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  • : Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis
  • Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis
  • : Nous sommes des militant-e-s d'Alternative libertaire habitant ou travaillant en Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis). Ce blog est notre expression sur ce que nous vivons au quotidien, dans nos quartiers et notre vie professionnelle.
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:28

Un 27 mai massif par la grève et dans les manifestations !

Services publics, emploi, salaires, retraite :

toutes et tous mobilisés, rassemblés et exigeants !


Alors que le mécontentement est fort parmi les agents de la Fonction publique territoriale, le Gouvernement sobstine dans ses mauvaises réformes et feint de ne pas voir l’importance des mobilisations, allant même jusquà  annoncer  des  chiffres  de  participation  à  la grève et aux manifestations largement en-deçà de la réalité.

Il le sait, nous le confirmons, plus la mobi- lisation est forte, plus le nombre de sala- rié-e-s visibles dans les manifestations est important, et plus le pouvoir recule.

Ces derniers jours, les plans de rigueur tombent dans les  pays  européens  :  Espagne,  Italie,  Roumanie,  Ir- lande, Portugal, Grèce….. visant en particulier les dé- penses  publiques, lemploi, les retraites et les rému- nérations  des  fonctionnaires, au travers de mesures draconiennes.

Serait-ce donc inéluctable ? Les choix faits par ces pays pour « sortir de la crise » sont forcément marqués par le sens de la politique menée par l’Europe libérale. En réduisant les marges de manœuvres des services pu- blics notamment sur les investissements ; en réduisant lemploi, les retraites et les salaires des fonctionnaires, nest-ce pas du coup réduire les dépenses des ménages

? Moins de consommation, cest moins de production, cest moins demplois, cest moins de rentrées fiscales, cest moins de contributions aux charges sociales, etc., etc.

Or, s’il indique qu’il ny aurait pas de « plan de rigueur » en France, lannonce faite ces derniers jours par le gou- vernement en matière de « politique responsable » concerne bien la baisse des dépenses publiques. Selon la ministre de l’Economie, ces dernières, hors charges d’intérêt de la dette, seront gelées en valeur pendant trois ans, cest-à-dire quelles ne suivront pas l’inflation (prévue à 1,5 % en 2011, 1,75 % en 2012 et 2013).


Ces « économies » se traduiront par la réduction des moyens des services publics et la baisse des eectifs. Le  non-remplacement  dun  fonctionnaire  sur  deux partant à la retraite va se poursuivre, ce qui implique la suppression de 34 000 postes par an. 100 000 ont déjà été supprimés.

Une hausse des impôts est aussi envisagée, notam- ment sous la forme de laugmentation de la TVA. En contrepartie, le gouvernement sapprête à réduire les

« niches fiscales » à hauteur de 5 milliards deuros, sur un total de 70 milliards.

Pour sa part, la Réforme des collectivités locales, avec son pendant sur la suppression de la Taxe profession- nelle va dans le même sens : moins de moyens pour les  collectivités, cest  forcément  moins  d’investisse- ments, une réduction des politiques publiques, moins de missions, moins de personnels, des privatisations, etc., etc.

Mais nest-ce pas justement sur la croissance que le gouvernement Fillon compte pour rééquilibrer le bud- get  et  financer les retraites ? A moins que cette hy- pothèse écartée – quand on veut tuer son chien, on laccuse de la rage – il ne resterait plus quà allonger lâge de la retraite et ponctionner dans les bourses des ménages…

Les salaires ne sont pas dans une meilleure posture. La  tendance, en France comme ailleurs, est à lélar- gissement de lécart entre la base et le sommet. Se- lon l’Insee, depuis 2004, les inégalités ne cessent de croître.

Donner la priorité à lemploi stable, améliorer les sa- laires et le pouvoir dachat, réduire les inégalités, réo- rienter la fiscalité vers plus de justice sociale, investir pour  lemploi  de  demain  par  une  politique indus- trielle prenant en compte les impératifs écologiques et par des services publics de qualité restent les ob jectifs communs des organisations syndicales (CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA) qui appellent les salariés, les retraités, les jeunes et les privés demploi à une journée  nationale de mobilisation le  jeudi 27 mai 2010 pour interpeller ensemble les pouvoirs publics, tous les employeurs et peser sur les choix à venir.

 

Pour leur part, les organisations syndicales de la Fonc- tion publique CFDT, CFTC, CGT, FSU, UNSA, SOLIDAIRES appellent à la grève le 27 mai prochain et dénoncent elles aussi  cette politique qui aggravera la situation de lemploi public avec la poursuite du non-remplace- ment dun fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Elles affirment au contraire que des améliorations sont indispensables pour assurer les besoins de toute la po- pulation sur lensemble du territoire.

Elles revendiquent larrêt immédiat des suppressions demplois et les créations de postes nécessaires, la résorption de la précarité et des mesures immédiates pour améliorer les conditions de travail. Il est urgent également  daugmenter les salaires des agents de la Fonction publique et dassurer le rattrapage des pertes de pouvoir dachat subies depuis plusieurs années.

Les  organisations  syndicales  ont  également  fait  un premier bilan des réunions qui se sont tenues dans la Fonction publique sur la réforme des retraites. Sur les diérents thèmes abordés (pénibilité, emploi des seniors…), le gouvernement a persisté à ne donner au- cune information sur ses intentions.

Les organisations syndicales demandent au ministre douvrir de véritables négociations en traitant toutes les questions, et notamment celles du financement.


Tandis que le nombre de travailleurs pauvres (moins de

910 € mensuels) vient de passer de 13,1 % à 13,4 % - soit

plus de 8 millions de personnes concernées -, le revenu

des plus aisés senvole : 28 % de personnes en plus dans

la tranche supérieure à 100 000 € et 70 % dans la tranche

au-dessus de 500 000 €. Et l’Insee souligne quau sein

du groupe des plus aisés (6 000 personnes), le revenu

sétale de 688 000 à 13 millions deuros, soit 700 fois le

revenu médian.

Sagissant de la fiscalité, de bouclier en niches fiscales

- on en dénombre 470 ! - le taux moyen d’imposition

est de 20 % alors que, selon l’Insee, si on appliquait le

barème de l’impôt sur le revenu, on en serait à 36 %.

Encore plus fort : par le jeu cumulé des exemptions,

en  2008,  treize  contribuables  disposant  chacun  de

15,53 millions deuros de patrimoine déclaraient un re-

venu fiscal de 3 753 € et acquittaient... 47 € d’impôt. Pas

de problème – pour eux -, cest légal…

La réforme des retraites, tant pour les régimes des agents publics (Code des pensions, CNRACL, IRCAN- TEC)  que  pour  le  régime  général,  doit  prendre  en compte  lensemble des questions, notamment le ni- veau des pensions, lemploi, le financement, la péni- bilité, le maintien de lâge légal à 60 ans de départ à la retraite et la réduction des inégalités visant à lamélio- ration pour tous.

La concertation en cours, le calendrier extrêmement serré  imposé noffrent pas une qualité de dialogue social acceptable pour répondre à un tel enjeu de so- ciété,  dautant que les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de lâge légal à la retraite et lallongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant.


C’est le printemps, les luttes fleurissent dans la Fonction publique territoriale : libertés et droits syndicaux, personnels de la petite enfance, personnels de la Culture, professionnels du Sport, policiers municipaux, médicaux sociaux, ….

faisons converger toutes ces luttes

avec celles des fonctionnaires, agents et salariés

des autres secteurs du public et du privé, avec un

27 mai massif par la grève et dans les manifestations !

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Published by Communistes libertaires du 93 - dans libertaires93
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