or de la spéculation.

Nous appelons à nous mobiliser pour de vraies mesures en faveur du logement social, des locataires, des sans logis, des galériens du logement et pour exiger :

- L’arrêt des expulsions, de tout type d’habitation ;

- La baisse immédiate des loyers et des charges ;

- Le respect du DALO et du droit à un hébergement, avec un programme massif de mobilisation et de réquisition de logements et de bureaux vacants ;

- Le renforcement des droits des locataires, particulièrement le droit au maintien dans les lieux, la suppression des sous-statuts locatifs …

- La création d’un service public du logement pour : produire 200 000 vrais logements sociaux par an, agir contre la spéculation, lutter contre les taudis et les abus, faire respecter le droit au logement décent et accessible…

- L’abrogation de la loi Boutin et des mesures de marchandisation des HLM ;

- Pour financer les HLM nécessaires : doublement du plafond du Livret A et centralisation à 100% par l’Etat, suppression de la TVA et rétablissement du 1%.

A l’appel de la Plate forme logement des mouvements sociaux: AC !, ACDL, Advocacy, AFVS, ATTAC, Bagagérue, CAHL 94, CAL, CGL, CGT, CNAFAL, CNL, COPAF, CSF, Fondation Copernic, DAL, FSU, HALEM, INDECOSA, Jeudi Noir, MNCP, MRAP, Sud Santé Sociaux, USP, Union Synd. Solidaires, SAF, Synd. de la Magistrature, Collectif Logement 3e, Collectif Logement Paris 14e… Avec le soutien de: Les Alternatifs, Gauche Anticapitaliste, le Parti de Gauche

Manifestation nationale samedi 16 mars 2013 à Paris – rassemblement à 15h, place de la République, côté rue du Temple -

 

Saint-Denis: rassemblement 13h devant la mairie avant de partir à la manifestation parisienne

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 12:47

http://www.rfpp.net/banderolle5.jpg

 

Les politiques successives de subventions aux associations ont amené à la suppression de certaines subventions octroyées au radios associatives.


Les subventions sur projet, gérées par les conseils régionaux n’échappent pas aux politiques d’austérité et de désengagement de l’État.


Par ailleurs les subventions sur projet, leur attribution ou pas, ne sont pas exemptes d’un regard et d’un choix politique.


De ce contexte politique découle notre situation financière préoccupante, aggravée par les retards d’encaissement de la subvention d’aide à la diffusion, et les frais supplémentaires dus au rachat de notre émetteur.


Nous lançons une campagne d’appel aux dons et soutiens, et nous le faisons savoir à nos fidèles auditeurs.


Sans un apport financier certain, l’existence de notre radio, de votre radio sera remise en cause !


Alors, pour la première fois depuis notre existence, nous faisons appel à vous !


Alors si vous nous écoutez, nous suivez, faites partie des artistes que l’on reçoit dans nos émissions musicales, des intervenants qui viennent s’exprimer dans nos émissions culturelles, sociales ou politiques, faites savoir autour de vous que la "Voix des Sans Voix", risque la plus grave des maladies : L’extinction...


Pluriellement


FPP (site internet)


Pour envoyer vos dons : Radio FPP 1 Rue de la Solidarité 75019 Paris (Chèques à l’ordre de l’Association P.A.R.I.S)

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 20:40

100 000 logements pour les sans logis et DALO, tout de suite

http://droitaulogement.org/wp-content/uploads/2012/10/Wozniak.jpgA quelques jours de la trêve hivernale des expulsions, qui débute le 1er novembre, les expulsions s’accélèrent, y compris pour des prioritaires DALO. Or il n’y a plus de places d’hébergement, le système est engorgé, et les expulsés sont littéralement jetés sur le trottoir, parfois avec leurs meubles, comme on l’a vu à ROUBAIX le 18 octobre.

Pour exiger que soit mi fin à cette « violence sociale », c’est à dire l’arrêt des expulsions, et le lancement immédiat d’un plan de mobilisation/réquisition de 100 000 logements vacants, des sans logis, des hébergés à l’hôtel, des prioritaires DALO, des personnes expulsables ou expulsées, des anciens demandeurs, manifestent samedi à partir de 15h Place du palais Royal, à PARIS.

Après une marche des réquisitions durant laquelle seront dénoncés des immeubles vacants, les manifestants se rendront au Ministère du logement pour déposer des demandes de réquisition et demandent à être reçus.

Ils rappelleront ainsi à Cécile DUFLOT et au Gouvernement la nécessité de mobiliser ou réquisitionner en urgence 100000 logements vacants, appartenant à l’État, aux HLM, aux sociétés et aux riches particuliers, afin de loger 300000 personnes, car la crise s’aggrave, l’hiver approche, et les pauvres mesures prises par le Gouvernement n’y changeront rien.

Les sans logis sont prêts à passer la nuit et plus si nécessaire, pour obtenir :

- la mobilisation réquisition des logements vacants, car ils n’y en a jamais eu autant,

- l’application des lois en faveur des sans logis et des mal logés (Loi DALO, Droit à l’hébergement jusqu’au relogement, Loi de Réquisition …).

Le Professeur Albert JACQUARD, Mgr GAILLOT, Josiane BALASKO, Jean Michel BELORGEY … participeront à cette initiative, ainsi que des artistes et des musiciens, et lanceront une pétition pour les sans logis.

La plate forme logement des mouvements sociaux qui réuni 25 associations et syndicats soutient cette initiative.

WOZNIAK met ses oeuvres sur les sans abri à disposition de cette campagne, qui se poursuivra au delà de ce WE.

 

Contact: sec@droitaulogement.org - 06 46 30 64 37

Fédération Droit Au logement 29 Avenue Ledru Rollin 75012 Paris

Tél +331 40 27 92 98 • Fax +331 42 97 40 18• sec@droitaulogement.org http://www.droitaulogement.org/

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 21:13

Le droit pour de deux familles, comptant parmi elles des personnes gravement malades, d'avoir un abri est sacrifié à l'autel du droit de la propriété de l'Etat. Voilà comment on peut décrire la situation des familles Mocanu et Ursaru, qui occupent depuis février 2010 un pavillon à Neuilly sur Marne. Le pavillon, appartenant aux Services des bâtiments durables et éco-constructions, était délaissé et régulièrement squatté par des consommateurs de drogues, avant qu'il soit occupé par ces deux familles. Elles l'ont nettoyé et remis en l'état en faisant de nombreux travaux et aujourd'hui il ressemble aux autres habitations du quartier.

Ses occupants ont tissé des liens de bon voisinage et une des habitantes fait du bénévolat dans une épicerie sociale de la ville.

Malgré tout, le préfet de la Seine-Saint-Denis a demandé et obtenu en justice l'expulsion de ces deux familles, qui viennent de recevoir un commandement de quitter les lieux. Elles avaient déjà écrit au mois de mars 2012 au maire, pour lui demander un relogement, mais jusqu'à ce jour il n'a pas répondu. Dans le climat de "démantèlement de campements illicites", ces familles rejoindront-elles les autres sur des campements insalubres d'où elles seront continuellement expulsées?

Elles ont demandé au juge de l'exécution un délai afin de poursuivre leurs démarches afin de ne pas se retrouver dehors. Elles sont prêtes à payer un loyer et toutes les charges nécessaires à l'Etat, qui au lieu de remplir son obligation à offrir un logement, fait prévaloir son droit de propriété pour laisser cette maison vide.

Elles vous invitent à une conférence de presse chez elles, le dernier jour avant une possible intervention de la force publique qui les mettra dehors et qui mettra en danger leurs vies.

Conférence de presse le mardi 16 octobre à 11 heures, au 165, rue Paul et Camille Thomoux, 93 330 Neuilly-sur-Marne

Contact: Roberto Guerra 06.99.40.32.22

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 22:03

 



Viols collectifs aux Assises de Créteil  

Un jugement écœurant et révoltant !
 
 
RASSEMBLEMENT
lundi 15 octobre - 18h30
Devant le Ministère de la Justice - Place Vendôme – Métro Tuileries
  
 
 

Une fois de plus, justice n’aura pas été rendue ; une fois de plus, des victimes de viols, Nina et Stéphanie, n’auront pas été entendues, n’auront pas eu justice ; une fois de plus, des viols resteront impunis et des violeurs confortés dans leur haine des femmes.

 
Ce verdict scandaleux, après une enquête bâclée, est particulièrement grave.
 
Il renvoie les victimes au silence et au refus de porter plainte puisque ça ne sert à rien ! 10 % des victimes de viol portent plainte, 2 % des violeurs sont condamnés !
 
Il porte comme message : « Ne craignez rien, il est permis de violer puisque l’on ne sera pas puni ! ». Car, quand la justice n’est pas rendue, les conséquences sont réelles : les femmes ne portent plus plainte ; les violeurs continuent de commettre leur crime en toute impunité, la haine des femmes se propage. Ici, l'un des violeurs est poursuivi pour le meurtre de sa compagne, qui s’est produit 10 ans après les crimes de viol. Si la justice avait traité l'affaire plus rapidement, une vie aurait, peut-être, pu être sauvée ? 
 
Nous ne pouvons pas accepter une telle situation d’injustice. Nous devons faire entendre notre ras le bol de cette société où le corps des femmes est à prendre, qu’il s’agisse du viol ou de la prostitution. Nous devons exiger d’être entendues enfin et que tous les moyens soient mis en œuvre pour éradiquer le viol.
 
Retrouvons-nous le 15 octobre pour exprimer notre révolte. Faisons du 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes, un moment fort de mobilisation pour dire au monde entier  « Ca suffit !!! »

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 20:37

« Circuler – Quand nos mouvements façonnent les villes » :

une exposition aveugle à la conflictualité

 

http://www.citechaillot.fr/data/accueil/diaporama/456/large_home_circuler_c07f9.jpg

 

Dans son grand roman inachevé intitulé L’Homme sans qualités et dont le premier tome parut en 1930, l’écrivain d’origine autrichienne Robert Musil écrivait ceci : « On reconnaît les villes à leur démarche, comme les humains » (in L’Homme sans qualités, nouvelle éd. Seuil, 2004, tome 1, § 1, p. 27). C’est un peu le sujet de l’exposition « Circuler – Quand nos mouvements façonnent les villes » proposée, depuis le 4 avril dernier jusqu’au 26 août prochain, par la Cité de l’architecture et du patrimoine sise au Palais de Chaillot dans le 16ème arrondissement de Paris, à côté du Trocadéro (lien). D’après le supplément du Journal du dimanche n°3403 qui se présente sous la forme d'un quatre-pages expliquant la démarche de cette exposition, il y est dit, par la bouche de « l’architecte des gares » Jean-Marie Duthilleul, que les villes « sont des accumulations de richesses humaines, culturelles, économiques mais encore faut-il y accéder. Les villes ont deux composantes : l’une est statique et la seconde, mobile ». Du point de vue strict de la scénographie déterminant la forme d’une exposition mobilisant de nombreuses ressources iconographiques (photographiques, cinématographiques et vidéo, mais aussi maquettes) tout au long de ses neuf salles dédiées aux villes dynamisées par le développement des moyens de locomotion industriels (trains, voitures, avions), l’exposition « Circuler – Quand nos mouvements façonnent les villes » est une réussite. Induisant des déplacements marqués par une souplesse nécessaire à la réception des nombreuses informations historiques et techniques adressées aux visiteurs, ce beau travail fait quelquefois preuve d’un réel sens du montage dépassant la seule proposition d’extraits de films qui, se succédant sans réel rapport les uns à la suite des autres, serviraient alors de bien pauvres illustrations. La salle numéro 2 dédiée à « La voie ferrée » propose ainsi un astucieux montage cinématographique collant L’Arrivée du train en gare de la Ciotat (1895) des frères Lumière à un extrait de L’Homme à la caméra (1929) de Dziga Vertov. Dans la salle numéro 6 qui est entièrement dédiée au cinéma, les extraits de films comme Allemagne, année zéro (1947) de Roberto Rossellini tourné à Berlin, Le Voleur de bicyclette (1948) de Vittorio de Sica tourné à Rome, Los Olvidados (1950) de Luis Buñuel tourné à Mexico, Alice dans les villes (1974) de Wim Wenders tourné entre New York, l’Allemagne de l’ouest et Amsterdam, Io sono un autarchico (1978) de Nanni Moretti tourné à Rome et Central do Brasil (1998) de Walter Salles tourné entre Rio de Janeiro et le Nordeste sont montés en alternance avec un sens de la continuité godardienne (celui des Histoire(s) du cinéma réalisées entre 1988 et 1998) qui rend d’autant plus joyeux qu’il dégage et valorise la figure de l’enfant comme témoin privilégié des forces de désorientation de la ville. Enfin, entre les neuf salles, des passages piétons dédiés aux grandes métropoles (dans l’ordre et d’abord Bombay, San Francisco et Le Caire – les trois premières ouvrant l’exposition – puis Paris, Tokyo, Dakar et enfin Shanghai) assurent la liaison en tentant de projeter la problématique générale sur le plan international.

 

Le point aveugle de l’exposition :

l’absence idéologique de toute trace de conflictualité

 

Pourtant, l’exposition « Circuler – Quand nos mouvements façonnent les villes » n’est pas du point de vue politique ici défendu satisfaisante. S’il y a bien lieu d’insister sur la réussite plastique de son organisation scénographique « décongestionnée » et fluide, c’était pour signifier aussi que, sans elle, la visite aurait été guère supportable. En effet, ce sont trois problèmes majeurs soulevés par la perspective choisie qui, sur les plans tout à la fois idéologique, social et politique, finissent, parce qu’ils conjuguent leurs effets délétères, par ternir l’effort louable d’une entreprise profondément ambigüe. En premier lieu, l’articulation entre les salles a été pensée sur le mode consensuel de l’histoire linéaire, comme si nous n’étions jamais sortis d’un cadre philosophique historique foncièrement évolutionniste (Walter Benjamin et Siegfried Kracauer, après Friedrich Nietzsche, l’auraient qualifié d’« historiste » ou d’« historiciste »), et fondamentalement bourgeois dans son essence. Cet évolutionnisme a effectivement servi à valoriser un développement historique marqué par la confusion entre le progrès social et le progrès technique, le second alors autorisé par l’époque industrielle qui a vu le décollement de l’économie capitaliste. Evolutionnisme, progressisme, industrialisme, historicisme : l’exposition surinvestit la pseudo-synonymie entre des termes hétérogènes mais dont la promotion a accompagné et légitimé l’hégémonie idéologique de la classe bourgeoise quand elle est devenue dominante à partir de la fin du 18ème siècle. Et cette hégémonie se voit ici doublement relayée par le rejet hors du temps des époques humaines datant d’avant le Moyen-âge (comme si la concentration urbaine était une invention quasi-capitaliste, ignorant de fait l’invention de la polis à l'époque de la Grèce antique), ainsi que par un « occidentalocentrisme » bien marqué (comme si la ville existait prioritairement dans le monde occidental, rejetant les autres mondes ou aires continentales dans une nébuleuse indistincte) et pas vraiment relativisé par les « passages piétons » consacrés au Caire ou à Dakar.

 

Puisque le premier problème est d’ordre idéologique, on ne s’étonnera donc pas que les domaines du social et du politique suivent logiquement, en tant qu’expressions concrètes des abstractions d’une pensée idéaliste bourgeoise enivrée de progrès et de technique au point d’en oublier les contradictions qui la structurent de part en part. Ainsi, l’expurgation de toute forme de conflictualité dans cette exposition représente le terrible symptôme d’une vision de l’urbanisme qui sacrifie tout aux modèles techniques successifs (machiniques et désormais numériques), en effaçant ainsi tranquillement plus de deux siècles de luttes de classes qui ont  précisément eu la ville comme terrain d’affrontement, des canuts de Lyon en 1831 aux communards de Paris en 1871 en passant par les révoltes urbaines des ghettos étasuniens de Los Angeles à Detroit durant les années 1960, jusqu’à la Commune de Shanghai au démarrage de la Révolution culturelle chinoise à la même époque. L’incidence du développement des voies ferrées dans l’invention de la banlieue conjuguée à l’entreprise actuelle de relégation toujours plus loin dans le périurbain (succédant ainsi historiquement aux faubourgs) des classes populaires au bénéfice des classes bourgeoises réinvestissant les centres-villes sont des réalités socio-économiques ici jamais interrogées. Le fait encore que la configuration métropolitaine en Amérique du sud s’établisse, non plus sur un plan horizontal mais sur un mode vertical, avec les classes dominantes qui occupent les hauteurs des villes quand les classes dominées vivent entassées dans les bidonvilles tout en bas des collines, n’est pas davantage questionné. Comme n’est pas non plus source de questionnement la double dynamique complémentaire de l’agrégation (volontaire) des classes bourgeoises et de la ségrégation (involontaire) des classes populaires, telle qu’elle est magistralement décrite dans les travaux sociologiques des chercheurs Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. On pourrait encore évoquer les phénomènes (par exemple analysés par Eric Maurin) de séparatisme subi ou désiré entre diverses fractions des classes populaires, inégalement dotés en ressources matérielles et symboliques (les classes populaires stables s’éloignant des classes populaires "instables" identifiées comme agents privilégiés du déclassement). On pourrait enfin s’intéresser à l’autre bout du spectre social et urbain, et mentionner les ouvrages de Mike Davis qui montrent comment les entreprises de rénovation des grandes métropoles occidentales (particulièrement étasuniennes) cherchent à façonner un environnement totalitaire, expurgé de toute forme de mixité sociale. On en profitera ici pour dire que la salle numéro 4 consacrée aux utopies urbaines, marquée par une citation de la Chartes d’Athènes (1941) et un agrandissement d’un photogramme de Metropolis (1927) de Fritz Lang (cf. Des nouvelles du front cinématographique (63) : Metropolis de Fritz Lang (I) ; Des nouvelles du front cinématographique (64) : Metropolis de Fritz Lang (II)), aurait dû être complétée de manière dialectique par une salle montrant l’envers utopique, autrement dit la « dystopie » que peut aussi offrir la grande cité hypermoderne et capitalistique à la Blade Runner (du nom du long-métrage de science-fiction réalisé en 1982 par Ridley Scott).

 

Antidialectique muséale

 

L’absence de dialectique, logique en regard de la volonté consensuelle exprimée dans cette exposition d’absorber ou de reléguer hors-champ toute trace de conflictualité, vient ainsi signer une entreprise de négation symbolique de la question de la lutte des classes. Négation qui peut encore se manifester dans la promotion, apolitique et amnésique, de la figure historique du baron Haussmann, architecte et urbaniste qui aurait seulement été intéressé par le progrès alors que ses aménagements parisiens en grands boulevards présentent la perspective militante (alors appelée « embellissement stratégique ») de la neutralisation des barricades ayant marqué les journées de la guerre civile et de la révolution manquée de février puis de juin 1848. L’ultime élément social venant parachever cette présentation des ambiguïtés de l’exposition « Circuler – Quand nos mouvements façonnent les villes » concerne la réalité actuelle des mouvements individuels et collectifs modelant ou modelés par nos villes. Mis à part le texte introductif à l’entrée, il ne sera plus jamais question du caractère inégalitaire d’une mobilité qui est très loin d’être partagée par tous les citadins (comme on est loin de la fluidité offerte par les réseaux vantés par le sociologue "postmoderne" Manuel Castells). Déjà que l’exposition ne se demande même pas pourquoi les tramways, qui ont dominé le paysage urbain entre 1850 et 1930, ont été effacés avant leur retour depuis les années 1980 parce que le lobby de la bagnole a fait son œuvre en inféodant à ses intérêts très particuliers (et avec le coût écologique actuel que l’on connaît) les politiques de réaménagement urbain de l’après-guerre. Il ne fallait donc pas attendre en ce lieu l’affirmation politique de la lutte contre les inégalités urbaines (en termes d’habitat, d’espaces publics et de mobilité) qui passe forcément par l’affrontement avec les forces capitalistes et leur nécessaire neutralisation. Et ce d’autant plus que la dernière salle de l’exposition est entièrement dévolue à la présentation promotionnelle et donc publicitaire des futurs grands projets high-tech portés par les entreprises industrielles financièrement les mieux côtées (Bouygues, Siemens, PSA, Samsung, Aéroports de Paris, etc.). Que les classes populaires circulent, il n’y a rien à voir pour elles dans une exposition consacrée à la valorisation muséale et culturelle des mouvements du capital tels qu’ils ont façonné les villes que ces dernières habitent de moins en moins. Comme l’a écrit Walter Benjamin dans son ouvrage inachevé sur les passages parisiens, « avec l’ébranlement de l’économie marchande nous commençons à percevoir les monuments de la bourgeoisie comme des ruines bien avant qu’ils ne s’écroulent » (in Paris, capitale du XIX siècle : le livre des passages, éd. Cerf, 1989, p. 46).

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 06:00

Pour la première fois, la police parisienne ouvre au grand public ses archives de la rafle du Vel d'Hiv dans une exposition qui se tiendra à la mairie du IIIe arrondissement du 16 juillet au 15 septembre prochains.

Listes de juifs arrêtés, comptabilité de leurs biens saisis, notes des RG sur l'état d'esprit de la population... La préfecture de police de Paris expose ses archives de la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942. Des documents uniques sur cette tragédie.

Il y a 70 ans, le 13 juillet 1942, la préfecture de police, sur ordre des nazis, mobilise des milliers de policiers dans Paris et en banlieue pour "l'arrestation et le rassemblement d'un certain nombre de juifs étrangers" au Vélodrome d'Hiver.

Le 16 juillet 1942, l'état-major de la préfecture signale que "l'opération contre les juifs", commencée à 04H00 du matin, est "ralentie par beaucoup de cas spéciaux : beaucoup d'hommes ont quitté leur domicile hier ; des femmes restent avec un tout jeune enfant ou avec plusieurs ; d'autres refusent d'ouvrir, il faut faire appel à un serrurier (...) l'opération est lente".

Le 17 juillet 1942 à 22H15, un cri d'alarme transparaît à travers la froideur administrative d'une note policière : "Mme Gautier, infirmière de service au Vélodrome d'Hiver, téléphone sur le conseil du secrétariat du préfet de la Seine pour demander à la préfecture de police de mettre à sa disposition des couvertures, bassines et cuvettes dont les internés ont le plus grand besoin". Selon les historiens, les conditions de vie étaient épouvantables au Vel d'Hiv.

Le 21 juillet 1942, encore une note qui détaille le bilan des "opérations de ramassage des juifs" : "Hommes 3.118, femmes 5.919, enfants 4.115, soit au total 13.152 arrestations".

Enfin, le 22 juillet 1942 au matin, un sec télégramme signé "Lambeau" informe : "08H40 - Opérations terminées définitivement au Vel d'Hiv à 08H30 - Vel d'Hiv évacué en totalité". "La base tiquait"

Les Allemands espéraient arrêter 27.427 juifs à Paris et en petite couronne. Au total 13152 personnes furent déportées.

Moins d'une centaine de ces raflés reviendront d'Auschwitz. Aucun enfant.

"Les notes des Renseignements généraux (RG) de l'époque montrent que la rafle a été très mal perçue par la population" témoigne le commissaire de l'exposition, Olivier Accarie Pierson. "C'était la première fois que tout le monde était arrêté, femmes, enfants et vieillards inclus. Du coup de nombreux policiers avaient fait fuiter l'information la veille de la rafle. Les Allemands étaient furieux", selon Olivier Accarie Pierson.

Outre les rafles, les archives qu'il a longuement parcourues - celles du IIIe arrondissement uniquement, les autres étant passées au pilon à la Libération - racontent la vie sous l'Occupation : "On voit que les gens volent des couvertures, de la nourriture, des tickets de rationnement, du charbon...", détaille M. Trémil, frère du commissaire de l'exposition qui a échappé à la rafle. "La France était exsangue, pillée par les Allemands (...) A Paris, les gens crevaient de faim. C'était l'obsession permanente : trouver à manger", narre le commissaire Françoise Gicquel, responsable du département patrimonial à la préfecture de police.

"Je pensais que les RG allaient caresser le pouvoir dans le sens du poil, mais pas du tout !", s'étonne-t-il. "La hiérarchie collaborait, mais la base tiquait", résume le commissaire Gicquel.

Un peu d'Histoire

Il y a 70 ans, les 16 et 17 juillet 1942, 13.152 Juifs étrangers réfugiés en France étaient arrêtés à Paris par la police française, dont 8.160 enfermés au Vélodrome d'hiver, près de la Seine (XVe), lors de la plus grande rafle de Juifs en France pendant l'Occupation.

Selon Serge Klarfeld, président de l'Association des fils et filles de déportés juifs de France, 1.129 hommes, 2.916 femmes et 4.115 enfants furent entassées au Vel d'Hiv pendant quatre jours.

La quasi totalité des 13.152 des Juifs raflés à Paris furent déportés. Parmi ceux du "Vel d'Hiv", moins d'une centaine - aucun enfant - survécurent, souligne Serge Klarsfeld.

Ils furent ensuite emmenés dans les camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers (Loiret), quelque 3.000 enfants en bas âge étant brutalement séparés de leurs parents déportés les premiers. Les enfants furent ensuite déportés entre le 17 et 31 août à Auschwitz.

Autre exposition à Paris

"C'étaient des enfants": une exposition gratuite sur la déportation et le sauvetage des enfants juifs à Paris, riche de témoignages et de documents inédits, ouvrira ses portes mardi à l'Hôtel de Ville, jusqu'au 27 octobre.
Organisée à l'occasion du 70e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, cette exposition est le fruit d'un travail d'une quinzaine d'années mené par la collectivité parisienne et d'une récolte minutieuse d'informations, notamment dans les écoles, collèges et lycées

 

Commémoration de la rafle du Vél’ d’hiv’ dans le 20ème

16 juillet 2012 - Comité Tlemcen/Mairie du 20ème

 Quatre rassemblements:

 - 10h30 : square Edouard Vaillant :

   - parole d’un témoin ;

   - lecture des 133 noms des enfants (les tout-petits, trop petits pour avoir été scolarisés )

- Devant l’ancien Commissariat.

   - 11h00 : rassemblement Cour de la Métairie (métro Pyrénées) :

   - 12h 00 : rassemblement devant la Bellevilloise, rue Boyer :

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 18:59
 

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L’urgence sociale

 

Une majorité de citoyens, de salariés ont permis à la France de se débarrasser de Nicolas Sarkozy. L’élection de François Hollande et la mise en place d’un nouveau gouvernement découlent d’une forte aspiration à un changement de politique économique et sociale. Elle s’était déjà exprimée dans les mobilisations sociales en 2009, 2010 et dernièrement lors du 1er mai 2012 pour la justice sociale. Répondre aux besoins sociaux, est une condition pour sortir de la crise ! Des espaces s’ouvrent, il faut que les salariés les investissent ! Le contraire hypothèquerait les possibilités de changements réels.  

La CGT souhaite agir avec les salariés pour la prise en compte de mesures de progrès social indispensables pour sortir de la crise…


Un véritable changement passe par la création d’emplois, l’augmentation des salaires, la reconnaissance du travail, de son contenu et de sa finalité, le développement des services publics sur l’ensemble du territoire, un haut niveau de protection sociale et une véritable politique industrielle.

 

La CGT se félicite de l’organisation en juillet d’une conférence sociale. 


Il est donc nécessaire que des attentes s’expriment vis-à-vis de mesures sociales qui seront prises par le gouvernement ainsi que sur les chantiers qui seront -ouverts pour des changements en profondeur.


Nous sommes convaincus qu’après des années de politiques régressives dans les domaines de l’emploi et du pouvoir d’achat, des réponses structurelles sont indispensables en matière de reconnaissance du travail, de réforme de la fiscalité, de contrôle des aides publiques aux entreprises et d’incitation à l’investissement dans le tissu économique

 

En Île-de-France, de nombreuses entreprises annoncent des suppressions d’emplois, des fermetures de site. Les propositions des salariés, organisations syndicales doivent être entendues, prises en compte !. Il ne faut pas séparer l’économique et le social. La CGT demande que le débat au cours de la conférence dite sociale ne soit pas enfermé dans le carcan d’un cadre économique qui resterait pour l’essentiel inchangé. Il faut arrêter de considérer le travail comme un coût. Au contraire, il est un facteur producteur de richesse et dynamisme économique !


La CGT considère important, dans ce contexte, que la conférence sociale débouche sur des mesures aptes à relancer notre économie. Elle estime indispensable que toutes les questions traitées le soient en présence des ministères compétents. C’est la condition pour modifier le cadre économique dans lequel se posent les problèmes d’emploi, de pouvoir d’achat, de protection sociale et de conditions de travail notamment.

 

A l’occasion de la tenue de la conférence sociale, dans les entreprises, les localités, faisons entendre nos revendications.

Agissons pour :

- Porter le SMIC a 1700 euros brut / mois comme base des grilles des salaires.

- Augmenter les salaires, les points d’indice dans la Fonction Publique, les pensions et les minima sociaux.

 

- Contrôler les aides publiques aux entreprises.


- Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements.


- Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires.

- Stopper les suppressions d’emplois.

- Développer les politiques publiques et les moyens des services publics.

- Réformer la fiscalité en profondeur, créer de nouvelles tranches d’impôts pour

les hauts revenus.


- Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour l’investissement productif.

 

- Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les para-dis fiscaux.

- Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique.

- Conquérir dans l’entreprise, de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés.

- Ramener l’âge de départ à la retraite à 60 ans à taux plein, pour tous

 

 

Pour sortir de la crise, il faut répondre aux urgences sociales !

 

Manifestation Jeudi 28 juin 2012

14h M° Varenne vers le MEDEF

 

 

Union Régionale CGT Île-de-France

263 rue de Paris, case 455, 93514 Montreuil cedex Tél.: 01 48 18 83 92 - Fax : 01 48 51 68 97 - Email: urif@cgt.fr - www.urif.cgt.fr

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