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  • : Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis
  • : Nous sommes des militant-e-s d'Alternative libertaire habitant ou travaillant en Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis). Ce blog est notre expression sur ce que nous vivons au quotidien, dans nos quartiers et notre vie professionnelle.
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Vous pouvez nous rencontrer au marché de Noisy-le-Sec (2ème samedi de chaque mois, 11h-12h), au marché de la gare RER de Bondy (4ème samedi de chaque mois, 11h-12h), au marché Croix-de-Chavaux à Montreuil (2ème dimanche de chaque mois, 10h30-11h30) et à l'angle de la rue Gabriel Péri et de la rue de la République à Saint-Denis. Nous y vendons le mensuel Alternative libertaire.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 10:31

Le 100 éme JOUR D’OCCUPATION DES « ROTOS 93 » !


http://ts3.mm.bing.net/images/thumbnail.aspx?q=4943100021506114&id=f568cdcbf66941d70b61080a4447219a

 

Les cent jours, c’est le bilan, celui d’un combat mené par les salariés de « ROTOS 93 » depuis l’arrêt de leur imprimerie le 31 mai dernier. 

Les cent jours, ce sont aussi cent nuits à occuper les locaux pour démontrer leur détermination à ne pas lâcher le morceau aussi facilement que le voudraient les responsables d’un dépôt de bilan organisé.

Cent jours et cent nuits pour que les rotatives de l’imprimerie de Blanc-Mesnil tournent à nouveau et jette l’encre sur un projet industriel fiable avec des perspectives pérennes de développement.

Au bout de ces cent jours, le bilan des « Rotos 93 » est positif. L’objectif reste toujours le même : trouver une solution avec les salariés de l’imprimerie.

Pour y arriver, cela exige un soutien encore plus important de tous les acteurs.

Tous ceux qui peuvent contribuer à tout niveau à la reprise de l’imprimerie de  Blanc-Mesnil sont invités à venir soutenir les « ROTOS 93 » dans leur entreprise.
 

 

Les cent jours pleins d’avenir  

samedi 8 septembre 2012 !

3 rue du Parc – 93150 Le Blanc Mesnil.

 

A partir de 11 h, les « ROTOS 93 » accueilleront en toute fraternité et convivialité toutes les personnes pour qui le redressement productif c’est maintenant et partout !

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 23:34

ROTO 93, 70 jours d’occupation


http://livreparisien.com/local/cache-vignettes/L77xH100/rubon65-7a8fe.gif70 jours et 70 nuits que les salariés de Roto 93 occupent leur entreprise pour contester sa fermeture, pendant que leur ancien patron se la coule douce dans sa villa de la Costa Azahar entre Barcelone et Valence.

Ce patron voyou, trouve tout à fait normal de laisser 24 familles sur le carreau après avoir fait son beurre sur leur dos pendant plus de 20 ans. Et bien eux ne l’entendent pas de la même oreille et exigent des moyens pour la reprise de leur activité et une juste indemnisation de leur préjudice.

Pour ce faire, et au-delà de leur ténacité, ils ont besoins de moyens et de solidarité pour continuer leur action dans les meilleures conditions possibles.

Bien sur, ce monsieur a pensé prendre toutes les mesures nécessaires pour cadrer juridiquement sa retraite dorée espagnole, qu’il pense certainement avoir méritée, sans se soucier des « dommages collatéraux » pour ses ex « collaborateurs ».

Il n’en est rien ! Mais la procédure est longue et couteuse et les salariés en lutte, inscrits à Pôle Emploi se trouvent fragilisés tant financièrement que dans leur vie de famille.

Ils ne cherchent pas une prime à la valise. Au contraire, ils se battent depuis maintenant plus de 2 mois pour leurs emplois, quitte à reprendre eux-mêmes leur entreprise.

A la CGT, le mot solidarité à un sens. Chaque camarade en fait ou fera la démonstration en apportant son soutien aux « Roto 93 » par tous les moyens à sa disposition en cette période estivale.

Adressez vos dons au syndicat qui transmettra, ou mieux encore, en allant leur remettre sur place 3 rue du Parc – 93150 Le Blanc Mesnil.

Et transmettez vos messages de soutien au syndicat ou sur leur page Facebook http://www.facebook.com/rotos93.

Paris le 8 août 2012

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 20:39

Parfois, le racisme vous tombe dessus. Sans crier gare.

 

Comme une courte mais intense giboulée, une trombe d'eau qui, paradoxalement, vous essore, vous sèche. Comme une sournoise déjection canine sur laquelle vous glissez, au risque de déraper, de flancher, peut-être de tomber. Parfois, le racisme vous tombe dessus, sans prévenir. Comme toujours. Bien sûr, vous n'ignorez pas qu'en tant qu'enfant de parents d'origine algérienne et donc « d'ascendance migratoire et coloniale » (pour reprendre la bonne terminaison de la sociologue Nacira Guénif-Souilamas), vous êtes forcément susceptible d'être le destinataire à répétition de signes relevant d'attitudes racistes à votre égard, et dont la banalisation informe indubitablement de sa domination en tant que rapport social systémique. En même temps que ces émissions de signes, intempestives et spontanées, plus souvent implicites qu'explicites, parfois même inconscientes ou involontaires, restent nimbées d'un indécidable : s'agit-il réellement de signes dénotant un comportement raciste à mon adresse ou bien mon hypersensibilité à ce sujet est-elle à ce point développée qu'elle peut nourrir une vague paranoïa alimentant une surinterprétation des signes à mon égard ? Autre manifestation (dialectique) de la banalisation du racisme qui, par-delà son irrégularité déterminant l'intermittence phénoménologique de ses apparitions, se soutient perpétuellement de la paranoïa des personnes qui occupent la position de destinateurs de signes racistes, comme elle se soutient structurellement aussi à travers la paranoïa herméneutique de leurs destinataires. Le réel est rationnel disait Hegel. Il est relationnel, affirmait après lui Pierre Bourdieu. Tel est le racisme, réel pour autant qu'il est tout à la fois rationnel et relationnel. Comme l'a très bien dit aussi Pierre Tévanian dans son ouvrage intitulé La Mécanique raciste, le racisme détermine également une esthétique : c'est une manière sociale de sentir, de faire que les uns (celles et ceux qui, à un bout du manche raciste, bénéficient activement de la domination raciste) se sentent bien ensemble à justement ne pas bien sentir les autres (celles et ceux qui, à l'autre bout du manche racial, sont assujetti-e-s au stigmate raciste). A mal les sentir. Alors, logiquement, vous vous sentez mal quand une manifestation phénoménale de racisme vous est adressé. Mais, vous ne vous sentez pas davantage bien quand le raciste cherche en vous, malgré vous, la connivence minimale à partir de laquelle légitimer son discours raciste, oubliant, mieux déniant le fait même que vous êtes racisé. Quand le raciste cherche à vous mouiller. Servir de caution, à votre corps défendant, au discours raciste affligeant ces autres dont vous devenez, grâce au raciste qui vous invite dans cette ronde immonde, l'un des ces uns qui bénéficient du rapport social raciste, c'est ce qui vous est arrivé avant-hier. Sécher celui qui a tenté de vous mouiller a été le moment éthique de vérification de vos convictions politiques radicalement antiracistes.

 

Le véhicule de l'antisémite

 

Ces considérations ne sont certes pas d'une extrême originalité, et il n'est pas dans l'optique de ce texte d'établir fastidieusement une nouvelle analytique de la phénoménologique raciste. On trouvera ici seulement l'expression circonstanciée de l'affirmation subjective d'une éthique qui commande et soutient quelques principes d'orientation politique, quand règne l'obscur. Il se trouve en fait que, durant la journée ensoleillée d'avant-hier, vous avez eu directement affaire à une variante bien connue du racisme – l'antisémitisme – dont la frontale affirmation s'est détestablement employée à vous incorporer dans le simulacre de démonstration de la thèse raciste, puisqu'elle s'est déployée à partir de l'implicite considération que vous ne pouviez qu'accepter, voire partager son expression. La situation est la suivante : après une longue journée de travail subordonné, vous rentrez chez vous. Le long de la route jouxtant le trottoir que vous prenez habituellement sur le chemin du retour, passe le bus que vous connaissez bien pour l'emprunter tous les jours de la semaine travaillée entre votre appartement et votre entreprise. Vous vous félicitez aussi du fait, assez rare pour le souligner, que le véhicule ralentisse entre deux arrêts afin de vous prendre généreusement avec lui. Vous connaissez cette situation, plutôt vous la reconnaissez parce que vous savez qui conduit le bus à ce moment-là. Il s'agit du sympathique conducteur de bus dont l'amusante prolixité vous avait convaincu de discuter préalablement avec celui-ci, presque systématiquement depuis, ou bien à chaque fois que vous bénéficiez de la gentillesse de cet homme qui prend dans son véhicule des usagers, quand bien même ces derniers se situent entre deux arrêts motivant le protocole des entrées et sorties des voyageurs. Le bonhomme est suffisamment disert pour solliciter la conversation avec plusieurs de ses voyageurs, et vous êtes l'un de ceux-là. Le chauffeur ne craint pas de vous chauffer en abordant des sujets politiques aussi divers que les partis politiques en course pour diverses élections ou les soulèvements des peuples du Maghreb et du Machrek auxquels il avoue se reconnaître avec d'autant plus de facilité qu'il est originaire de l'un de ces pays engagés par la poussée révolutionnaire et démocratique à s'inscrire dans ce que d'aucuns ont appelé « le printemps des peuples arabes » (L'hirondelle arabe fait le printemps (précoce) des peuples révolutionnaires). Vous vous rappelez alors que la dernière conversation avait été lestée de considérations vaguement ambiguës concernant l'intérêt géopolitique de l’État d'Israël à ne pas soutenir la démocratisation de régimes politiques dont l'une des imprévisibles résultantes pouvait déboucher sur le soutien, autrement plus actif qu'à l'époque autoritaire ou dictatoriale, au peuple palestinien dans son juste combat pour l'abolition de la domination qu'exerce Israël sur son destin. Si la considération était, sur le plan strictement géopolitique, plutôt susceptible d'être partagée par vous, elle était empreinte malgré tout d'une pénible insistance concernant les Juifs comme catégorie censément explicative de ces rapports de force géopolitiques déterminant la « poudrière » que seraient, d'après les médias dominants, le Moyen-Orient. Ce que vous avez cru (ou bien ce que vous avez dénié reconnaître) être de la balourde insistance, au risque de la confusion entre antisionisme (au sens de la critique radicale du projet étatique et colonial au cœur de la fondation historique d'Israël) et antisémitisme (au sens de la haine contre toutes les personnes identifiées comme juives) recouvrait en fait l'établissement d'une identité structurale et sans reste entre Israël et Juifs. Voilà la machine qui alors vous véhiculait en direction de votre appartement : la machine antisémite.

 

« Je sais bien, mais quand même » : le désaveu fétichiste de l'antisémite

 

La critique radicale d'une politique étatique au nom de l'émancipation générale (des Juifs et des Arabes, des Israéliens et des Palestiniens) représentait en réalité le leurre sur lequel vous avez cédé et à partir duquel votre interlocuteur a pu tranquillement déballer et enchaîner tous les plus infâmes clichés concernant, entre autres, la morgue des Juifs envers les « Gentils » qui d'après la Torah devraient être leurs esclaves entièrement dévoués, la mainmise intégrale de tous les médias sans exception aucune dans l'escarcelle juive, la pseudo-sainte alliance entre sionistes et nazis pour précipiter la création de l’État d'Israël, enfin l'inexistence des chambres à gaz qui serait censée prouver l'empathie hitlérienne pour le projet sioniste puisque le projet d'extermination acté lors de la conférence de Wannsee en 1942 (en fait un leurre narratif rétrospectif dont la portée idéologique servirait mondialement la domination juive) aurait masqué l'entreprise nazie de déplacement des populations juives à destination de la Palestine. Voilà les propos que le conducteur du bus vous jette à la figure, sur son lieu de travail qui est un espace public rempli d'usagers, et il vous faut un bon moment avant de comprendre ce qui vous arrive réellement. L'effroi est en ce cas en effet un peu compliqué : il y a d'une part la multiplication de prises de position antisémite à votre adresse, et d'autre part vous saisissez que ce moment interlocutoire a pour fonction symbolique, mais plus encore idéologique, de vous incorporer à une stratégie discursive dont le but est de faire de vous le point nodal à partir duquel justifier la pseudo-véridicité du propos antisémite. Du coup, à chaud, échauffé par le chauffeur qui tente de vous mouiller, vous en profitez pour sortir à votre tour tous les arguments en votre possession pour clouer le bec du faux sympathique et vrai antisémite. Inutile, vous moulinez autant d'air que votre interlocuteur brasse. Et vous vous saisissez mieux, parce qu'il s'agit juste de votre vie à ce moment-là, de l'horrible perversité du discours antisémite. Comme l'a montré à plusieurs reprises dans son travail philosophique et psychanalytique Slavoj Zizek (citons par exemple le chapitre « Entre les deux fétichismes » de son ouvrage intitulé Après la tragédie, la farce ! Ou Comment l'histoire se répète), l'antisémitisme repose sur la logique du « désaveu fétichiste ». Autrement dit du déni freudien dont la formule, établie définitivement par Octave Mannoni, reste : « Je sais bien, mais quand même » (Des nouvelles du front cinématographique (23) : White Material de Claire Denis). L'antisémite sait très bien qu'il l'est, mas quand même, il se dira consensuellement antisioniste et ami de la cause palestinienne. L'impossibilité pour l'antisémite de s'avouer comme tel, au-delà des interdictions posées par la loi, aura été particulièrement bien incarnée ces derniers temps par la figure du triste pitre Dieudonné. Elle l'est tout autant par notre homme, dont l'antisionisme est le paravent ou le masque à partir duquel faire émerger un vieux fonds antisémite dont vous remarquez, en passant, le faible renouvellement sur le plan argumentatif et discursif. C'est le moment pour vous de répondre dialectiquement : de même qu'il soit nécessaire de refuser d'amalgamer le mot juif en le subsumant sous la réalité étatique israélienne (pour parler comme Alain Badiou dans Circonstances, 3. Portées du mot "juif"), il est tout autant nécessaire de ne pas céder sur le confusionnisme idéologique au nom duquel il faudrait également amalgamer antisionisme et antisémitisme afin de refuser de critiquer les politiques coloniales et discriminatoires d'Israël à l'encontre du peuple palestinien. D'où que l'antisémite et le sioniste se rejoignent, bien que leurs intérêts soient manifestement divergents, en ceci que la pratique de l'argument rationnellement réfutable doive être neutralisée en vertu de l'affirmation d'une même passion réactive. Puisque vous décidez d'occuper fermement la position de l'émancipation (la seule qui soit, en toute situation particulière, universelle), vous savez opérer les dissociations (les « désidentifications » comme le dirait Jacques Rancière : cf. Des nouvelles du front cinématographique (67) : Les Chants de Mandrin) au nom desquelles les termes (antisionisme et antisémitisme, Israël et le Juifs) ne sont pas synonymes, puisque les réalités qu'ils recouvrent sont elles aussi éminemment spécifiques.

 

La charge de la preuve : l'argument négationniste de l'antisémite

 

Sauf que l'antisémite se contrefiche de ces subtilités dialectiques, au nom d'une dialectique passionnelle qu'Arthur Schopenhauer avait qualifiée dans l'opuscule intitulé L'Art d'avoir toujours raison, d'« éristique » : car l'antisémite veut vaincre en vous ce qui résiste à l'antisémitisme. Et, pour ce faire, il dispose de deux tactiques : le zapping (changer de sujet, c'est le meilleur moyen de refuser de vérifier les relations entre les sujets abordés en cours de discussion) et, plus perversement encore, l'administration de la preuve (évoquer les chambres à gaz, c'est pour vous qui en parlez devoir prouver les arguments que vous avancez). Vous avez beau soutenir vos citations en mentionnant laborieusement (puisque vous êtes interrompu toutes les cinq secondes par votre adversaire) les noms des intellectuels ou chercheurs (entre autres Raul Hilberg, Georges Didi-Huberman et Jean-Michel Chaumont), et même les éditions et les collections. Vous vous entendez répondre déjà que « Sonderkommando, connaît pas... ». Et qu'ensuite, ou bien lesdits auteurs sont Juifs (c'est donc normal qu'ils disent le contraire de ce que lui, l'antisémite, pose), ou bien ils n'en disent pas davantage que ceux dont la prose se lit sur le mode (avoue-t-il) de l'« e-learning ». Vous soupirez, mais personne ne vous entend, personne ne vous viendra en aide. Surtout, à charge pour vous donc de prouver ce que vous avancez. Car l'antisémite, s'il ne s'avoue quasiment jamais comme tel, n'a quant à lui jamais la charge de prouver ce qu'il avance. Tout cela vous fatigue, et même vous frôlez la limite irrationnelle d'échanges dont vous comprenez bien qu'ils n'affecteront jamais la position fermement tenue par vous deux. Ce que vous saisissez alors est infiniment plus important : il s'agit moins pour vous de réagir aux propos aléatoirement agencés de l'antisémite (puisque, pour le dire en termes nietzschéens, réagir n'est pas agir), que d'affirmer l'inanité du discours antisémite en rompant le pacte communicationnel qui vous a momentanément mis en relation avec ce qui était encore il y a quelques minutes un sympathique conducteur de bus. Le geste à partir duquel vous affirmez la nullité du discours de l'autre est un acte qui, fondamentalement éthique, vise la rupture : votre seule manière de vous sortir de ce piège (l'antisémite s'est branché sur vous comme une machine molle, parasitaire et visqueuse digne de l'univers de William S. Burroughs ou de David Cronenberg) est de vous débrancher, de couper les circuits, d'ôter les tuyaux, d'arracher les tubes. Littéralement, vous ex-tuber. La décision d'extubation est le bon moyen éthique de prouver à quel point l'antisémite qui s'agrippe à vous comme à son fétiche (« Le Juif » comme cause universelle et intemporelle du Mal) refuse la conséquence symbolique de ses actes de paroles. Autrement dit, ce dernier bloque sur la symbolisation raciste d'un discours dont il veut (faire) croire qu'il n'est pas politique puisqu'il ne regarderait que lui et sa conscience. Les diverses tactiques de l'antisionisme comme cache-sexe de l'antisémitisme, ainsi que de la liberté verbale relevant de la sphère individuelle et privée comme masque de la très réelle implication politique de cette liberté si elle venait à occuper une position de pouvoir n'auront pas su épuiser en vous ce qui relève de l'affirmation éthique de l'universelle émancipation. Au nom de cette affirmation, vous signifiez la rupture interlocutoire, et la motivez par la considération qu'il faille, en regard de qui est dit, adopter l'attitude la plus conséquente et sérieuse qui soit. Vous affirmez à votre interlocuteur, littéralement interloqué par ce que vous lui dites, qu'il est désormais un adversaire que vous combattrez politiquement, toujours. Vous poussez ainsi le fétichiste antisémite à buter sur son propre désaveu, ce dernier déniant moins désormais qu'il cherche à retenir la conséquence de ses propos. Au lieu de servir, à votre corps défendant, de relais passif à celui qui croit, un peu hystériquement, devoir jouer avec vous le rôle du « sujet supposé savoir » (comme l'aurait dit Jacques Lacan), vous marquez de votre fait la rupture interlocutoire, obligeant la machine antisémite à bégayer, et même un peu rebrousser chemin quand votre reconnaissance de la portée des propos tenus induit la fin d'une camaraderie qui, avant cette discussion, restait encore possible.

 

L'universelle émancipation exige des actes de rupture autant éthiques que politiques

 

La force négatrice de votre acte de rupture avec l'antisémite ainsi (re)signifié dans son antisémitisme est le moment public, d'abord contraint puis acté dans sa nécessité, de vérification de votre militantisme antiraciste. Réinscrivant la légitimité de la critique antisioniste dans l'orbe de la critique d'une politique étatique séparée de toute forme d'identification avec la multitude des personnes qui, de par le monde entier, se reconnaissent sous le nom de juif, vous symbolisez ce que l'antisémite dénie furieusement : le racisme est la pire chose qui puisse arriver, tant aux individus qui auraient pu entrer dans le processus de l'amitié, qu'aux peuples qui auraient pu entrer dans le processus de la solidarité internationale. Et si le racisme profondément divise, posant une division factice qui dénie aux divisions réelles (les antagonismes de classes) leur action sociale, l'antiracisme divise aussi (entre les croyants dans la « race » et les mécréants qui ne croient qu'en l'émancipation universelle), mais au nom d'une unité supérieure (le genre humain, toujours à faire) qui se joue en même temps et partout, ici et ailleurs, autant en Palestine qu'en Seine-Saint-Denis. Vous êtes sorti du bus lorsque celui-ci est arrivé à son terminus. Et vous vous êtes dit qu'il fallait à tête reposée repenser à tout cela afin d'en faire la matière d'un texte, modeste dans sa forme mais irréductible dans son expression. Celle d'engagements autant éthiques (propres à témoigner du sujet que vous êtes parvenu à être) que politiques (propres à témoigner du monde objectif tel qu'il ne peut plus continuer à ainsi être).

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 22:10

... Et toujours décidés à occuper leur usine !

 

http://www.leparisien.fr/images/2012/06/06/2034499_8c11e13e-af64-11e1-8264-00151780182c_640x280.jpgLa Seine Saint Denis compte plus de 125.000 chômeur-se-s. Et peut-être davantage si est jeté le sort de l'usine de production de PSA CITROEN à Aulnay-sous-Bois, avec ses 3300 emplois directs (et près de 10000 en comptant la sous-traitance et les services afférents). La mise en liquidation le 29 mai 2012 de l'imprimerie ROTOS 93 du Blanc-Mesnil par le Tribunal de commerce de Bobigny qui a ordonné sa cessation d'activité à partir du 6 juin concerne quant à elle 24 salariés. Ces ouvriers âgés de 27 à 62 ans qui sont tous à la CGT ont travaillé dans cette usine qui assurait encore il y a quelques semaines l’impression de six quotidiens de courses et de football, trois magazines (dont le nationaliste « Rivarol » !), ainsi que le tirage du journal de Lutte Ouvrière. Comme l’ont écrit les salariés dans leur premier communiqué, « Les salariés ont été mis devant le fait accompli, le personnel averti une semaine avant le dépôt de bilan. Ils ont quand même tenté d'apporter des solutions en proposant plusieurs alternatives. La direction a refusé tout dialogue avec les représentants du personnel ».

« Ouvriers oubliés »

 

En arrivant à l’entrée de l’usine, une banderole a été déployée : « ouvriers oubliés ». Les vingt-quatre salariés de Rotos 93 sont évidemment amers depuis la décision du tribunal de commerce. Mais le découragement n’a pas eu pour effet l’impuissance, puisqu’ils ont décidé d’occuper leur usine, si nécessaire avec leurs familles afin de peser dans le rapport de force. Le gérant de Rotos 93 a affirmé dans le quotidien Le Parisien « avoir tout fait pour sauver l’entreprise » et « averti les salariés des difficultés ». « La crise de la presse est telle que nous avons perdu plusieurs publications importantes ces dernières années ». Traduction : après des années de privatisation des bénéfices pour ces assistés de patrons, voici venu le temps de la socialisation des pertes assurée par les contribuables.

 

 

Pendant ce temps, face à la gabegie capitaliste dont la conséquence est la mise à la rue des travailleurs et la casse de l’outil de production, la solidarité interprofessionnelle organisée par l’union locale CGT du Blanc-Mesnil se met en place. Le SIVURESC (le syndicat intercommunal de restauration scolaire pour les communes de Pantin et du Blanc-Mesnil) où pèse la CGT a apporté de la nourriture, pendant que la CGT des territoriaux relaie auprès de la collectivité et des élus la situation des Rotos. La députée Front de gauche de la circonscription Marie-George Buffet est venue soutenir les salariés en leur promettant d’intervenir auprès du préfet, ainsi que des conseillers municipaux du Blanc-Mesnil (dont celui de LO qui travaille à PSA).

 

Du foutage de gueule !

 

Après 35 jours d'occupation, la solidarité ouvrière locale fonctionne toujours à plein, et le bail précaire obtenu après négociations en préfecture avec l'ancien taulier est passé de 6 mois à un an. Un progrès timide mais réel qui hélas n'empêchera pas l'été d'être long et sans vacances si les ROTOS veulent garder leur seul gros atout en main (leur principal client propriétaire des titres les plus importants est prêt à redémarrer avec eux). Ce qu'il faut obtenir dorénavant, c'est un bail de trois ans afin d'éviter le déménagement (lourd financièrement) et un peu de capital afin de faire repartir la machine.


Un courrier à Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a été également envoyé. Saisi du dossier, ce dernier l'aurait à son tour transmis à son collègue Benoît Hamon de l'économie sociale et solidaire ! Du foutage de gueule, pas moins ! Et si le PS faisait un peu moins preuve de mépris à l'égard de la classe ouvrière en décidant d'être honnêtement en accord avec ses mots d'ordre théoriques pendant les dernières campagnes électorales, leur mise en pratique étant maintenant particulièrement autorisé depuis que ce parti est à la tête de l'Etat, du sénat, de l'assemblée nationale et des régions ?

 

Entre les capitalistes qui pompent puis jettent les salariés et l’Etat qui est sommé de jouer, quand il le veut (par exemple avec les banques), les pompiers de secours avec nos impôts, il serait peut-être définitivement temps de sauter le pas en pratiquant l’auto-organisation ouvrière.

 

Articles précédents concernant les ROTOS 93 : ici, ici et ici

 

Ce texte est la version longue de l'article paru dans le prochain numéro d'été d'Alternative Libertaire.

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 22:02

Une déclaration du groupe Alternative libertaire 93

Le 31 mai dernier, le tribunal de commerce du département de la Seine-Saint-Denis a ordonné la cessation d'activité de ROTOS 93, une imprimerie dans laquelle travaillaient 24 salariés. Ces ouvriers âgés de 27 à 62 ans ont travaillé pendant de nombreuses années dans cette usine qui assurait encore il y a quelques semaines l’impression de plusieurs quotidiens et magazines.

Et voilà comment la direction qui réalisait il y a encore peu 3 millions d'euros par an de chiffre d'affaire a décidé de remercier les ouvriers qu'elle exploitait : en en licenciant certains d'entre eux il y a quelques mois (une douzaine en deux ans), et surtout en déposant vite fait mal fait le bilan, alors que les comptes de l'entreprise sont bons et sans prévenir les clients, entraînant du coup l'abandon des salariés entre les quatre murs de l'entreprise.

 

L'occupation de l'entreprise a été décidée par les ouvriers de ROTOS 93 depuis le début du mois de juin pour créer le rapport de force nécessaire à la négociation a minima d'un plan de reclassement professionnel pour tout le monde. Mais l'occupation signifie d'abord et surtout le refus de l'enlèvement des machines (des rotatives en parfait état de marche) et la volonté d'une reprise de l'activité. Les deux délégations reçues en préfecture ont eu l'occasion de répéter leurs arguments et d'affirmer ainsi leur légitimité. D'autant que les principaux éditeurs confirment leur volonté de poursuivre leurs contrats commerciaux.

 

La Seine Saint Denis compte déjà plus de 125.000 chômeur-se-s. Et peut-être davantage si est précipité le sort de plusieurs dizaines d'entreprises menacées, telle ROTOS 93, telle l'usine de production de PSA CITROEN à Aulnay-sous-Bois, avec ses 3.300 emplois directs (et près de 10.000 en comptant la sous-traitance et les services liés).

 

On ne peut donc plus continuer à laisser faire les capitalistes qui contrôlent nos usines en y exploitant la force de travail qu'elles abritent dans le seul souci d'en faire des pompes à fric !

 

Et on ne peut plus faire de l'État la machine tolérante qui compense avec nos impôts la gabegie capitaliste !

 

Non à la privatisation des bénéfices et à la socialisation des pertes !

 

Oui à la solidarité et l'autonomie ouvrières !

 

Pas besoin de patrons ! Produisons nous-mêmes !



Le groupe Alternative libertaire du 93 assure aux salariés de ROTOS 93 ainsi qu'à leur famille un soutien indéfectible dans leur lutte et pour la relance de l'activité du site.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 18:38

Appel en PDF

http://www.expression93.fr/local/cache-vignettes/L133xH170/arton298-2ea58.png?1338914204Les salariés de Rotos 93 n’impriment plus pour leurs clients depuis le soir du jeudi 31 mai !

Cette nouvelle difficulté n’a pas découragé l’ensemble des salariés à se battre pour leur emploi.

Ils occupent désormais leur imprimerie de jour comme de nuit pour refuser leur mort annoncée le 6 juin par :

- un patron qui, « après s’être rempli les poches » jette l’éponge pour on ne sait quelle raison ;

- des éditeurs, après des années , qui les abandonnent et font du dumping social pour augmenter leurs profits ;

- un tribunal du commerce qui ordonne trop rapidement la liquidation de l’entreprise, empêchant toute solution de continuation.

Les salariés ne se laisseront pas jeter à la rue, après plus de vingt années de dur labeur 6 jours sur 7 pour certains, sans mettre les responsables de cette gabegie devant leurs responsabilités.

Nous appelons les salariés de notre syndicat et de notre fédération à soutenir les 24 familles de Rotos 93 dans leur combat et à leur témoigner leur solidarité sous quelque forme que ce soit :

- en passant sur le site : 3 rue du Parc au Blanc Mesnil (93).

- en contactant notre syndicat (SGLCE : 94 boulevard Auguste Blanqui ‐ 75013 PARIS – tél. : 01 43 31 53 51 – fax : 01 43 31 79 70).

 

Merci de votre soutien.

 

Paris, le 5 juin 2012

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 19:40

Article de Lutte ouvrière n°2287, 1er juin 2012 (ici)


L'imprimerie Rotos 93 du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, dont Lutte Ouvrière est cliente et qui assure depuis des années le tirage de notre journal, a été mise en liquidation le 29 mai par le Tribunal de commerce, qui a ordonné sa cessation d'activité à partir du 6 juin.

 

Nous citons ci-après le communiqué des travailleurs de Rotos 93 à propos de cette décision :

« La direction a décidé de fermer l'usine pour des raisons obscures qui échappent aux salariés, alors que la charge de travail reste très importante. En effet, depuis plusieurs mois, la direction est absente, se désintéressant du sort de l'entreprise et de ses ouvriers.

 

La direction est restée muette aux multiples interpellations des représentants du personnel concernant les difficultés du personnel à mener à bien sa mission. Le personnel s'est trouvé livré à lui-même, dans l'obligation de s'autogérer.


Les salariés ont été mis devant le fait accompli, le personnel averti une semaine avant le dépôt de bilan. Ils ont quand même tenté d'apporter des solutions en proposant plusieurs alternatives. La direction a refusé tout dialogue avec les représentants du personnel.

 

Aussi nous appelons la profession à les soutenir et à réfléchir au fait d'imprimer les titres dont la direction ne veut plus, mais que le personnel souhaiterait conserver.

 

Nous appelons également tous les syndicats ou sections syndicales à leur témoigner leur solidarité, soit en passant sur le site : 3 rue du Parc au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis, 93150), soit en adressant un fax à la direction au 01 48 14 21 70, avec copie au syndicat CGT de l'entreprise. »

 

Lutte Ouvrière affirme toute sa solidarité avec les 24 salariés de Rotos 93, qui ont pendant des années assuré la parution de notre journal et qui sont ainsi brutalement privés de leur emploi et de leur salaire. Nous les remercions d'avoir accepté, malgré cette situation, d'assurer encore le tirage du présent numéro. Nous continuerons à informer nos lecteurs des suites de l'affaire.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 19:13

Le comité de lutte du Blanc-Mesnil a été créé en novembre 2010 à l’occasion du mouvement social contre la "contre-réforme" des retraites. Il unit syndiqués du public et du privé mais aussi citoyens engagés contre la casse de nos droits sociaux et des services publics.


Tous unis pour l’Ecole publique !


Thierry Meignen, le président du groupe Ensemble pour changer le Blanc-Mesnil, chef de file de l’opposition de droite sur la ville, a publié un article sur les moyens de favoriser la réussite scolaire des Blanc-Mesnilois (Le Journal du Blanc-Mesnil, n° 133, 30 septembre 2011, p. 6). Ce texte constitue un véritable bréviaire des idées reçues sur l’école. Mais qu’est-ce que cachent vraiment tant de fausses évidences ?

1. La concurrence, la sélection et la privatisation de l'école favorisent-elles la réussite scolaire ?

2. Le fichage, l'autoritarisme et le retour de la morale sont-ils la solution aux problèmes scolaires ?

3. L'école doit-elle être soumise aux règles de l'entreprise, du management et du marché du travail ?

Comment penser que la suppression de près de 80000 de postes en quelques années et des Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en difficulté mais aussi l'absence totale de formation pratique des enseignants peuvent permettre la réussite de tous les élèves ?

Comment se donner les moyens de mettre en oeuvre une politique d'éducation publique pour tous et de qualité dans le contexte d’une politique d'austérité et de réduction des dépenses publiques ?

Le comité de lutte du Blanc-Mesnil vous invite donc à une réunion débat sur l’avenir du service public de l’éducation
qui aura lieu :  

Le vendredi 3 février 2012 à 20h,

Ecole Jules Ferry,

2 rue Robert Planquette, Le Blanc Mesnil

 

Pour Le Comité de lutte du Blanc Mesnil

avec le SNUIPP, Sud Education,
CGT, CGT-UGiCT, FCPE

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 19:09

Comite de lutte du Blanc Mesnil

Ce comité de lutte e été créé en novembre 2010 à l’occasion du mouvement social contre la réforme des retraites. Il unit syndiqués du public et du privé mais aussi citoyens engagés contre la casse de nos droits sociaux et des services publics.

 

 

Tous unis pour l’Ecole publique !

 

Le président du groupe Ensemble pour changer le Blanc-Mesnil, chef de file de l’opposition de droite sur la ville, a publié un article sur les moyens de favoriser la réussite scolaire des Blanc-Mesnilois (Le Journal du Blanc-Mesnil, n° 133, 30 septembre 2011, p. 6). Ce texte constitue un véritable bréviaire des idées reçues sur l’école. Mais qu’est-ce que cachent vraiment tant de fausses évidences ?

 

1. La concurrence, la sélection et la privatisation de l'école favorisent-elles la réussite scolaire ?

 

2. Le fichage, l'autoritarisme et le retour de la morale sont-ils la solution aux problèmes scolaires ?

 

3. L'école doit-elle être soumise aux règles de l'entreprise, du management et du marché du travail ?

 

Comment penser que la suppression de près de 80000 de postes en quelques années et des Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté mais aussi l'absence totale de formation pratique des enseignants peuvent permettre la réussite de tous les élèves ?

 

Comment se donner les moyens de mettre en oeuvre une politique d'éducation publique pour tous et de qualité dans le contexte d’une politique d'austérité et de réduction des dépenses publiques ?


 

Le comité de lutte du Blanc-Mesnil vous invite donc

à une réunion débat sur l’avenir du service public de l’éducation

qui aura lieu

 

Le vendredi 3 février 2012 à 20h

à l’Ecole Jules Ferry


avec le soutien de : FCPE, SNUIPP, CGT Territoriaux, Sud Education,

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 17:53
Comme vous le savez, une mobilisation d’ampleur va avoir lieu le 11 octobre prochain. Aujourd’hui 7 salariés sur 10, qu’ils travaillent dans le secteur public ou privé apportent leur soutien à cet appel de l’intersyndicale « pour une autre répartition des richesses ».
 
La CGT des Territoriaux du Blanc Mesnil a d’ores et déjà prévu une assemblée générale mardi 11 octobre à partir de 9h, Salle des Réceptions de l’Hôtel de Ville puis un départ collectif en car vers le RDV donné à 14h, place de la République , à Paris. Une manifestation allant vers Bastille suivra ensuite.
 
En effet, il faut en finir avec le coup d’Etat financier et les choix politiques d’austérité qui en découlent. La crise de la fin de mois, les travailleurs et le peuple tout entier, les peuples grec, italien, espagnol, portugais, la vivent pendant que les autres parlent d’une « crise » de la dette.
 
Cette crise de la dette n’est en fait qu’un « coup » de plus contre la souveraineté populaire et contre tous ceux qui produisent réellement les richesses accaparées par une minorité oligarchique.
 
Le « coup » de la dette, c’est Pinochet qui a échangé son costume de militaire contre un costume de banquier. Nous avons pleuré la mort de Salvador Allende et la fin de l’expérience chilienne de l’Unité Populaire, nous devons maintenant tirer le bilan de presque 40 ans de néolibéralisme et lui régler son compte.
 
En Grèce, c’est maintenant des dizaines de milliers de fonctionnaires qui vont, après avoir subi des baisses de salaire, tout simplement, être licenciés. En Italie, la direction de la FIAT a décidé de sortir de la convention collective pour que les ouvriers travaillent plus et gagnent moins. En France aussi, on évoque la retraite à 67 ans et des accords d’entreprise incluant des baisses de salaires pour sauver « l’emploi ».
 
Partout on privatise tout ce qu’il reste à privatiser et on soumet donc aux règles du marché tout ce qui reste d’humanité et de totalement émancipé de la libre concurrence et non faussée. C’est la guerre de tous contre tous qu’on organise. L’austérité généralisée, c’est le chômage pour beaucoup et la vie de merde pour tous !
 
Les conséquences de cette dette illégitime seront extrêmement violentes partout pour le monde du travail.
 
Aussi, nous devons nous organiser pour répondre, coup pour coup, argument pour argument. Il en va de nos droits conquis dans le sang notamment lors de la seconde guerre mondiale et de tous nos acquis du programme du Conseil National de la Résistance et après-guerre. De plus, nous avons de nombreux droits à conquérir : services publics du crédit, de l’Ecole, du logement, de la santé publique, les salaires, la retraite, l’emploi à durée indéterminée pour tous etc…etc…
 
Finissons-en avec la dictature des marchés et reprenons le pouvoir, c’est notre droit.
 
Nous vous invitons donc à rejoindre les Territoriaux en lutte lors de l’AG qui aura lieu mardi 11 octobre à partir de 9h, salle des réceptions, Hôtel de Ville du Blanc Mesnil.
 
« L’unité n’est pas la somme des syndicats, ni leur propriété. L’unité est le droit des travailleurs » Maurizio Landini, FIOM-CGIL (Italie).
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