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  • : Nous sommes des militant-e-s d'Alternative libertaire habitant ou travaillant en Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis). Ce blog est notre expression sur ce que nous vivons au quotidien, dans nos quartiers et notre vie professionnelle.
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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 08:13

Informations tirées du site Internet Les Figures de la domination

 

Parution : Dictionnaire des dominations - Avril 2012

 

Depuis que les relations de domination existent, les dominés se sont insurgés pour les abolir et les dominants se sont évertués à les justifier. Le combat du vocabulaire, des théories explicatives de la réalité, des grilles de lectures des faits sociaux, fait ainsi partie des luttes sociales. La déconstruction des mots, concepts et argumentaires qui accompagnent les dominations est une nécessité pour abolir celles-ci. Le présent glossaire se veut être une modeste contribution aux combats contre les dominations de sexe, de race et de classe qui caractérisent notre société en s’articulant de manière systémique.

 

Le collectif Manouchian qui anime le site Les Figures de la domination ne se définit pas comme un collectif de chercheurs mais comme un regroupement de militants ayant eu par leurs trajectoires accès à des savoirs et connaissances qu’ils souhaitent mettre au service de la lutte contre les dominations. Il n’y a pas pour les membres de ce collectif de connaissances qui ne soient situées, ni de subjectivité qui pourrait se prétendre au-dessus de la mêlée des affrontements sociaux. Tant que subsiste la domination, il n’existe pas de tierce position qui ne se situe soit du côté des dominants, soit du côté des dominés. Les luttes sociales se menant également dans la sphère des idées, chacun est inévitablement sommé de choisir son camp ; ainsi, le fait de refuser de choisir un camp, ou de se prétendre extérieur aux batailles en cours est en soi un positionnement, un choix.

 

Pour le commander, cf. le site de l’éditeur : http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_76_iprod_532-Dictionnaire-de-la-domination.html

 

PS : Les définitions qui suivent sont tirées du glossaire du site Les Figures de la domination qui ont ensuite servies de matière première aux définitions du Dictionnaire des dominations.

 

Assimilation

 

Ce terme est un emprunt aux sciences du vivant qui désigne en physiologie les processus qui consistent à transformer pour un être vivant la matière en leur propre substance. En philosophie l’assimilation consiste en l’acte de penser qui considère une chose semblable à une autre et qui donc ramène le différent au semblable. Les sens donnés à ce terme en matière sociale par la suite reprennent ces deux tendances : comme processus de synthétisation (c’est l’exemple du melting-pot qui fusionne des peuples anciens en un peuple nouveau) et comme tendance à produire du semblable à partir du différent.

 

Le terme est fortement lié à d’autres : adaptation, incorporation, intégration, naturalisation, homogénéisation, etc. L’assimilation c’est le processus de transformation culturelle que subissent les groupes sociaux minoritaires, au contact du groupe majoritaire. Le sens que prend globalement le terme aujourd’hui c’est l’adoption progressive par les individus d’un groupe minoritaire des traits culturels du groupe majoritaire qui les « accueille » jusqu’à la progressive disparition de tous traits culturels initiaux.

 

Certaines définitions marquent des différences entre le terme d’assimilation et d’intégration, réservant le premier au champ culturel dans lequel il s’est développé en anthropologie, et le second au champ social dont il est lui-même issu (sociologie). D’autres marquent une différence de degré, l’assimilation étant un processus de disparition totale des traits culturels minoritaires, l’intégration n’étant qu’un processus qui permet tout en adoptant pour le groupe minoritaire les valeurs et la culture du groupe majoritaire, de conserver certains traits culturels initiaux.

 

Barbare

 

Le terme barbare vient du latin barbarus, qui signifie étranger. Terme lui-même issu du grec barbaros. Il évoque en fait la personne qui ne parle pas le langage civilisé, c'est-à-dire le grec et donc par extension le grec. Le terme à la même racine que borborygme ou la Barbarie du moyen-âge, c'est-à-dire le pays des barbares, où vivent les Berbères, c'est-à-dire les ethnies qui occupaient une le Maghreb. Pour les grecs le barbare, c'est-à-dire le langage barbare désigne le latin ! On pourrait ainsi plagier la célèbre formule : « on est tous le barbare de quelqu’un ». Le barbare c’est donc celui qui ne parle pas la même langue, le non civilité, et donc l’étranger, l’autre !

 

En Français, le terme est attesté dès 1308 et associe tout de suite les Arabes et les Barbares, la renaissance et les Lumières ayant fait largement usage du terme, ainsi que celui de sauvage (ce dernier étant quant à lui étymologiquement celui qui « vit dans la forêt », du latin silvaticus, puis salvaticus). Sauvage, barbare, indigène, etc., procédant de la même logique discursive caractérisant le rapport hiérarchique posé implicitement ou explicitement entre les groupes humains insérés dans un rapport de « civilisations » : entre « porteurs de culture » et ceux « sans culture », entre ceux porteurs de civilisation et les autres in-civilisés, non-civilisés : qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur.

 

Le barbare fait avant tout référence à un ethnocentrisme qui se manifeste donc depuis le début de la civilisation occidentale, mais qui est toujours aussi actuel dans notre culture, malgré les paravents dressés pour rendre policé et « acceptable » le racisme inhérent à cette façon de voir le monde.

 

La meilleure compréhension du terme barbare et de ses significations a été donnée par Claude Lévi-Strauss dans son célèbre ouvrage « Race et histoire » et finalement la meilleure définition du barbare en énonçant que : « le barbare c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie ». Il renvoie ainsi l’individu porteur d’ethnocentrisme, position tout entière contenue dans l’accusation de barbarie, à sa propre inculture anthropologique et sociologue de la nature humaine, et en premier lieu de la complexité de l’homme comme porteur d’une culture : de cultures…

 

On peut se demander toutefois si le terme « intégration » n’est pas simplement venu remplacer le terme « assimilation » rendue illégitime par l’épisode colonial, sans que pour autant ne soit modifier la logique sous jacente posant les places du groupe minoritaire et du groupe majoritaire. En effet, de manière générale, l’utilisation du concept d’intégration se fait dans une logique postulant que c’est à l’individu minoritaire ou au groupe minoritaire lui-même de « s’intégrer » au groupe majoritaire. Nous sommes à l’opposé du concept d’intégration sociale tel que définit par Durkheim. Pour lui en effet l’intégration sociale traduit le degré avec lequel la société est intégrée, comme l’est l’organisme par l’intégration qu’il réalise de l’ensemble de ces organes. L’inversion de la logique de la définition durkheimienne montre ainsi en quoi le modèle de l’intégration culturelle masque la vision assimilationniste projeté sur l’immigré et plus encore sur ses descendants.

 

Discrimination

 

On appelle discrimination « l’application d’un traitement à la fois différent et inégal à un groupe ou à une collectivité, en fonction d’un trait ou d’un ensemble de traits, réels ou imaginaires, socialement construits comme « marques négatives » ou « stigmates » ».

 

Actuellement, la plupart des définitions de la discrimination s’appuient sur une approche juridique de ces questions. Hors, il existe des « discriminations légales », et celles-ci varient en fonction de ce qui est considéré comme légalement acceptable ou inacceptable dans un contexte socio-historique. Par exemple l’Etat de l’Algérie Française est explicitement inégalitaire dans le traitement des indigènes, mais les discriminations qui seraient jugées normativement totalement inacceptables aujourd’hui, étaient légalement instituées comme la norme d’alors. Ce qui tend à donner à toute définition légale des discriminations un caractère tautologique : « est considéré comme discriminatoire ce qui est considéré comme discriminant ». L’approche juridique construit des catégories légitimes de discrimination qui sont toutefois discriminatoires et contribuent à (re)-produire des discriminations systémiques. D’autre part la définition juridique des discriminations tend également à réduire les discriminations à deux catégories : les discriminations directes (motivées par une intention discriminatoire liée à une forme de racisme) ou bien indirecte (cf. ci-après) en rendant invisible toute discrimination de nature systémique.

 

Il y a trois dimensions fondamentales à toute discrimination. Premièrement le caractère concret de la discrimination : elle est d’abord un processus qui a des effets concrets sur les personnes qu’elle concerne. De plus, elle réside dans le traitement inégal qui peut être comparé entre des individus. Enfin elle distingue ces individus au titre de leur appartenance à des groupes sociaux distinguables et distingués.

 

Essentialisme

 

L’essentialisme est une logique explicative recherchant l’origine des comportements sociaux dans une « essence » des individus, des groupes sociaux ou des sociétés. Cette « essence » est appréhendée comme constituant une spécificité quasi-naturelle, c’est-à-dire ne changeant pas fondamentalement au cours de l’histoire. Il y aurait ainsi par exemple une « essence française », une « essence féminine », une « essence jeune », etc. Cette logique explicative ne permet pas de penser les rapports de dominations dans la mesure où elle élimine l’effet de ces rapports sur les comportements sociaux. L’essentialisme en matière de relation entre groupe majoritaire et groupes minoritaires conduit au culturalisme dans sa forme contemporaine (cf. définition plus haut) et aux processus d’ethnicisation (cf. définition ci-après).

 

Ethnicisation

 

Processus « qui conduit à l’identification et à la désignation particulière d’un groupe socio-culturel (…). On identifie sociologiquement ou politiquement un processus d’« ethnicisation » des rapports sociaux lorsque l’imputation ou la revendication d’appartenance ethnique (celle-ci, généralement liée à ce qu’on appelle « origine », peut en fait être culturelle, nationale, religieuse ou « raciale », ces catégories s’avérant socialement et historiquement permutables ou cumulables) deviennent – par exclusion ou par préférence – des référents déterminants (englobants et dominants, voire exclusifs) de l’action et dans l’interaction, par opposition aux situations dans lesquelles ces imputations et identifications ne constituent qu’un des référents parmi d’autres du rôle, du statut et, en dernière instance, de la position hiérarchique dans les classements sociaux ».

 

L’ethnicisation est donc l’opération consistant à réduire une personne ou un groupe à une « ethnie » ou une « culture » supposée déterminer ses comportements sociaux. Ces raisonnements conduisent à éliminer les facteurs économiques, sociaux, c’est-à-dire en particulier les relations d’inégalités et de domination.

 

Genre

 

Le concept de « genre » est apparue à partir des années 1960-70 dans les travaux des féministes anglo-saxonnes comme outil de déconstruction de l’argumentaire inégalitaire sexiste. Il vise à dissocier ce que les théories sexistes relient arbitrairement : la « différence » biologique et l’inégalité sociale entre homme et femme. En effet, habituellement le sexe est reconnu comme étant le sexe biologique d’une personne et le genre son sexe social. Le sexe serait de l’ordre du naturel hérité (physiologique, biologique, physique ; ex : capacité d’enfanter), et le genre de l’ordre du culturel acquis (social, économique, politique ; ex. : les femmes présentés comme étant « naturellement » faites pour faire la vaisselle pendant que les hommes sont naturellement fait pour regarder la télé). Le genre permet donc de dissocier ce qui est du domaine de la différence et ce qui est du ressort de la construction sociale à des fins inégalitaires. Il n’y a rien dans la nature qui justifie l’ordre social, c’est le genre comme contenu social, socialement construit et arbitraire qui permet d’établir une division sociale et hiérarchique entre les hommes et les femmes : « on voit donc l’enjeu tant scientifique que politique de la distinction sexe/genre : montrer que la notion de sexe n’est pas aussi explicative qu’on l’avait prétendu et démontrer la validité d’une approche de la réalité en termes de rapports sociaux de sexe plutôt qu’en termes d’une présumée « nature » ».

 

La frontière entre ce qui serait biologique (sexe) et ce qui serait social (genre) n’est pourtant pas clarifiée. Christine Delphy propose que ce soit les rapports sociaux de pouvoir et de domination qui inventent non seulement le genre mais également le sexe en tant que marqueur, signe de hiérarchisation sociale, davantage qu’un critère biologique clair et cohérent. C’est ainsi davantage la dynamique du pouvoir qui est source de la division et de la hiérarchisation des humains en hommes et en femmes (construites sur le genre ou sur le sexe) et non l’inverse. En prolongement, Jules Falquet nous invite à penser que c’est aussi la place dans la hiérarchie du pouvoir (social, politique, économique, etc.) qui définit le genre (sexe social) d’une personne : ainsi des hommes prostitués sont perçus socialement comme étant femmes et des femmes militaires seront masculinisées. Certaines responsables politiques ou chefs d’entreprises sont ainsi tout en haut des classes dominantes et leur sexe est celui du pouvoir : il arrive fréquemment qu’elles ne soient plus socialement considérées tout à fait comme des femmes bien qu’elles le soient « biologiquement ».

 

Immigré

 

L’immigré c’est par définition « la personne étrangère ou française aujourd’hui, née étrangère à l’étranger et qui vit en France ». Notion administrative à l’origine, le terme d’immigré a une forte charge sociale qui lui confère une valeur sociologique forte.

 

L’immigré, au-delà de sa définition stricte c’est le migrant perçu du point de vue de la « société d’accueil », alors qu’il est émigré s’il est considéré du point de vue de la « société d’origine ». On ne peut comprendre l’immigration si on ne replace pas sa trajectoire, ce qu’il est du point de vue de l’émigration (A. sayad). L’immigré a été d’abord en France réduit à une force de travail et l’image de l’émigré c’est d’abord l’image du travailleur immigré : « cette réduction à la condition économique sous-entend que les immigrants ne sont que des travailleurs de passage, ce qui dispense de les considérer comme des femmes et des hommes (droits de l’homme) ayant les mêmes droits que tous les habitants du pays (citoyenneté) ».

 

L’image de l’immigré c’est donc celle d’un individu de sexe masculin, avant tout originaire des anciennes colonies françaises, introduit dans l’espace national comme pure force de travail exploitable à merci et nié dans ce qui fait sa vie propre, dans ses qualités d’homme, de fils, de neveu, d’ami, d’être aimant, de mari, de père, de grand-père, etc. Souvent précédé du substantif « travailleur » auquel son identité humaine est réduite. Cette réduction est symbolique de la place qui lui est faite dans notre société.

 

Stéréotype

 

Le stéréotype est « [un] cliché, [une] image mentale, [une] opinion toute faite, comme sortie d’un moule. [Un] jugement porté sur un groupe, un ensemble collectif, de manière extrêmement simplificatrice, à titre permanent, définitif, et généralisé à tous les membres du groupe. Les stéréotypes se caractérisent par leur fixité, leur indifférence aux expériences, aux leçons de la réalité. Le jugement porté peut être aussi bien favorable que défavorable ». Le préjugé est une notion liée à celle de stéréotype. Le second peut être définit comme l’opération de catégorisation simplificatrice et le premier comme le jugement explicite et/ou implicite que porte cette catégorisation tranchée. Stéréotypes et préjugés sont des produits sociaux ayant comme conséquence la production d’un classement social, c’est-à-dire d’une frontière entre un « nous » et un « eux ».

 

Stigmatisation

 

Dans les cités de la Grèce antique, les stigmates étaient des marques corporelles au fer ou au couteau signalant l’infamie morale ou la disqualification sociale d’une personne (un esclave, un criminel, un traître, etc.). Pour le sociologue Erving Goffman, un stigmate est « un attribut qui jette un discrédit profond ». L’individu stigmatisé se voit refuser le respect, la considération et l’égalité accordée à un individu « normal », c’est-à-dire correspondant aux exigences des stéréotypes dominants. Deux dimensions importantes sont à avoir à l’esprit lorsqu’on parle de stigmatisation : 1) le stigmate crée le comportement, 2) en retour il existe des processus de retournement du stigmate qui font du stigmate un médium de communication, de revendications, d’actions, etc. Le stigmate est alors mobilisé et revendiqué par le stigmatisé comme révolte contre sa situation de dominé (comme dans les slogans noirs-américains Black is beautiful ou Black Power).

 

Vision capacitaire

 

La vision capacitaire c’est une forme réductrice de regard porté sur l’Autre qui lui attribue de façon quasi-systématique un déficit. L’autre est perçu comme porteur d’une carence constitutive d’une ou des catégories qui le définissent. De plus cette vision capacitaire, carentielle est généralement associée à une vision culturaliste, qui lie cette carence à une dimension culturelle. On parle ainsi de jeunes « assis entre deux chaises » ou « déchirés entre deux cultures », de la compatibilité de certaines cultures et religions avec la vie démocratique, de femmes issues de l’immigration non-intégrées du fait de leurs traditions, etc.

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Published by Communistes libertaires du 93 - dans libertaires93
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