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  • : Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis
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  • : Nous sommes des militant-e-s d'Alternative libertaire habitant ou travaillant en Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis). Ce blog est notre expression sur ce que nous vivons au quotidien, dans nos quartiers et notre vie professionnelle.
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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 20:39

Parfois, le racisme vous tombe dessus. Sans crier gare.

 

Comme une courte mais intense giboulée, une trombe d'eau qui, paradoxalement, vous essore, vous sèche. Comme une sournoise déjection canine sur laquelle vous glissez, au risque de déraper, de flancher, peut-être de tomber. Parfois, le racisme vous tombe dessus, sans prévenir. Comme toujours. Bien sûr, vous n'ignorez pas qu'en tant qu'enfant de parents d'origine algérienne et donc « d'ascendance migratoire et coloniale » (pour reprendre la bonne terminaison de la sociologue Nacira Guénif-Souilamas), vous êtes forcément susceptible d'être le destinataire à répétition de signes relevant d'attitudes racistes à votre égard, et dont la banalisation informe indubitablement de sa domination en tant que rapport social systémique. En même temps que ces émissions de signes, intempestives et spontanées, plus souvent implicites qu'explicites, parfois même inconscientes ou involontaires, restent nimbées d'un indécidable : s'agit-il réellement de signes dénotant un comportement raciste à mon adresse ou bien mon hypersensibilité à ce sujet est-elle à ce point développée qu'elle peut nourrir une vague paranoïa alimentant une surinterprétation des signes à mon égard ? Autre manifestation (dialectique) de la banalisation du racisme qui, par-delà son irrégularité déterminant l'intermittence phénoménologique de ses apparitions, se soutient perpétuellement de la paranoïa des personnes qui occupent la position de destinateurs de signes racistes, comme elle se soutient structurellement aussi à travers la paranoïa herméneutique de leurs destinataires. Le réel est rationnel disait Hegel. Il est relationnel, affirmait après lui Pierre Bourdieu. Tel est le racisme, réel pour autant qu'il est tout à la fois rationnel et relationnel. Comme l'a très bien dit aussi Pierre Tévanian dans son ouvrage intitulé La Mécanique raciste, le racisme détermine également une esthétique : c'est une manière sociale de sentir, de faire que les uns (celles et ceux qui, à un bout du manche raciste, bénéficient activement de la domination raciste) se sentent bien ensemble à justement ne pas bien sentir les autres (celles et ceux qui, à l'autre bout du manche racial, sont assujetti-e-s au stigmate raciste). A mal les sentir. Alors, logiquement, vous vous sentez mal quand une manifestation phénoménale de racisme vous est adressé. Mais, vous ne vous sentez pas davantage bien quand le raciste cherche en vous, malgré vous, la connivence minimale à partir de laquelle légitimer son discours raciste, oubliant, mieux déniant le fait même que vous êtes racisé. Quand le raciste cherche à vous mouiller. Servir de caution, à votre corps défendant, au discours raciste affligeant ces autres dont vous devenez, grâce au raciste qui vous invite dans cette ronde immonde, l'un des ces uns qui bénéficient du rapport social raciste, c'est ce qui vous est arrivé avant-hier. Sécher celui qui a tenté de vous mouiller a été le moment éthique de vérification de vos convictions politiques radicalement antiracistes.

 

Le véhicule de l'antisémite

 

Ces considérations ne sont certes pas d'une extrême originalité, et il n'est pas dans l'optique de ce texte d'établir fastidieusement une nouvelle analytique de la phénoménologique raciste. On trouvera ici seulement l'expression circonstanciée de l'affirmation subjective d'une éthique qui commande et soutient quelques principes d'orientation politique, quand règne l'obscur. Il se trouve en fait que, durant la journée ensoleillée d'avant-hier, vous avez eu directement affaire à une variante bien connue du racisme – l'antisémitisme – dont la frontale affirmation s'est détestablement employée à vous incorporer dans le simulacre de démonstration de la thèse raciste, puisqu'elle s'est déployée à partir de l'implicite considération que vous ne pouviez qu'accepter, voire partager son expression. La situation est la suivante : après une longue journée de travail subordonné, vous rentrez chez vous. Le long de la route jouxtant le trottoir que vous prenez habituellement sur le chemin du retour, passe le bus que vous connaissez bien pour l'emprunter tous les jours de la semaine travaillée entre votre appartement et votre entreprise. Vous vous félicitez aussi du fait, assez rare pour le souligner, que le véhicule ralentisse entre deux arrêts afin de vous prendre généreusement avec lui. Vous connaissez cette situation, plutôt vous la reconnaissez parce que vous savez qui conduit le bus à ce moment-là. Il s'agit du sympathique conducteur de bus dont l'amusante prolixité vous avait convaincu de discuter préalablement avec celui-ci, presque systématiquement depuis, ou bien à chaque fois que vous bénéficiez de la gentillesse de cet homme qui prend dans son véhicule des usagers, quand bien même ces derniers se situent entre deux arrêts motivant le protocole des entrées et sorties des voyageurs. Le bonhomme est suffisamment disert pour solliciter la conversation avec plusieurs de ses voyageurs, et vous êtes l'un de ceux-là. Le chauffeur ne craint pas de vous chauffer en abordant des sujets politiques aussi divers que les partis politiques en course pour diverses élections ou les soulèvements des peuples du Maghreb et du Machrek auxquels il avoue se reconnaître avec d'autant plus de facilité qu'il est originaire de l'un de ces pays engagés par la poussée révolutionnaire et démocratique à s'inscrire dans ce que d'aucuns ont appelé « le printemps des peuples arabes » (L'hirondelle arabe fait le printemps (précoce) des peuples révolutionnaires). Vous vous rappelez alors que la dernière conversation avait été lestée de considérations vaguement ambiguës concernant l'intérêt géopolitique de l’État d'Israël à ne pas soutenir la démocratisation de régimes politiques dont l'une des imprévisibles résultantes pouvait déboucher sur le soutien, autrement plus actif qu'à l'époque autoritaire ou dictatoriale, au peuple palestinien dans son juste combat pour l'abolition de la domination qu'exerce Israël sur son destin. Si la considération était, sur le plan strictement géopolitique, plutôt susceptible d'être partagée par vous, elle était empreinte malgré tout d'une pénible insistance concernant les Juifs comme catégorie censément explicative de ces rapports de force géopolitiques déterminant la « poudrière » que seraient, d'après les médias dominants, le Moyen-Orient. Ce que vous avez cru (ou bien ce que vous avez dénié reconnaître) être de la balourde insistance, au risque de la confusion entre antisionisme (au sens de la critique radicale du projet étatique et colonial au cœur de la fondation historique d'Israël) et antisémitisme (au sens de la haine contre toutes les personnes identifiées comme juives) recouvrait en fait l'établissement d'une identité structurale et sans reste entre Israël et Juifs. Voilà la machine qui alors vous véhiculait en direction de votre appartement : la machine antisémite.

 

« Je sais bien, mais quand même » : le désaveu fétichiste de l'antisémite

 

La critique radicale d'une politique étatique au nom de l'émancipation générale (des Juifs et des Arabes, des Israéliens et des Palestiniens) représentait en réalité le leurre sur lequel vous avez cédé et à partir duquel votre interlocuteur a pu tranquillement déballer et enchaîner tous les plus infâmes clichés concernant, entre autres, la morgue des Juifs envers les « Gentils » qui d'après la Torah devraient être leurs esclaves entièrement dévoués, la mainmise intégrale de tous les médias sans exception aucune dans l'escarcelle juive, la pseudo-sainte alliance entre sionistes et nazis pour précipiter la création de l’État d'Israël, enfin l'inexistence des chambres à gaz qui serait censée prouver l'empathie hitlérienne pour le projet sioniste puisque le projet d'extermination acté lors de la conférence de Wannsee en 1942 (en fait un leurre narratif rétrospectif dont la portée idéologique servirait mondialement la domination juive) aurait masqué l'entreprise nazie de déplacement des populations juives à destination de la Palestine. Voilà les propos que le conducteur du bus vous jette à la figure, sur son lieu de travail qui est un espace public rempli d'usagers, et il vous faut un bon moment avant de comprendre ce qui vous arrive réellement. L'effroi est en ce cas en effet un peu compliqué : il y a d'une part la multiplication de prises de position antisémite à votre adresse, et d'autre part vous saisissez que ce moment interlocutoire a pour fonction symbolique, mais plus encore idéologique, de vous incorporer à une stratégie discursive dont le but est de faire de vous le point nodal à partir duquel justifier la pseudo-véridicité du propos antisémite. Du coup, à chaud, échauffé par le chauffeur qui tente de vous mouiller, vous en profitez pour sortir à votre tour tous les arguments en votre possession pour clouer le bec du faux sympathique et vrai antisémite. Inutile, vous moulinez autant d'air que votre interlocuteur brasse. Et vous vous saisissez mieux, parce qu'il s'agit juste de votre vie à ce moment-là, de l'horrible perversité du discours antisémite. Comme l'a montré à plusieurs reprises dans son travail philosophique et psychanalytique Slavoj Zizek (citons par exemple le chapitre « Entre les deux fétichismes » de son ouvrage intitulé Après la tragédie, la farce ! Ou Comment l'histoire se répète), l'antisémitisme repose sur la logique du « désaveu fétichiste ». Autrement dit du déni freudien dont la formule, établie définitivement par Octave Mannoni, reste : « Je sais bien, mais quand même » (Des nouvelles du front cinématographique (23) : White Material de Claire Denis). L'antisémite sait très bien qu'il l'est, mas quand même, il se dira consensuellement antisioniste et ami de la cause palestinienne. L'impossibilité pour l'antisémite de s'avouer comme tel, au-delà des interdictions posées par la loi, aura été particulièrement bien incarnée ces derniers temps par la figure du triste pitre Dieudonné. Elle l'est tout autant par notre homme, dont l'antisionisme est le paravent ou le masque à partir duquel faire émerger un vieux fonds antisémite dont vous remarquez, en passant, le faible renouvellement sur le plan argumentatif et discursif. C'est le moment pour vous de répondre dialectiquement : de même qu'il soit nécessaire de refuser d'amalgamer le mot juif en le subsumant sous la réalité étatique israélienne (pour parler comme Alain Badiou dans Circonstances, 3. Portées du mot "juif"), il est tout autant nécessaire de ne pas céder sur le confusionnisme idéologique au nom duquel il faudrait également amalgamer antisionisme et antisémitisme afin de refuser de critiquer les politiques coloniales et discriminatoires d'Israël à l'encontre du peuple palestinien. D'où que l'antisémite et le sioniste se rejoignent, bien que leurs intérêts soient manifestement divergents, en ceci que la pratique de l'argument rationnellement réfutable doive être neutralisée en vertu de l'affirmation d'une même passion réactive. Puisque vous décidez d'occuper fermement la position de l'émancipation (la seule qui soit, en toute situation particulière, universelle), vous savez opérer les dissociations (les « désidentifications » comme le dirait Jacques Rancière : cf. Des nouvelles du front cinématographique (67) : Les Chants de Mandrin) au nom desquelles les termes (antisionisme et antisémitisme, Israël et le Juifs) ne sont pas synonymes, puisque les réalités qu'ils recouvrent sont elles aussi éminemment spécifiques.

 

La charge de la preuve : l'argument négationniste de l'antisémite

 

Sauf que l'antisémite se contrefiche de ces subtilités dialectiques, au nom d'une dialectique passionnelle qu'Arthur Schopenhauer avait qualifiée dans l'opuscule intitulé L'Art d'avoir toujours raison, d'« éristique » : car l'antisémite veut vaincre en vous ce qui résiste à l'antisémitisme. Et, pour ce faire, il dispose de deux tactiques : le zapping (changer de sujet, c'est le meilleur moyen de refuser de vérifier les relations entre les sujets abordés en cours de discussion) et, plus perversement encore, l'administration de la preuve (évoquer les chambres à gaz, c'est pour vous qui en parlez devoir prouver les arguments que vous avancez). Vous avez beau soutenir vos citations en mentionnant laborieusement (puisque vous êtes interrompu toutes les cinq secondes par votre adversaire) les noms des intellectuels ou chercheurs (entre autres Raul Hilberg, Georges Didi-Huberman et Jean-Michel Chaumont), et même les éditions et les collections. Vous vous entendez répondre déjà que « Sonderkommando, connaît pas... ». Et qu'ensuite, ou bien lesdits auteurs sont Juifs (c'est donc normal qu'ils disent le contraire de ce que lui, l'antisémite, pose), ou bien ils n'en disent pas davantage que ceux dont la prose se lit sur le mode (avoue-t-il) de l'« e-learning ». Vous soupirez, mais personne ne vous entend, personne ne vous viendra en aide. Surtout, à charge pour vous donc de prouver ce que vous avancez. Car l'antisémite, s'il ne s'avoue quasiment jamais comme tel, n'a quant à lui jamais la charge de prouver ce qu'il avance. Tout cela vous fatigue, et même vous frôlez la limite irrationnelle d'échanges dont vous comprenez bien qu'ils n'affecteront jamais la position fermement tenue par vous deux. Ce que vous saisissez alors est infiniment plus important : il s'agit moins pour vous de réagir aux propos aléatoirement agencés de l'antisémite (puisque, pour le dire en termes nietzschéens, réagir n'est pas agir), que d'affirmer l'inanité du discours antisémite en rompant le pacte communicationnel qui vous a momentanément mis en relation avec ce qui était encore il y a quelques minutes un sympathique conducteur de bus. Le geste à partir duquel vous affirmez la nullité du discours de l'autre est un acte qui, fondamentalement éthique, vise la rupture : votre seule manière de vous sortir de ce piège (l'antisémite s'est branché sur vous comme une machine molle, parasitaire et visqueuse digne de l'univers de William S. Burroughs ou de David Cronenberg) est de vous débrancher, de couper les circuits, d'ôter les tuyaux, d'arracher les tubes. Littéralement, vous ex-tuber. La décision d'extubation est le bon moyen éthique de prouver à quel point l'antisémite qui s'agrippe à vous comme à son fétiche (« Le Juif » comme cause universelle et intemporelle du Mal) refuse la conséquence symbolique de ses actes de paroles. Autrement dit, ce dernier bloque sur la symbolisation raciste d'un discours dont il veut (faire) croire qu'il n'est pas politique puisqu'il ne regarderait que lui et sa conscience. Les diverses tactiques de l'antisionisme comme cache-sexe de l'antisémitisme, ainsi que de la liberté verbale relevant de la sphère individuelle et privée comme masque de la très réelle implication politique de cette liberté si elle venait à occuper une position de pouvoir n'auront pas su épuiser en vous ce qui relève de l'affirmation éthique de l'universelle émancipation. Au nom de cette affirmation, vous signifiez la rupture interlocutoire, et la motivez par la considération qu'il faille, en regard de qui est dit, adopter l'attitude la plus conséquente et sérieuse qui soit. Vous affirmez à votre interlocuteur, littéralement interloqué par ce que vous lui dites, qu'il est désormais un adversaire que vous combattrez politiquement, toujours. Vous poussez ainsi le fétichiste antisémite à buter sur son propre désaveu, ce dernier déniant moins désormais qu'il cherche à retenir la conséquence de ses propos. Au lieu de servir, à votre corps défendant, de relais passif à celui qui croit, un peu hystériquement, devoir jouer avec vous le rôle du « sujet supposé savoir » (comme l'aurait dit Jacques Lacan), vous marquez de votre fait la rupture interlocutoire, obligeant la machine antisémite à bégayer, et même un peu rebrousser chemin quand votre reconnaissance de la portée des propos tenus induit la fin d'une camaraderie qui, avant cette discussion, restait encore possible.

 

L'universelle émancipation exige des actes de rupture autant éthiques que politiques

 

La force négatrice de votre acte de rupture avec l'antisémite ainsi (re)signifié dans son antisémitisme est le moment public, d'abord contraint puis acté dans sa nécessité, de vérification de votre militantisme antiraciste. Réinscrivant la légitimité de la critique antisioniste dans l'orbe de la critique d'une politique étatique séparée de toute forme d'identification avec la multitude des personnes qui, de par le monde entier, se reconnaissent sous le nom de juif, vous symbolisez ce que l'antisémite dénie furieusement : le racisme est la pire chose qui puisse arriver, tant aux individus qui auraient pu entrer dans le processus de l'amitié, qu'aux peuples qui auraient pu entrer dans le processus de la solidarité internationale. Et si le racisme profondément divise, posant une division factice qui dénie aux divisions réelles (les antagonismes de classes) leur action sociale, l'antiracisme divise aussi (entre les croyants dans la « race » et les mécréants qui ne croient qu'en l'émancipation universelle), mais au nom d'une unité supérieure (le genre humain, toujours à faire) qui se joue en même temps et partout, ici et ailleurs, autant en Palestine qu'en Seine-Saint-Denis. Vous êtes sorti du bus lorsque celui-ci est arrivé à son terminus. Et vous vous êtes dit qu'il fallait à tête reposée repenser à tout cela afin d'en faire la matière d'un texte, modeste dans sa forme mais irréductible dans son expression. Celle d'engagements autant éthiques (propres à témoigner du sujet que vous êtes parvenu à être) que politiques (propres à témoigner du monde objectif tel qu'il ne peut plus continuer à ainsi être).

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Published by Franz B. - dans Blanc-Mesnil
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