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  • : Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis
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  • : Nous sommes des militant-e-s d'Alternative libertaire habitant ou travaillant en Seine-Saint-Denis (Bagnolet, Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis). Ce blog est notre expression sur ce que nous vivons au quotidien, dans nos quartiers et notre vie professionnelle.
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 11:52
Non, il n'y a pas de crise. Ou du moins, pas comme on nous le dit. Il n'y a pas de crise du capitalisme. Il n'y a pas de crise financière. Il n'y a pas de crise économique. Il suffit de jeter un oeil sur les profits indécents des banques, sur les bonus annoncés pour les traders, sur les cours des cotations boursières ou sur celui du pétrole pour s'en rendre compte: la spéculation financière tourne à plein régime, les "investisseurs" se remettent à jouer les prédateurs, les traders sont en train de soigneusement reconstruire une magnifique bulle spéculative, encore plus démentielle, encore plus incontrôlée, encore plus démesurée que celle des subprimes.
Le capitalisme n'est pas en crise. Le capitalisme fonctionne au contraire au mieux de sa forme. Il fonctionne grâce à des bulles spéculatives successives. L'éclatement de ces bulles fait partie du fonctionnement "normal" du capitalisme. Il sert à syphonner des richesses réelles, produites par le travail, vers ceux qui ont manipulé des richesses purement virtuelles, spéculatives. Cet éclatement de bulle spéculative, on l'appelle souvent une "crise". Il y en a eu plein, tout au long de l'histoire du capitalisme. C'est normal, puisque le capitalisme s'en nourrit!
Mais il s'agit d'une crise sociale, pas d'une crise du capitalisme. Pour digérer chaque bulle spéculative, le capitalisme broie des êtres humains. C'est le sang humains qui permet aux vampires capitalistes de digérer leur bulle spéculative. Pour que quelques oligarques et ploutocrates tirent le meilleur profit de la bulle qu'ils ont inventé, il leur faut licencier, fermer des usines, faire exploser le chômage, baisser les salaires. Alors on dit que c'est la crise, c'est un prétexte magique pour justifier toutes les pires saloperies. Et comme la bulle spéculative des subprimes était énorme, il a fallu beaucoup broyer pour permettre au capitalisme de la digérer. Il a même failli en vomir, tellement elle était grosse. En tout cas, il a eu un gros hoquet.
Mais c'est passé. Grâce à une bonne grosse crise sociale.
C'est la crise pour les travailleurs, passés au broyeur capitaliste. Pas pour les capitalistes. En l'occurrence, on est à l'exact opposé du principe "pollueur-payeur". Ce sont les fauteurs de crise, les spéculateurs, qui en tirent le profit maximum. Ce sont les moins concernés par la bulle spéculative, les travailleurs, qui en payent le prix. C'est de la double peine économique.
Quand est-ce qu'on leur met faire rendre gorge?

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Published by Scapin - dans libertaires93
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commentaires

Scapin 29/10/2009 10:38


Exactement. Il n'y a donc pas de crise du capitalisme, puisque la "situation de crise" est consubstantielle du capitalisme. Il y a crise sociale, peut-être crise économique (et encore), mais pas
crise du capitalisme: il est fait pour générer et tirer profit de ce genre de ce situation.


Franz B. 26/10/2009 15:20




La crise actuelle est, selon l’analyse de l'économiste Frédéric Lordon, à la fois spécifique, générique, et singulière. Spécifique parce que, contrairement à l’éclatement de la bulle Internet en
2000-2002, elle concerne d’abord le marché immobilier puis s’est étendue à l’ensemble du secteur bancaire. Cette crise est générique parce qu’elle manifeste le caractère structurel d’un régime
d’accumulation conduit à la crise systémique (depuis 20 ans, c’est en moyenne un crise de grande ampleur tous les deux ans). Enfin, cette crise est singulière puisque l’interconnexion mondiale du
secteur bancaire et la relation étroite qu’il a noué avec le monde entrepreneurial peut, lors d’un risque systémique avéré, détruire tout le système financier et entraîner en conséquence la
faillite de l’économie productive.

Autrement dit, la crise est l'autre nom du capitalisme, sa vérité structurelle.